RHUBARBE DE LA CHINE, RHUBARBE DE MOSCOVIE, RHUBARBE DE PERSE
la débarrasser, autant que possible, de son amertume, se donne en infusion, ordinairement associée à d'autres substances médicamenteuses, particulièrement au Chiendent. On en fait un extrait sec d'une couleur sombre, le sucre noir vulgaire, d'une saveur douce et sucrée, très agréable, qu'on laisse fondre dans la bouche, et qui sert à la maintenir humide en faisant affluer continuellement la salive. Telle est son utilité réelle dans les angines, les rhumes pu la grippe.
On en prépare nnQpâte molle et des tablettes ou losanges, qu'on aromatise de différentes façons. Généralement les malades les préfèrent à tous les autres bonbons, parce qu'ils ne laissent pas d'arrière-goût aigre et désagréable, comme font les sucreries.
La Ghjcijrrhizine ammoniacale de Roussin forme une excellente tisane, à la dose d'un gramme par 2 litres d'eau. (Voy. ce mot.)
REINE DES PRÉS. — Voy. Ulmaire.
RÉSINE COMMUNE. — Voy. Poix-Résine.
RÉSINE JAUNE. — Voy. Poix-Résine.
RHAPONTIC, Rheum Bhaponticum, L. — Polygonacées.
Angi. : Pontic Rhubarb. — Ail. : Pontùcher Rhabarber.
Cette espèce croît en Thrace et sur les bords du Pont-Euxin, d'où lui vient son nom. On la cultive en France pour sa racine médicinale; en Angleterre, pour ses pétioles et nervures de feuilles qu'on mange en confitures, en tartes et en poudingues. Les Cosaques en mangent aussi les pousses et les feuilles, qui sont acides, pour combattre le scorbut.
Les racines offrent une saveur amère, mucilagineuse et un peu astringente, avec l'odeur affaiblie de celles de la Rhubarbe, dont elles se distinguent chimiquement par la présence d'un principe particulier, la Rhaponticme, qui cristallise en paillettes jaunes, est insipide, inodore, insoluble dans l'eau, soluble dans l'éther et les essences. C'est un laxatif plus doux que la Rhubarbe elle-même, dont il a les indications, mais à doses plus élevées, et de propriétés toniques plus, prononcées. Il convient particulièrement aux sujets débilités et dont les .entrailles, fatiguées par une diarrhée prolongée, demeurent irritables.
Le Rhapontic fort peu usité maintenant, entrait dans la Thériaque. Il sert a falsiher la Rhubarbe. ^
DE PCRSF T.r.'^^ C«mE, RHUBARBE DE MOSCOVIE, RHUBARBE
Angl. : Rhubarb. — Ail. : Rhabarber de la ^^fj/^^'"^'"'" «P°"tané dans l'Empire mogol et sur les confins
Composition. - Ses racines, d'après les analyses de Pfaff, Henry, Caven- OuBLER et Labbék, 3" édition. 22
338 mmMXm DE LA C.llNK, RHUBAUBE DE MOSCOVIE, lUlUDARBE DE PEKSE. ion Brindes Schlossberger, Dôpping et d'un grand nombre d'autres chir^tes contiennent; matière jaune cristalline, granuleuse, résme, acides T^lTaue et gallique. extractif amer, sucre incristallisable amidon pectine, m' bte et surtout oxalate de chaux, sulfate dépotasse, chlorure de potas- ^m phosphate de chaux, oxyde de fer et quelques autres substances faut y ajouter une matière odorante, sinon une huile volatile Pereira), dont l'odeur peut être imitée par un mélange d'acide nitrique, d aloes et de
chlorure de fer (Zenneck). . ,r..a„3m\
La matière iaune cristalline de Henry, ou acide chrysophamque {Cm^O ), est appelée aussi ac^de rhabarbanque, rhéine, etc. Elle est inodore, ins ip.de, volatile passablement soluble dans l'alcool, mais non dans 1 eau m dans l'éther L'acide chrysophanique est légèrement purgatif.
L ,-^sL se décompose en trois espèces, que Schlossberger a nomm es aXétine phéorétine érythrorétine . Tagliobo lai a reconnu des propriétés Tr^a iv s à la dose de 60 centigrammes. Cette résine, insoluble par elle- ■ môme se dissout cependant dans l'eau froide, à la faveur des autres prmcipes L oï/I de chaux renferme quatre proportions d'acide quadroxalate) et se or sente en cristaux groupés dans l'intérieur des cellules sous forme de ri r^^^^^^ C'est un des ingrédients les plus importants de la
Rhubarbe dont il explique en grande partie l'action cathartique.
ce suiet de la composition de la Rhubarbe est loin d'être épuisé, car i ré .2 de très grandes difficultés. Une analyse plus récente de Kubly a présente t es gran rhéo-tannique, sorte de tannm abon-
donné les ré ul a s q"ejm«x^ Rheumque; 3» une subs-
dant précipitant en vert les P^seis iie . rkrv<onhane plus une manière tance neutre, C^»H^^O* ; 4» la Pheoretme , 5° la Chi y.opliane , pius u
V^(=t'<î^^- 4 dose de 20 à 30 ou 40 centigrammes,
„,eUe ^^f;t:r/:rrre; Tpîe 'cot:/™ ll^^^^ ^o... eaugrammes à 1, 3 ou 4 grammes, e p ^^terminant jamais aucune irrita-
constipation secondaire mise sur le compte ^l^^'^fl^or^ e^lv.l^ie à sa b„ée au. modincations f»-"»™; f XL'riersfc ions acquièrent «iiile Pendant 1 usage soutenu de la ItnuDarue, loa »o „„inrin£S une coloration particulière, indiquant le passage de «"«'^^ d :s sans et les énronctoires. L^,nne devient so.t l-«; ^^^fs jaune ou rouge de sang ce que Relier ^»1>P° ^j^^^y;';,'', u ,e linge et dans le premier cas, et alcaimes dans le second. Alois e"e tem 6
1, ..ril isse caustique. U ressort des expériences de SclilossDerger, ue tb«tion e" d*"^^ non pas à facide chrysopbanique, mais à q„e cette '°° '^'^j,,; , ,,Ai„,i,i„, et Vcryllmm'lme. La sécré-
lûrrices acq-' quelquefois des qualités purgatives.
BllUBARBE Dlî LA CHINE, RIlUBAllBE DE MOSCOVIE, RHUBARBE DE PERSE. 339
Substances synergiques et antagonistes. — Succédanés. — Les racines de plusieurs espèces du genre Uheum, notamment les R. undulatum, R. compactinn et R. Enwdi sont souvent mêlées à celles du Rheum palmatum et jouissent de propriétés semblables.
Les minoralifs, tels que la casse, le tamarin, la crème de tartre, la manne et tant d'autres, sont les analogues de la Rhubarbe.
Les laxatifs, comme les pruneaux, les mucilages végétaux, le miel, etc. ; les purgatifs proprement dits agissent dans le môme sens. D'un autre côté, les amers et jusqu'à un certain point les nauséants, sont partiellement synergiques de la Rhubarbe, qui trouve des antagonistes dans les stimulants, les aromatiques, les narcotiques et les absorbants.
Parmi les agents de la matière médicale qui se rapprochent beaucoup de la Rhubarbe, nous devons citer diverses plantes exotiques appartenant à l'Amérique du Nord et très employées aux États-Unis : le Podophyllum peltatum, L. (Voy. ce mot) ou ses succédanés, et le Leptandra virginica, Nutt.
Cette dernière espèce, de la famille des Scrofulariacées, renferme dans sa racine un principe amer, cristallisable, auquel on a donné le nom de lepiandrme, et qui se présente sous la forme d'une poudre d'un noir brillant. La leptandrine excite légèrement le foie et sollicite la sécrétion biliaire sans produire de véritable purgation. Elle est simplement laxative et exerce une action tonique très prononcée sur l'estomac.
Aussi est-elle utile dans la diarrhée ou la dysenterie chronique, dans la torpidité du foie, dans certaines dyspepsies atoniques et dans diverses allections où il y a indication de régulariser la sécrétion biliaire. On la donne à la dose de 25 milligrammes à 10 centigrammes, trois ou quatre lois répétées dans les vingt-quatre heures.
Usages. - Comme apéritif, stomachique et tonique, la Rhubarbe se donne dans la dyspepsie des sujets constipés, lymphatiques, dont les sécré^ lions gastro-mtestinales font défaut.
Comme purgatif cholagogue, on l'administre dans des cas analogues et
hfication de Thenaque du foie qu'on lui a parfois donnée. En Angleterre ou 1 associe, en pareils cas, au calomel. Elle convient particuliè emen;
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La Rhubarbe est souvent emnlovée rnmmo «^v de divers agents médicamenteux'on enTaU 'ait il" ' T,'"""' '''''''^ sels neutres et du calomel, ou bien on r s ' . 7' ^'S^^^^<^, des maintenir la liberté du ventre. ^" "^«''^^''^ P^"''
Nous ne parlons pas de son annliniinn t^^indolents ce oui aurait nli ^""^'^^ 'oP^que pour animer les ulcères assez éne;giqur ^^'^^^'^o.^ Pour eflet d'amener une purgation