‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 176 sur 384 · SANGSUE MÉDICINALE · texte numérisé non relu

SANGSUE MÉDICINALE

catarrhes des voies urinaires, la leucorrhée, etc., et peut-être dans la diathèse lilhique. Le Sang-dragon est un des ingrédients de VEau hémostatique de Tisserand.

11 est peu employé, du reste, et n'entre guère aujourd'hui que dans la composition des poudres dentifrices; par contre, il sert surtout à l'industrie pour la préparation des vernis.

Sans parler des deux sortes commerciales de ce produit : Sang-dragon rouge (Jîed J)rago7i's blood), Sang-dragon en masses [Lump Dragon's blood), il existe encore d'autres variétés de résinoïdes portant le même nom, mais d'origines différentes : le Sang-dragon en larmes, le Sang-dragon des îles Canaries, etc.

SANGSUE MÉDICINALE, Bhmdo medicinalis, L. — Annélides Hirudinées.

Angl. : Leach, blood sucking Leach. — AU. : Blutegel.

Moquin-Tandon décrit onze espèces de Sangsues, dont deux sont principalement employées. La première est VHirudo provincialis. Car., ainsi nommée parce qu'elle est commune en Provence. La seconde est VHirudo medicinalis, Ray, L., qui se rencontre dans les ruisseaux et les étangs des contrées plus septentrionales de la France et de l'Europe. Celle-là s'appelle aussi Sangsue veiHe, et celle-ci Sangsue grise. La Sangsue grise est la seule dont le Codex fasse mention ; c'est aussi l'espèce la plus commune dans le commerce. Au reste, il se pourrait que l'autre n'en fût qu'une simple variété.

L'Angleterre reçoit d'Australie deux bonnes espèces de Sangsues, les Hirudo tristriata et H. quinqueslriata.

La bouche de la Sangsue est armée de trois mandibules cornées, denticulées et tranchantes, qui font dans la peau une triple entaille rayonnée. La succion s'exerce ensuite par un mécanisme de ventouse, et l'Annélide ne se détache, en général, que lorsqu'il est gorgé de sang.

Il importe de savoir la quantité de sang dont peut se charger ainsi une Sangsue. Alph. Sanson a fait là-dessus quelques expériences, d'oîi l'on peut conclure qu'en moyenne une Sangsue absorbe 5 à 6 grammes de san^mais que la limite supérieure peut être de 16 grammes. On compte (Moquin- Tandon) queles petites sangsues ingôrent2 fois et demie leur poids de san- • les petites moyennes, 4; les grosses moyennes, 5 et demi; les grosseV un peu plus de 5. Les grosses moyennes sont donc celles qui en réalité pompent le plus de sang. Mais cela ne représente guère que la moitié ou le tiers de celui qui est versé par une piqûre qu'on laisse saigner deux heures sous des cataplasmes. Quelquefois môme chez des sujets hémorrhaphihques, ou bien accidentellement affectés d'un état aplastique du sang, comme dans le scorbut, le purpura, les fièvres malignes, les piqûres de Sangsues saignent extraordinairement, et cette hémorrhagie peut non seu-

in"!?^ "^7T. l '"^'"''^'^ médication ou grever l'avenir d'une anémie difhcile à guérir, mais même devenir immédiatement menaçante poui a vie du malade. Pour prévenir une telle complication, il faut avoir soin, lorsqu on a heu de la craindre, d'appliquer les Sangsues loin des vei-

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