‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 180 sur 384 · SAPONAIRE OFFICINALE · texte numérisé non relu

SAPONAIRE OFFICINALE

saveur âcre, soluble dans l'alcool, très soluble dans l'eau, à laquelle elle communique de la viscosité et la faculté de mousser par l'agilalion, etcelle d'enlever les lâches de graisse.

La Saponine dissout les corps gras à peu près comme feraient les oléales de potasse ou de soude, qu'elle ne saurait du reste remplacer pour l'usage interne, puisque ces sels agissent en qualité d'alcalins.

C'est une substance très active. Sa poussière, répandue dans l'air, fait élernuer, occasionne de l'irritation des voies respiratoires et détermine une douleur rélro-sternale qui persiste plusieurs heures. L'action générale de la Saponine sur les animaux l'avait fait ranger par Malapert dans la classe des poisons narcotico-âcres ; et, dans un rapport fait en commun avec Bonneau, cet expérimentateur lui attribue les effets toxiques produits par la nielle des blés. Eugène Pelikan a fait là-dessus des expériences intéressantes d'oùil ressort que la Saponine, ou les corps identiques, appliquée sur les muscles des grenouilles, en affaiblit, puis anéantit la contractilité ainsi que l'irritabilité électrique, amène la rigidité musculaire, aboht les mouvements réflexes, diminue et bientôt détruit la conductibilité du nerf propre à la région. La section préalable du nerf lombaire, quand on opère sur la cuisse, ralentit les phénomènes. Au contraire, la ligature des vaisseaux en accélère l'apparition ; sans doute, selon nous, parce que la matière toxique, n'étant pas emportée par la circulation, reste sur place et s'infiltre dans le tissu. Avec une dose considérable de poison, laparalysie musculaire gagne de proche en proche et s'étend à toutes les parties du corps. Le cœur luimême y participe et s'arrête après la cessation des mouvements réflexes. La sensibilité à son tour est altérée.

D'après le médecin russe, la Saponine envisagée comme poison musculaire se rapprocherait de l'atropine et de la physostigmine. Et, suivant Koehler, en paralysant le centre respirateur de la moelle allongée, le centre vaso-moteur et puis le cœur, elle serait un antagoniste de

la digitale. , . , „„f^ .

Je dois faire remarquer que tous les effets paralysants sur les nerfs et les muscles ont été surtout observés à la suite des injections hypodermiques de Saponine, plutôt qu'après son ingestion stomacale.

Chez l'homme, l'administration hypodermique tentée (sur lui-même) par Keppler s'est également montrée dangereuse. A la dose de 1 centigramme il V eut une vive douleur au lieu de la piqûre, élévation, puis abaissement de là température, frissons, dépression de l'intelligence, céphalalgie exop italmos, respiration difficile, affaiblissement musculaire considérable mu sées, salivation, puis enfin retour à la santé, seulement au bout de .ix

^"Ja saponine est donc vénéneuse à dose assez faible. Toutefois^ malgré les travaux intéressants que j'ai cités, son histoire toxicologique reste foi t

"C'e't probablement un préjugé que d'accorder à la ^^^^^^J^ priélés fondantes, désobstruantes, dépuratives. sudonûques, etc., et

SASSAFRAS. 363 succès dans les engorgements lynaphaliques, l'ictère, le rhumatisme chronique, la goutte, la syphilis et d'autres affections, doivent être sans doute rapportés aux médicaments spéciaux employés concurremment. Elle a cependant réussi, entre les mains de médecins compétents, contre les dermatoses superficielles, à titre d'adjuvant de la médication alcaline (Alibert, Biett, Blache, Bazin).

La Saponnire est employée en (/ecoc^ebn (iS grammes de plante sèche, 30 à 60 grammes de plante fraîche, dans 750 grammes d'eau). On prend aussi 30 à 60 grammes de suc, ou bien 1 à 2 grammes d'extrait.

La Saponine est un sternutatoire, sans usages médicaux à l'intérieur ; mais Duroy recommande le Savon de Saponine pour l'usage hygiénique chez les sujets dont la peau est fort irritable, et comme calmant les démangeaisons dans le cas de dermatoses prurigineuses.

h-A 'àdi'^QWsàve à' Ov'iQnl, Gypsophila Rokejeka, Delile, ne diffère pas de la précédente sous le rapport de la composition et possède sans doute les mêmes propriétés. Il en est de même de la Saponaire anguleuse, Saponaria vaccaria.

SARRIETTE, Satureia kortensis, L. — Labiées. Aug\. : Summe?^ Savory. — Ail. : Garten Saturei.

La Sarriette croît aux lieux arides du midi de la France. Cette Labiée possède, avec une odeur aromatique forte et une saveur amère chaude, toutes les propriétés des plantes aromatiques de cette famille : de la menthe ou de la sauge, par exemple. On l'emploie surtout comme condiment. Mais on pourraitutiliser ses vertus stomachiques, expectorantes, calmantes pour les voies respiratoires, anthelminthiques, etc.

^Q?, sommités fleuries QuivenididinsV Eau généi'ale et V Eau impériale. Leur m/"wsion titnewse est recommandée dans le catarrhe bronchique. L'infusion aqueuse se prépare avec 8 grammes pour 250 grammes d'eau.

SASSAFRAS, Sassaf7-as officinarum, Nées; Laurus Sassafras, L. — Lau-

HACÉES .

Angl. : Sassafi-as-tree. — Ail. : Fenchelholz.

Ce sont les racines de cet arbuste de l'Amérique du Nord (arbre, en Virginie et en Caroline) qui sont connues sous le nom de Sassafras, maison appelle aussi Sassafras du Brésil l'écorce du Nectandra cymbarum (Nées) et Noix de Sassafras (angl. : Pichurim bean) les semences "des Nectandra Pachvry, major et minor.

En France, on emploie surtout le bois de la racine, tandis qu'en Amérique on donne justement la préférence à récorce de la racine, qui est deux fois plus chargée d'essence et plus active.

Composition. - La racine de Sassafras contient une huile volatile, une résine, du tannm et de la matière extractive.

L'huile essentielle est formée de Safrol cristallisable et de Sa frêne.

Action PnYSiOLOGiQUE. - Le Sassafras doit à l'huile essentielle son action

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