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IPÉCACUANHA ANNELÉ OU OFFICINAL

Soumises à l'ébullition, ces vessies natatoires, préalablement desséchées, se transforment pour la majeure partie en gélatine pure, et servent à tous les usages auxquels s'applique cette dernière substance. On préfère même à bon droit cette gélatine incolore, inodore et exempte de souillures à toutes celles que le commerce extrait des os ou des rognures de peaux, et on la réserve pour les préparations culinaires ou pharmaceutiques.

VJcfithyocolle sert à faire des gelées et des solutions nutritives diversement aromatisées pour les valétudinaires et les convalescents. Sa solution se donne en lavements et en injections contre les inflammations de l'intestin et de la vessie.

On en compose des emplâtres agglulinatifs, des capsules destinées à contenir des substances actives, lîllle sert aussi à la clarification du café, du vin et de la bière. Le Sparadrap de colle de poisson, appelé en France Taffetas d'Angleterre, et, chez nos voisins, emplâtre français, le T affetas Dubois, qui n'en est qu'une variété, le Sparadrap de Liston et la Percaline agglutinative, doivent à une couche d'ichthyocolle leurs propriétés âdtiésivcs»

La gélatine ordinaire ou colle de Flandre peut remplacer l'ichthyocoUe dans quelques cas seulement. On la prescrit par raison d'économie pour les bains dits gélatineux, à la dose de 500 grammes comme calmant des démangeaisons et adoucissant. Elle n'a pas les qualités alibiles de sa congénère riche en albumine et osmazome.

IMPÉRATOIRE, Imperaloria Ostruthium, L. ; Peucedanum Ostruthium, Koch. — Ombellifères-Peucédanées.

Angl. : Mastenvort. — AU. : Meisterwurzel, Kaiserwurzel.

VImpératoire de montagne, qui se tire d'Amérique, est analogue à l'An- ■ gélique, mais plus faible, ce qui lui fait préférer cette dernière. Sa racme était usitée jadis comme sudorifique et alexipharmaque. Elle oflre en effet, une saveur chaude, un peu piquante et amère, qm excite la salivation, stimule l'estomac et les intestins, active la circulation, excite la calorificalion, pousse à la peau, et peut déterminer des flux vers diverses issues. h'Impératoive est donc une plante active qui peut, à 1 occasion, remplacer les meilleures Ombellifères aromatiques. Osman en a retiré une substance neutre, cristalline, âcre, stypLique, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, sans applicalions.

A l'extérieur, la racine Impératoire est un utile topique contre la gale et un bon masticatoire dans l'odonlalgie.

On administre Vinfusion (15-30 grammes par litre d'eau), et la poudre: 2-5 grammes, en nature.

U>ÉCACUANIIA ANNELÉ ou OFFICINAL. Racine du CephxUs Ipcca- CMar//ia, Rich. - RuBiACÉEs: .„ „ ,

Antil • True Ipecacuanha, Jpecacuan. — AU. lirednvurzeL l^^ cêpkailis Ipecacuanha [Callicocca Ipecacuanha) habite les provinces

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«haudes et humides du Brésil. Ses racines, un peu variables selon les localités, donnent trois sortes commerciales d'Ipécacuanha annelé : le brun, le rouge et le gris.

Composition. — Pelletier a trouvé dans l'Ipécacuanha annelé : émétine, matière grasse odorante, cire, gomme, amidon, ligneux et extractif non émétique.

Willick ajoute Vacide ipécacuanhique en combinaison avec l'émétine. La matière grasse odorante, d'un goût âcre et d'une odeur très forte ou même insupportable, analogue à celle du raifort, est composée de deux principes : une substance volatile très fugace et une matière grasse flxe.

L'émétine, ainsi nommée parce que c'est la matière vomitive par excellence, est blanche, non cristallisée, mais cristallisable (Rabuteau) quand elle est pure, brune, ayant l'aspect d'un extrait lorsqu'elle est moins purifiée (émétine brune) ; inodore, avec un léger goût amer, faiblement soluble dans l'eau, bien soluble dans l'alcool, moins dans l'éther et les huiles. Elle se combine avec les acides, à la manière des alcaloïdes, sans toutefois les saturer complètement, et se comporte avec la teinture d'iode et le tannin comme la morphine, en donnant naissance à des précipités à'iodhydrate {?) d'émétine et de tannate d'émétine. En étudiant ces combinaisons, Lefort a trouvé que la formule C^OH^aAzOs devait être doublée. Chez l'homme, on a vu 1 centigramme d'émétine exciter la nausée et le vomissement ; quelques sujets ne vomissent qu'avec 15 ou 20 centigrammes (Gubler) ; mais on admet que 7 à 10 centigrammes provoquent ordinairement des vomissements répétés et la tendance au sommeil. Ce dernier symptôme, coïncidant avec la paralysie de la sensibilité et la diminution de la motricité (Pécholier), s'est constamment montré à un très haut degré chez les animaux, après les évacuations nombreuses produites par des quantités considérables d'émétine impure. Chez quelques-uns, la mort s'en est suivie et Magendie a trouvé une inflammation intense du tissu pulmonaire et -de la muqueuse de tout le canal alimentaire, depuis le cardia jusqu'à l'anus. ^

L'émétine réside principalement, presque exclusivement, dans la partie corticale de la racine, dont le medutillium est peu actif. Lefort a montré que l'Ipécacuanha du Brésil, plus riche que celui de la Nouvelle-Grenade renferme 1 gr. 33 de nitrate d'émétine pour 100 gr. déracine, soit environ

centième d'alcaloïde pur. On voit donc que, toute proportion gardée 1 centigramme d'émétine devrait équivaloir à 1 gramme de poudre d'Ioécacuanha Or, il s'en faut bien que le principe actif de cette plante possède une pareille puissance; son activité est huit ou dix fois moindre que celle qm lui serait attribuée théoriquement. Le môme fait se reprodu t I tou occasion, pour la digitale, la cantharide et la généralité des substanc

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des exné T j'*^" ^''-^P-^ résultats

A d Orn^ ^ ''T' ^'^^'"'^^^ P'^'" '«^ ^'«^^«"'-^ E. Labbée et

A. d Ornellas, mis en regard des observations cliniques que nous avons Gubler et Labbée, 3« édition. J3

IPÉCACUANHA ANNELÉ OU OFFICINAL, faites à l'hôpital Beaujon, l'homme résisterait beaucoup plus que le chien et d'autres mammifères à l'action toxique de cet agent. Tandis que 6 à 12 centigrammes injectés sous la peau d'un chien sont toxiques, la même dose injectée à un jeune homme atteint d'une affection catarrhale, est restée absolument sans effet. Ce fait me paraît en outre de nature à prouver que l'émétine, de même que le tartre stibié, en circulation dans le sang, n'est pas apte à déterminer le vomissement, et que l'action émétique, lorsqu'elle vient à se produire, doit être attribuée à l'élimination active qui suit l'injection des doses massives et qui amène dans la cavité stomacale une quantité suffisante du principe actif pour faire impression sur la muqueuse et, par elle, sur le système nerveux. Effectivement, il suffit d'élever la dose et de la porter à 20 centigrammes, par exemple, pour que les vomissements aient lieu ; seulement, comme nous l'avons vu chez un homme atteint d'érysipèle de la face, ils se font attendre une heure et davantage, c'est-à-dire tout le temps nécessaire à l'élimination d'une dose efficace par la muqueuse digestive.

Cette élimination est démontrée maintenant par les expériences de Méhu, d'Ern Labbée et de d'Ornellas, qui ont retrouvé l'émétine, non plus dans le sang, mais dans l'estomac, l'intestin, surtout le duodénum et le jéjunum, et dans le foie, qui ne renferme pas de sucre à la suite de l'empoisonnement par l'émétine, ainsi que Pécholier l'avait déjà constaté.

Chez les animaux qui succombent, on voit survenir la paralysie du tram antérieur, et l'autopsie révèle des lésions de gastro-entérite, avec de l'anémie des poumons (Pécholier, Labbée et d'Ornellas), quand la mort a été prompte, ou bien des congestions pulmonaires avec foyers d'hépatisation multiples, et des inflammations graves, ulcéreuses, de tout le gros intestin, principalement au niveau de l'S iliaque et du rectum (Magendie et Pelletier, d'Ornellas et Labbée), dans l'intoxication plus lente.

Parmi les faits intéressants observés chez la grenouille par A. d Ornellas et E. Labbée, je signalerai la conservation de la sensibilité et la dimmution ou même l'abolition de l'irritabilité musculaire ainsi que celle du pouvoir excito-moteur de la moelle et spécialement de sa portion bulbaire, d ou résulte non seulement la perte des mouvements réflexes, mais encore la cessation des convulsions tétaniques dues à la strychnine ou à l'acide phénique. Je noterai encore la tyrapanite, l'arrêt du cœur en diastole et la destruction des [globules sanguins que l'émétine, directement mélangée avec le sang, réduit en magma. ,

Action physiologique. — L'Ipécacuanha, que souvent on nomme Ipeca pour abréger, est un irritant plus ou moins vif pour toutes les surfaces téeumenlaires. Quand sa poudre pénètre dans les yeux ou reste adhérente à la face, elle occasionne de la rougeur et du gonflement de ces parties. Inhalée, la poussière d'Ipéca provoque la dyspnée, de l'anxiété précordiale, de la suffocation môme, et un véritable accès d'asthme qui se termine nnrès une heure par une expectoration plus ou moins abondante l'e tels phénomènes s'observent particulièrement chez les garçons de laboratoire

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chargés de la pulvérisation de cette racine. Si le contact est trop prolongé, il en peut résulter un véritable empoisonnement avec sensation d'oppression pectorale, de constriction de la trachée et du gosier, et pâleur mortelle de la face.

Ingérée dans l'estomac, la poudre d'Ipécacuanha produit des effets variables suivant les doses, bien qu'au fond l'action soit toujours semblable. En masse un peu forte, elle détermine des nausées, et bientôt des vomissements accompagnés de chaleur à la périphérie pendant les efforts ; puis de refroidissement de la peau, de sueur profuse, de salivation, de ralentissement peu marqué et par moments d'accélération légère et d'affaiblissement du pouls avec résolution subite des forces.

La faiblesse du pouls n'implique pas la diminution de son volume, mais seulement son défaut de résistance sous le doigt et sa chute rapide. Le sphygmographe donne des tracés indiquant une faible tension avec dicrotisme. Quand les courbes s'abaissent et semblent marquer un accroissement de tension vasculaire pendant l'action vomitive, cela signifie que le cœur participe au collapsus. La tonification du système circulatoire est consécutive.

En quantité moindre, l'Ipécacuanha ne donne lieu qu'à des nausées avec salivation, pâleur et dépression musculaire. Enfin, à doses minimes, il ne produit plus qu'un léger malaise, avec supersécrétion marquée des liquides buccaux et du mucus bronchique, ainsi que des produits d'élimination des glandes abdominales.

Tout cela dérive du même fait, à savoir : l'impression spéciale exercée sur la muqueuse gastrique, propagée aux centres nerveux, sympathiques puis réfléchie par les ganglions dans toutes les divisions du système vasomoteur, et jusque dans les cordons nerveux dévolus 5 la contractilité de l'appareil digestif, quand l'impression est assez forte pour retentir sur le bulbe spmal d'où irradient les nerfs vagues. Contraction des capillaires san gums, réfrigération, hypercrinies, spasmes de la tunique musculaire de mouvements convulsifs synergiques du diaphragme, voilà donc autant de phénomènes réflexes succédant à l'excitation de la mCeuse stomacale par la poudre d'Ipéca. A l'appui de cette manière de voi on pourrait citer une expérience d'Ern. Labbée démontrant qu'après L sec lion du nerf vague, même d'un seul côté, les vomissements «« .1 nrnH sent plus sous l'action de l'émétine. La dlfférencrd:!" sultat ap a n" tient uniquement au degré d'intensité de l'action première (Gubler)

Les vomissements obtenus par l'Ipéca n'atteignent que rar ment à la violence de ceux qui sont provoqués nar 1p tarfrl c-k-x ^^'^'"'^"^ ^ vio-

l'appareil resniratoirP estomac, puis secondairement sur

SUBSTANCES SYNERGIQUES, AUXir lAinirQ G„o. -

AUXILIAIRES. — Succl;danés. — Les substances

IPÉCACUANHl UimU 00 OFFlClNJb.

• A rf,, minéraux et des végétaux, agissant en partie dans le vomitives tirées , ^ , .aider ou le suppléer. Le tartre

même sens «»f 'Pf^^"^,",", ^t de zine, la sciUe, ete., sont ses aux,l,a,res; stiblé, les =f "° ■ " jaands que dans les autres racines émét.ques :

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