‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 135 sur 384 · MUSC · texte numérisé non relu

MUSC

Action paysiOLOG.QUE. - Ingéré dans l'estomac, le Musc en trouble les fonctions détermine de la pesanteur épigastrique, des éructations, parfois des nausées et des vomissements, de la diminution d'appétit ou quelquefois l'effet inverse, la sécheresse de la gorge, la céphalalgie, le vertige. Les phénomènes céphaliques augmentent ensuite et se caractérisent surtout par de la somnolence. 11 peut survenir aussi du tremblement et des convulsions. Enfin, le pouls s'accroît en force et en fréquence.

Plusieurs de ces symptômes font défaut dans certains cas et d autres se présentent Ainsi, on observe quelquefois une assez vive excitation des organes génitaux (Trousseau et Pidoux). Le Musc provoque l'éruption menstruelle chez les femmes, des épistaxis chez les sujets prédisposés, la diaphorèse ou la diurèse chez quelques-uns.

Le principe odorant du Musc est absorbé et circule dans le sang. Tiedemann et Gmelin en ont reconnu l'odeur dans le sang de la veine porte, de la splénique et de la mésentérique. Le principe est éliminé par la respiration, par la sueur et par l'urine, où sa fragrance particulière le fait reconnaître (Barbier, Trousseau et Pidoux). 11 imprègne de même les tissus car on le constate après la mort dans le cerveau et les viscères des autres

cavités splanchniques. ^ot;àra= Substances synergiques, auxiliaires. - Succédanés. - Les matières odoriférantes sécrétées par le castor, la civette, l'hyrax du Cap, se comportent exactement comme le Musc, à l'intensité près 11 en est de même . de l'ambre gris. Les senteurs- de l'abelmosch. du Mmulus «^"«qué, de / 1 kll., de la mauve et de la centaurée à odeur u-, do.ent s^on nous, agir aussi bien que les produits animaux doués du même parfum G mme'succédané du Musc, Stan. Martin propose la Aente des gaza le d'Afrique, laquelle fournit un alcoolé d'une odeur plus agréable que celui

auxiliaires sont par-dessus -t Vammoniaq^ qui e^^ singulièrement l'odeur du Musc et qui en multiplie la puissance d action, l'éther, les stimulants diffusibles, les diaphoréliques.

Dans la pratique, on s'adressera généralement à ces succédanés et auxiliaires du Musc plutôt qu'à ce médicament toujours f^^^^^^^ falsifié et qui ne s'impose pas en somme par des propriétés héroïques et

^^SubstaI'ces antagonistes, incompatibles. - Ce sont les astringents, les acides les nauséeux, les vomitifs et les purgatifs, les espèces réputées ^rôide^ à quoi il faut ajouter une basse température, les émissions sangutes et t'outes les spoliations. Il ne convient donc pas de conUnuer uZe stibié, quand on prescrit le Musc contre le délire dit nerveux, dans

la néripneumonie. , pimila-

Usages - Les effets stimulants du Musc sur les organes de la circu a

MUSCADIî. 247 l'ataxie des fonctions cérébro-spinales et nerveuses reconnaissent effectivement pour condition prochaine l'absence de force radicale ou le défaut de stimulus, aussi bien que la surcharge dynamique et l'excitation du système.

Le Musc sera donc prescrit, en premier lieu, contre les affections franchement aslhéniques, dans l'adynamie des fièvres de mauvais caractère, la débilité consécutive aux spoliations de force et de substance; en second lieu, dans les fausses hypersthénies, dans les violences désordonnées des sujets épuisés. Mais, dans ce dernier cas, il importe de bien établir auparavant le diagnostic.

Le Musc convient dans les spasmes et les convulsions anémiques, ou par insuffisance de l'excitation sanguine sur le système, comme cela se voit chez les enfants au moment de la dentition, chez certains choréiques, chez beaucoup d'hystériques et quelques épileptiques. Il s'adresse également biôn au délire asthénique développé sympathiquement dans le cours de la pneumonie, ou bien par altération de la crase sanguine, dans la fièvre typhoïde et d'autres affections malignes. Il devient alors un auxiliaire puissant de l'opium, qui est hypérémiant, ainsi que des stimulants diffusibles : ammoniaque, éther, etc.

Modes d'administration et doses. — Le Musc se donne en substance sous forme poudre mêlée à du sucre, ou bien en pilules, en suspension dans un julep, en lavement, à la dose de ^iO ou 60 centigrammes à 1 gramme, en plusieurs prises dans la journée. L'émulsionnement du Musc est favorisé par l'addition de quelques gouttes d'huile et l'intervention consécutive du sucre et de la poudre de gomme arabique (Derlon).

h'eau distillée se prend à la dose de 30 à 60 grammes.

La teinture alcoolique et la teinture éthérée, à celle de 10 à 20 gouttes seulement dans une potion.

Le Musc est presque toujours uni dans les formules à divers antispasmodiques : mais l'association la plus utile, et que nous recommandons expressément, est celle de l'ammoniaque, dont la présence dans la potion musquée tient lieu d'une quantité peut-être décuple de la substance fondamentale.

Vessence de Musc, préparée par digestion dans l'eau avec addition d'alcool rectifié et de carbonate de potasse, est usitée comme parfum.

MUSCADE Semence du Muscadier cultivé, Myristica moschala, ïhunb. ; Myristtca officmahs, L. — Myristicacées, Angl. : ISutmeg. — Ail. : Muskalnuss.

L'amande du Muscadier, arbre originaire des Moluques et cultivé à Java, Singapore, à la Reunion, Madagascar et ailleurs, constitue la Muscade ou Noix muscade; le faux arille qui l'enveloppe s'appelle maas (angl. : Mace).

CoMPOsmoN. - La yl/..ca^e et le macis sont de composition différente. Sans parler de 1 amidon, du ligneux et d'autres principes indifférents, ou trouve daus la première une matière lixe, de consistance butyrouse, le

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