‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 177 sur 384 · SANGSUE MÉDICINALE · texte numérisé non relu

SANGSUE MÉDICINALE

1 nprflcielles d'un calibre un peu considérable, et au niveau de surfaces' résistantes sur lesquelles la compression puisse s'établir eHicacement : ar exemple, sur les côtes, de préférence aux espaces intercostaux, sur les rmidvles du' fémur, plutôt qu'au pourtour de l'anus.

Purune fois l'accident produit, il faut mettre en œuvre tous les moyens hémosiatiques usités en pareille circonstance. Les plus simples sont les apnlt.t ons d'amadou, de toile d'araignée, de charpie, de cb.lfon brûlé, de ' ud es btorbantes etnotamment de colophane. Si cela ne suffit pas, on y aioute driotions d'alcool ou d'eau vinaigrée, des tampons d'amadou ou d charpie mbibés de perchlorure de fer ou chargés de poudre de tannm ou dlTun et soutenus par une légère compression digitale ou circulaire à 1 aide d'une bande'et de compresses graduées. En cas d'insuccès de ces moyens énerdaues on a recours à la cautérisation au fer rouge ou à la pierre inernal^ suivie également d'une compression méthodique. Enfin, comme derritr; ressource, on étreint la petite plaie dans une serre-line, ou 1 on f^e se de pTt en part, àl'aide d'une épingle, un pli de peau comprenan la tiaverse de parie , .^^^.[^q la base delà saillie cutanée, en roulant

^.V■^^nL Elles sont un moyen commode de tirer une quantité à peu

^ent sur'une gencive malade ou dans la narine, on b.en sur ,e

col utérin. r^r, Qanp-cnps on doit tenir compte de

, °"'"^rr:Sf ;tiL':f rXe' '«er: pour pra«,uer .•é^i.sion ,a I, ,p„UaUoa de réconomie, il imporle peu ,ue

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de spolier et de dériver. Dans la djsmenorii c poitrine ou

il n'est pas indilïérent d'appliquer Sangsues à 1 base de^a^ ^^^^ même à l'hypogastre, ou bien autour des partie, f '^' l^on, la meilles extrémités inférieures. Cette dernière es t d beauc ^ p ^^^^^

leure, et, pour épargner toute perte ^'^^^^T^^'^ ^^^^ rémoraux. (Trousseau) de poser les Sangsues sur les saillies des c^^^^^^^^

^ Les effets physiologiques des applications ^^/^^"f;;;;;,^, phléboautres émissions sanguines, avec cette d;fférence, pai rappor a P^^^^^^ omie, que la perte de sang se faisant ^ -an è '^^s'observent pas lieu aux mômes symptômes de faiblesse et d «n6^^'« q

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demeure '^'-'"^'^^^^^^^^ consécutifs se produisent également bien

rs\rd1uxts: eflC voit . la suite d'une application de Sangsues sur-

SANGSUE MÉDICINALE. ;jo9

venir la céphalalgie, les troubles nerveux, les palpitations, l'étouffement, la dyspepsie alonique et l'insomnie, quelquefois le délire et le coma, aussi bien qu'après une saignée du bras.

Les Sangsues s'introduisent parfois accidentellement dans les cavités muqueuses et produisent de graves accidents, dont on cite des exemples fameux. En pareille circonstance, on peut suivre le conseil de Bibiena et administrer des doses répétées de vin, dans lequel ces Annélides ne peuvent vivre longtemps. L'eau salée aurait la même efficacité, car c'est à l'aide de quelques grains de sel qu'on parvient généralement à leur faire lâcher prise.

L'emploi des Sangsues réclame quelques précautions spéciales pour le faire réussir. Afin de les exciter à mordre, on les roule dans un linge pour les assécher, on enduit de lait les surfaces qui doivent les recevoir, ou bien on les emprisonne soit dans un verre de petite dimension, soit, afin de les irriter, dans une pomme creuse qu'on renverse sur la peau et qu'on tient en place jusqu'à ce qu'elles se soient fixées. Parfois même on les applique une à une à l'aide d'un tube étroit qu'on porte sur le col de l'utérus, par exemple, ou dans l'intérieur d'une cavité muqueuse.

Quant au nombre des Sangsues à appliquer, il doit être calculé d'après l'intensité des phénomènes physiologiques et fébriles, d'après la taille et d'après la force du sujet. On se rappellera alors que les enfants en bas âge supportent mal les émissions sanguines, et qu'il en est de même des sujets chlorotiques ou anémiques. Chez un enfant au-dessous de trois ans, on ne doit pas tirer plus de 30 à 60 grammes de sang, ce qui, d'après les évaluations précédentes, correspond à trois ou quatre Sangsues. Chez un adulte, on prescrit dix à vi-ngt Sangsues à la fois, quand on veut obtenir une déperdition instantanée et assez considérable. On peut se borner à une demidouzaine, au plus, lorsque l'émission sanguine artificielle est destinée à suppléer aux flux habituels physiologiques ou morbides, à rappeler les menstrues ou les hémorrhoïdes.

Enfin, si l'on veut obtenir un écoulement constant, ou du moins prolongé, sans faire perdre une grande quantité de sang, on applique seulement une ou deux Sangsues à la fois, en ayant soin de les remplacer dès qu'elles tombent. C'est ce que nous faisons ordinairement dans les inflammations de l'encéphale et des méninges.

Les Sangsues nous rendent journellement des services dans tous les cas où les émissions sanguines locales sont indiquées : pour opérer une action révulsive, réprimer une tendance hémorrhagique habituelle et combattre l'inflammation d'une région ou d'un organe. C'est ainsi qu'elles détournent un raptus sanguin de l'encéphale, des poumons, de l'abdomen ; préviennent ou apaisent un travail inflammatoire dans un organe ou à la surface de la peau et nous viennent en aide dans nombre d'états congestifs ou inflammatoires.

Malheureusement, nous sommes aujourd'hui à une époque de réaction contre les émissions sanguines, de sorte que les applications de Sangsues deviennent aussi rares qu'elles étaient autrefois fréquentes.

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