TAMARINIER
Angl. : Tacamahaca. — AU. : Tacamahakharz.
On compte plusieurs sortes de Résines lacamaques dont les principales sont fournies par des Iciquiers. Le nouveau Codex désigne comme la meilleure la Tacamaque terreuse (Guibourt), qui se distingue des autres surtout par sa solubilité considérable dans l'alcool. On la trouve dans le commerce en morceaux demi-transparents, d'une couleur variable, d'une odeur aromatique et insipide.
Toutes ces substances, d'origine souvent incertaine, ont des propriétés semblables, qu'elles partagent d'ailleurs avec les balsamiques dont la composition est analogue, tels que les térébenthines, le mastic, etc. Ainsi elles sont toniques, stimulantes, anticatarrbales, antispasmodiques, et parfois diurétiques ou diaphorétiques. La Tacamaque terreuse l'emporte peutêtre sur les autres par ses vertus stimulantes, diaphorétiques et par la prédominance de son action sur les voies respiratoires.
On employait la résine Tacamahaca à l'intérieur, à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes, comme stimulante, anticatarrhale et antispasmodique; à l'extérieur, comme excitante et résolutive.
EUe entrait dans plusieurs préparations officinales maintenant inusitées, et fait encore partie du Baume de Fioravanii.
TA]»IARIIMER, Tamarindus indica, L. — LÉGUMiNEUSES-CiESALPiNiÉES.
Angl. : Common Tamarind tree. — Ail. : Sauerdattlen, Tamarinden.
Le Tamarinier habite les contrées intertropicales de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique, où l'on fait un usage habituel de la pulpe de ses fruits, qu'on expédie en Europe sous deux formes : 1° unie encore à la gousse privée seulement de son épicarpe et confite dans le sirop de sucre, c'est le Tamarin brun ou rouge ; 2» extraite avec les semences et des fibres ligneuses, et condensée par la coction, mais non sucrée, c'est le Tamarin noir.
Composition. — Vauquelin a démontré dans la pulpe de Tamarin les principes suivants : acides citrique, tartrique et malique libres, bitartrate de potasse, sucre, gomme, gelée végétale, parenchyme et eau.
Action physiologique. — Par le sucre, la gomme et la pectine, le Tamarin est un aliment respiratoire ; par les acides libres et le bitartrate potassique, il devient rafraîchissant et laxatif. On ne lui connaît d'ailleurs aucun principe purgatif spécial.
Usages et modes d'administration. — Dans les pays chauds, la pulpe de Tamarin est usitée, comme aliment acidulé, en boisson, sorbets et confitures.
Délayée dans l'eau très chaude, puis passée et refroidie, la pulpe de tamarin donne un breuvage frais, tempérant et fort agréable, qui convient dans les maladies inllammatoires et fébrUes, particulièrement^ dans les fièvres putrides, bilieuses ou gastro-hépatiques, ainsi que dans l'embarras gastrique et la diarrhée bilieuse non fébriles et toutes les fois que les acidulés et les laxatifs se trouvent indiqués. On l'associe fréquemment au
TANAISIE. ^^"^ Séné, bien qu elle passe, à tort sans doute, pour diminuer l'action de ce purgatif aussi bien que celle des cathartiques résineux.
La dose est de 10 à 30 grammes et au delà; 15 grammes suffisent dans un litre d'eau pour donner une tisane légèrement tempérante ; on en met cependant d'ordinaire une dose double. Il faut 60 grammes de pulpe pour
agir comme laxatif. .
A la place d'eau, on emploie assez souvent le petit-lait, ce qui constitue
le Sérum tamanndé.
Grillon prépare, sous le nom de Tamar indien, des pastilles de pulpe de Tamarin additionnée de séné, pralinées de chocolat, lesquelles sont agréables et conviennent comme eccoprotiques et même cathartiques, dans la médecine infantile.
La pulpe de Tamarin entrait dans le Catholicon et nombre d'autres confections tombées en désuétude.
TANAISÏE, Pyrethrum Tanacetum, D. G. [Tanacetum vulgare, L.). — Composées ou Synanthérées-Sénécionidées.
Angl. : Common Tansy. — AU. : Rheinfarn.
La Tanaisie est une espèce indigène, spontanée et cultivée pour sa beauté et pour ses propriétés médicinales.
Composition. — La plante lleurie, analysée par Peschier, a donné les résultats suivants : huile volatile, huile grasse, cire ou stéarine, chlorophylle, résine amère, matière colorante jaune, tannin et acide gallique, extrait amer, gomme, fibre ligneuse et acide tanacétique.
UkuHe essentielle, IdiMiiQ ou verte, possède l'odeur de la plante avec un goût chaud et amer. La matière amère est en partie résineuse (Peschier). Vacide tanacétique est cristallisé, et forme des sels insolubles avec la chaux, la baryte et l'oxyde de plomb.
Action physiologique et usages. — La Tanaisie produit les effets des toniques aromatiques et amers : elle agit par son essence, sa résine et par son tannin. Son odeur est aromatique, peu agréable ; son goût très fort, aromatique, amer et nauséeux. Sa puissance est considérable ; cependant elle n'est pas toxique, même lorsqu'elle est prise en grande masse. Il n'en est pas ainsi de son huile volatile, qui, à la dose de 15 grammes, a produit, chez un sujet, de violentes convulsions cloniques, des troubles respiratoires, l'affaiblissement progressif des contractions cardiaques, jusqu'à ce que la mort eût lieu par suite de leur entière suspension.
Les jeunes pousses de Tanaisie servent de condiment en Angleterre et dans les pays du Nord. Cette plante n'est guère usitée dans la médecine officielle, cependant on l'a conseillée comme tonique et stimulante dans la dyspepsie, la gastrodynie, le météorisme, les vertiges, l'hystérie et môme l'épilepsie, ainsi que dans la fièvre intermittente, le rhumatisme chronique et la goutte froide. On l'emploie comme vermifuge, à l'instar du semencontra, qu'on falsifie, du reste, avec les semences de Tanaisie, vendues sous le nom de barbotine. On en a fait un succédané de l'absinthe, utile
398 TÉRÉBENTHINES.
par conséquent dans quelques affections utérines. A l'extérieur, elle s'emploie en fomentations résolutives, détersives, antiseptiques dans le traitement des plaies contuses, des entorses, des ulcères atoniques, etc., et me paraît être l'analogue, dans ces usages, de la camomille.
iMoDES d'administration et doses. — On donnait autrefois 30 à 40 grammes du suc de la plante, 2 à 4 grammes de poudre, ou le double en infusion dans 60 grammes d'eau versée bouillante. En lavement, il faut prescrire 1 à 2 grammes de Tanaisie pour 500 grammes d'eau : décoction.
L'huile essentielle peut être prise à la dose de 1 à 10 gouttes sous forme pilulaire, avec de la poudre vermifuge. Quant aux semences, elles se donnent soit en infusion, soit en poudre, celle-ci à la dose de 1 à 5 grammes dans du lait ou du miel.
V acide tanaisique agit exactement comme la santonine dont il serait le meilleur succédané. Il agirait comme vermifuge aux mêmes doses et pourrait être employé de la même façon.
TAPIOKA. — Fécule du Manihot utilissima, Pohl. — Euphorbiacées. Angl. : Tapioca. — AU. : Tapiokamehl.
La racine du Manihot utilissima, qui contient à l'état frais deux principes d'une toxicité violente, entre autre de l'acide cyanhydrique, nous fournit par contre une fécule, la cassava starck des Anglais, des plus estimées, à l'aide de laquelle on fait le Tapioka. C'est surtout au Brésil qu'on le prépare, en recueillant le dépôt qui se forme dans le suc exprimé de la racine préalablement sécbée l'air et lavée. La farine ainsi obtenue, traitée par l'eau, séchée au feu sur des plaques de fer, devient le Tapioka. Chacun sait qu'il 'nous sert à composer des potages délicats, d'une digestion facile, ceux que l'on prescrit tout d'abord aux malades et aux convalescents et qui conviennent en somme aux estomacs faibles ou affaiblis. 11 s'associe fort bien au lait, sucré et aromatisé, et forme ainsi un aliment aussi agréable à manger que bien nourrissant.
TÉRÉBENTHINES, Terebenlhina.
Angl. : Turpentine. — AU. : Terpenthin.
On donne le nom de Térébenthine à toute substance natureUe oléorésineuse, c'est-à-dice composée d'une résine et d'une buUe essentielle. Le type est pris dans la Térébenthine de Chio, Résina terebenlhina, fournie par le Pistacia Tcrebinthus. On considère aussi le Gopabu comme une Térébenthine, mais la plupart des produits qui portent ce nom sont des sucs propres de la famUle des conifères, notamment des genres Pinus, Abies et Larix.
Composition. — Les Térébenthines sont généralement d'une consistance visqueuse se rapprochant davantage tantôt de la fluidité, tantôt de la mollesse selon la proportion plus ou moins forte du principe volatU, Huide, eu égard à la matière résineuse soUde. EUes contiennent de 15 à 30 p. 100 d'essence.
TÉRÉBENTHINES. 399
V huile essentielle est ordinairement formée de deux hydrogènes carbonés isomériques. C'est la substance primitive et fondamentale, celle qui a pris naissance d'abord dans l'organisme végétal, et dont la résine dérive.^
La résine est en effet une matière oxydée ternaire, jouant le rôle d'acide, se décomposant en deux principes : les acides pinique et si/lvique, auxquels se joint quelquefois Vacide pimainque, et dont la réunion constitue l'acide aùiélique impur. L'exposition à l'air et le contact des corps oxydants transforment lentement ou rapidement toute l'essence en principes résineux, et augmentent par degrés la consistance de la térébenthine en même temps qu'ils en diminuent la fragrance et l'activité. Quand on laisse à l'oxygène atmosphérique le soin d'oxyder la masse, il faut toujours beaucoup de temps pour que la transformation soit complète ; cependant pour certaines Térébenthines^ qui méritent le nom de siccatives, l'opération marche relativement assez vite. La Térébenthine communique son odeur à l'eau qui la baigne, et dans laquelle on peut l'émulsionner à l'aide d'un jaune ou d'un blanc d'œuf, ou môme encore d'un mucilage végétal. Elle est soluble, du moins partiellement, dans l'alcool, l'éther, l'huile de pétrole et les huiles volatiles.
Action physiologique. — L'action topique et une partie de l'action générale de la Térébenthine se rapportent à l'essence. Appliquée sur la peau, la Térébenthine agit comme excitant, puis comme irritant, et détermine à la longue de la chaleur, de la rougeur et une éruption vésiculeuse. Avalée, elle cause dans l'estomac une sensation de chaleur, avec du malaise lorsque la dose est forte, et provoque des mouvements péristaltiques réflexes qui peuvent amener l'exonération.
Dès lors, et principalement après l'absorption, la Térébenthine produit une excitation générale qui sera décrite à propos de l'essence (voy. p. 402). Gomme celle-ci, elle stimule la circulation, s'échappe en partie par l'appareil respiratoire et la peau, en partie parles reins, dont elle accroît la sécrétion. Mais c'est l'huile volatile, non modifiée et reconnaissable à son odeur habituelle, qui suit la première voie, tandis que la résine et la portion d'essence o.xydée dans le sang se dirigent du côté des glandes rénales, et communiquent à l'urine l'odeur de violette, ainsi que la propriété de donner, par l'acide nitrique, un précipité soluble dans l'alcool et l'éther (Gubler).
Il est probable que les acides pinique, sylvique et pimarique de la résme, passent dans la sécrétion urinaire à l'état de pinate et de sylvate ou pimarate de soude.
Cette détermination élective de chacun des constituants de la Térébenthme vers un émonctoire spécial explique les différences d'action des diverses espèces ou sortes commerciales de cette substance médicamenteuse, suivant leur degré de consistance, et par conséquent suivant les proportions relatives de résine et d'huile essentielle qu'elles renferment. Une lérében hine liquide s'adresse spécialement aux voies respiratoires et à 1 appareil sudoral, comme fait l'essence, dont l'action serait pour ainsi
TÉRÉBENTHINES.
dire exclusivement bornée à ces régions de l'économie, si elle était inattaquable par l'oxygène du sang. Au contraire, une Térébenthine molle, devenant solide, agit presque exclusivement sur les reins et sur les organes génito-urinaires, en raison de la prédominance de la résine sur l'huile volatile. 11 n'est donc pas tout à fait exact de dire que l'essence est la partie la plus active du mélange. Assurément, elle produit plus que la résine l'excitation vasculaire ou nerveuse, ainsi que l'exanthème sudoral, mais elle cède le pas à la résine pour l'influence exercée sur l'appareil uro-génital. En d'autres termes, l'huile volatile possède exclusivement les qualités d'un stimulant diffusible et d'un modificateur de la muqueuse respiratoire ou des glandes sudoripares ; tandis que la résine, sans action directe sur ces émonctoires, non plus que sur la circulation, est l'unique agent des phénomènes qui se passent du côté des organes génito-uri-
naires.
Ces phénomènes consistent en une augmentation de la diurèse aqueuse avec diminution de la vascularité des glandes uropoïétiques et de la muqueuse des canaux parcourus par l'urine, amoindrissement de l'exhalation du plasma de l'épithélium, et conséquemment réduction du flux muqueux ou purulent, quand il existe. Du côté de la muqueuse bronchique il se passe des changements analogues, se traduisant aussi par la diminution ou la suppression delà sécrétion catarrhale. Si donc les râles cessent d'être entendus dans la poitrine, cela tient non pas, comme on le répète généralement à ce que l'expectoration est plus facile, mais à ce que la matière de 'l'expectoration fait défaut. La Térébenthine et les autres substances balsamiques ne sont donc pas des expectorants, mais des anticatarrhaux, aussi bien pour la muqueuse respiratoire que pour celle
^^Auxlosts où l'on emploie d'ordinaire la Térébenthine, la quantité d'huile essentielle qu'elle renferme est généralement insuffisante pour produire les troubles de l'innervation qui signalent parfois les effets des inhalations de cette dernière, et qui rappellent ceux des anesthésiques et des substances analogues, telles que le camphre et les émanations odorantes des fleurs. C'est ce qui a pu faire croire que les oléorésines bornaient leur action aux appareils de la vie organique, tandis que les essences s adresseraient au système nerveux de la vie de relation.
Usages — Les Térébenthines sont utiles principalement dans les flux muqueux ou purulents des voies uro-génitales et de l'arbre aérien, ainsi nue dans le catarrhe chronique de l'intestin avec ou sans altération anatomiaue de la muqueuse. On les administre à l'intérieur dans le rhumatisme chronique. Pour ces diflérents usages, l'espèce de Térébenthme e.t Inin d'ôtre indifférente. Les Térébenthines fluides, non siccatives, conviennent dans les rhumatismes et les affections des organes respiratoires, Hndis eue les Térébenthines déjà très consistantes, ou facilement oxydables dans la circulation, doivent être préférées pour les catarrhes de 1 appareil génito-urinaire.
TÉRÉBENTIIIjNE DE BORDEAUX OU TÉnÉBENTIIINE COMMUNE. 401
Pour l'usage externe, les Térébenthines sont employées comme topiques détersifs et digestifs sur les ulcères sanieux et indolents. Celles des conifères servent à préparer des bains spéciaux dits (érébenl/iinés, ou mieux de vapeur téi'ébenihinée très usités aujourd'hui dans le traitement des névralgies, surtout de la sciatique, des rhumatismes chroniques, de la blennorrhagie, de certaines leucorrhées et (Brémond) de la dysménorrhée.
Modes d'administration et doses. — La Térébenthine peut se donner en capsules comme le goudron. Quelquefois on l'administre sous forme d'émulsùm ou d'élccluaire. L'émulsion s'obtient avec du jaune d'oeuf ou bien avec un mucilage; l'électuaire, avec du sucre ou du miel. Ordinairement on la mêle à une poudre inerte pour en faire des pilules.
La Térébenthine peut être aisément solidifiée à l'aide de la magnésie calcinée, qui se combine avec la résine acide et forme un résinate qui absorbe l'huile volatile. On en augmente également la consistance en faisant agir la chaleur, qui dissipe une grande partie de l'essence et laisse la résine simplement amollie par le reste de l'huile volatile : c'est ce qu'on nomme Térébenthine cuite. Seulement il faut avoir soin de ne pas pousser la coction assez loin pour solidiQer la masse, sous peine de la transformer en pilules inattaquables, passant intactes avec les matières alvines et par conséquent illusoires.
La Térébenthine se donne intérieurement à la dose de 1 à 4 grammes par jour, par prises de 20 à 50 centigrammes, sous l'une des formes indiquées ci-dessus.. Cette dose quotidienne peut être exceptionnellement dépassée.
Les Térébenthines font partie du Baume de Fioravanti ou alcoolat de Térébenthine composé, des Onguents dArcœus et épispastique, des Emplâtres diabolanum, diachylum et de galbanum, du Baume de soufre, des Pilules mercurielles, du Savon de Starkey, etc.
Leurs principales sortes sont les suivantes.
1° TÉRÉBENTHINE D'ALSACE, DES VOSGES OU DE STRASBOURG- TEREBENTHINE AU CITRON, retirée du sapin argenté, Pinus Picea h (AôîespectinataDC). — Conifères. Non siccative à l'air. Angl. : Strasburgh Turpéntine. - Ail. : Slrasburgher Terpenthin Elle renferme une résine cristallisable, VAbiéline, une petite propoi>tion d acide succi.uque ou peut-être d'essence de citron. Son odeur est agréable et son goût n.édiocrement âcre et amer. On la fait servir à la préparation de \ Eau lerebenihmée et de la Térébenthine cuile.
retTr/n"" p"'"'' P BOROEAUX OU TÉRÉBENTHINE COMMUNE,
siccative" "'«'•'■^'"^'^Lam.). - Conifèues. -Trè^
Angl. : Bordeaia: Turpéntine. - Ml : Gemeiner TerpnUhin.
rében hin""1 ' T ^hi^^ique semblable à celle de la Té-
lébentb.ne du mélèze, seulement elle ne renferme pas d'acide succinique. GuuLEti et Labdée, 3« édition. 26
402 TÉRÉBENTOiNE DE BORDEAUX OU TÉRÉBENTIUNE COMMUNE.
n nriPiir désagréable, un goût âcre, amer et nauséeux ; Elle possède ^^^^^^^^ congénères en pharmacie. Cependant
aussi est-elle moms^^ U^^ d'un seizième de
elle jouit de ^^^^ ^able dans le sang, et répond mieux
d'IuVTs indlcatt: d^^ traftement des llux muqueux et purulents
freins, ^^^^^J^J^^^t^de tfrfbenthine proprement dite, d'où on la tire par d- tilTaUrn! dCe^lde importance thérapeutique et que nous allons
n. TÉRÉBENTHmE. - Caractères chimiques. - Cette huile vola-
ESSENCE DE TÉREBJjn'NE ^^^^^^ ^^^^^^^ „^
tile est ^"^f^^'^;, J,'";''t;'tes proportions dans l'alcool anhydre, elle âcre, ni amère. Soluble en toutes PJ" P centièmes. Elle
ne se dissout plus que dans 10 ^^J^ ^^^^^^^^^^ ayant pour formule C^ohic.
paraît un mélange de P^;^^^^^^^ .^°7^;.^nf^étamorphose en campl,re ar- L absorbant du gaz ch o^^^^^^^^^^^ -j^a- ^ ,,,,,f
S 1 wt^de et syl.^,ue, dont la réunion fait la
To^a^nT Ceuhélificatio'n eft accompagnée de la production d une
petite quantité d'acide formique. ,,,u,tance toujours identique avec
VE.en. ie Téréi^^^^ T;:^CZM^^^nX droite elle-même, car ceUe de r.ance « g ^^^^^ ^„^„„eiale anc.ennela lumière Po'a^'^- „te7. et qai parait devo.r se.
ment connue sous le nom ae i ei e«« ,,n chansement d'état molécu-
propriétés plus -«-s et spéc.a so U ^ u" c^^^^
ridt^otrLrn:::"^^^^^^^^^^^
»,s,o.oo,o«B. - ^PP'f trrreCùJeurrîa^^Iitrdû thine cause de l'irritation Jf^^fJ^f;, "le douleur cuisante. En
prurit et plus tard par des • Xhlwgie, à une sorte de vertige
Inhalation, l'Essence donne heu à de la^épbata ^^^^
nuisible à l'équilibre, du P"=°'™*"'/!.%=';3"aé Idres gastro-intestinau.
des irritations des ^i''^ ''^«P'''» 1 ' „e„^^^^ de vésanie chez deux
[poincaré). Ilarris parle même * seulement, cette
eunes mies. A l'intérieur, i la dose ^"^'""^^if^ feslomac et le
Une volatile occasionne une ^1 ^td s doses plus lortes de
ventre. Cette sensation augmente d n^^"^'^" l'^slor^^c, et donnent 2 4 et 8 grammes, qui sont alors ^"fort'^LTriaue et à des renvois naissance, non seulement à P^f ^ ^ ' S' désagréables d'Essence, mais encore i du « 6 ^.^^^^j,, de
„6me temps. " -"^^ //.^.^^Sa" .„ e d'ans la fréquence des micr;"on m^nsîr^e^^survient, . l'occasion, au milieu de cet appa-
'^Q^rqur^ i'eti'a"on dépasse ces limites : l'urine devient rare, sangui-
TÉRÉDENTllINE DE BORDEAUX OU TÉRÉBENTHINE COMMUNE. 403
nolente et l'émission s'en fait avec douleur; on observe de la soif, des vomissements et un mouvement fébrile. Mais, en général, ces phénomènes n'ont lieu qu'à la suite de l'ingestion de doses fort exagérées, de 16 à 60 grammes, par exemple. Ils sont d'autant plus violents, que les évacuations par le haut et par le bas font plus complètement défaut. Dans ce cas, on voit se produire avec la lièvre une profonde dépression du pouvoir musculaire, et des désordres cérébraux, accompagnésparfois d'unegrandeanxiété, d'assoupissement. J'ai vu un ictère grave et qui faillit être funeste, succéder à l'ingestion accidentelle d'une gorgée d'Essence de térébenthine. Ces symptômes sont dus à l'action locale sur l'estomac et à l'action éloignée de l'Essence qui passe dans la circulation et s'élimine par la peau, par les reins et principalement par les voies respiratoires. L'air qui s'échappe par les poumons est imprégné des effluves de cette huile volatile, parfaitement reconnaissables, tandis que les urines exhalent l'odeur de violette ; ce qui prouve deux choses, à savoir : que l'Essence de Térébenthine est absorbée et qu'elle se métamorphose en partie dans la circulation. Elle y subit même une double métamorphose en résine et en principe aromatique, comme le produit primitivement fluide du benjoin se transforme en résine et acide benzoïque.
En traversant les différents émonctoires, l'Essence de Térébenthine détermine des modifications fonctionnelles semblables à celles que nous avons déjà notées souvent à l'occasion des autres balsamiques, c'est-à-dire la diminution de la formation du mucus et des néocytes qu'on nomme globules de mucus ou de pus ; l'augmentation, au contraire, de la diurèse et de la transpiration cutanée. Il en résulte parfois la dysurie, l'hématurie ou la production d'enanthèmes variés : rougeur scarlatiniforme, sudamina rouges, eczéma aigu généralisé. Les doses excessives amènent aussi, du côté des bronches, des symptômes d'irritation indiquant l'existence d'un enanthème de même origine (Gubler).
Résumant l'action pharmacodynamique des doses élevées d'Essence de Térébenthine, je dirai qu'elle irrite le tube digestif et produit du trouble des fonctions digestives; abaisse le chiffre des pulsations (Nothnagel et Rossbach) et parfois la température ; ralentit la respiration; stimule le système nerveux puis le paralyse, et cause en s'éliminant par les reins et la peau des effets irritants.
Parmi ces symptômes de l'Essence de Térébenthine, les uns s'expliquent par la contraction des vaisseaux sanguins et l'apaisement de l'irritation calorifique et trophique ; les autres, au contraire, impliquent une excitation des actes dont le réseau capillaire est le siège, coïncidant avec l'atonie paralytique de ce réseau. Ce dernier résultat appartient aux doses massives, le premier aux doses faibles et moyennes. Chez les animaux mammifères, 1 Essence de Térébenthine se comporte à peu près comme chez l'homme. Tiedemann et Gmelin l'ont retrouvée dans le chyle du chien et du cheval. Mais sur les animaux inférieurs, cette huile volatile exerce une action toxique, reconnue dans un grand nombre de principes analogues. USAGES. - L'Essence de Térébenthine est rationnellement indiquée pour
.m nmm^mm m bokob*ux ou tébébbniiune commune. c„.baU.o ,es »,-x mnnoeux ou ^^^o-,.r.^^^^^^^ les eaUr.hes br„„cM<,„es
^' ■"'^="r„%"?rMe:'— sanguins en fai. „„ Son action conslr c ™ s /,<„„s,ari,„e, ont ponr
de, meilleurs «moslat q^^^^^^^ ^^Té ébenthine. Je l'ai vue souvent réussir base une solution d Essence ae le , .„piiation cutanée et le mouve-
grands services dans la -'f ^''^^^'^i^ S^
Trousseau a étendu ieureusementson emploi au . ^^^^ e„ s„i.
résistent aux "^^J ::';:;rd s^ UtsTrL'lvUtage . dans les vant son exemple, j ai obtenu aussi ue fébrigènes-, dans
gastralgies et les névroses '-P-'^-J^P^^ ^t r^ ues L'essence de Téréles névroses irritatives, par des «ioses laibles lo q
benthine est conseillée dans rbystérie, ' «P-'P^'^^f" ,l„e moyen celte bulle volatile est encore usitée eomm
de faire disparaître le mctéorisme J P^^^^' „„,,„„ent la
patiou oP^f r'ae^Té Se .:^è':end de; services dans les
fièvre puerpérale. L Essence ae le .i,p„i,Ae chronique elle mélœna. périodes avancées de la dysenterie, la ^i^^^^^^l^^ t,ile, d'ul-
^Elle a parfois été ^f^^^^^™^ , ^.^tant fe vascularité
cère simple de l'estomac et même ^J^^^^J^^^^ hémorragiques, favodes surfaces malades, s'opposant aux sum eme ^^^^ ^^^^^^^
risant même la cicatrisation (Trousseau, Gub^^ ^^^^ ont dû à ce moyen la prolongation ^^"^^^^^^^^
quand il s'agissait de simples ^ 'aération stomaca^^^^^^ ^^^^^^ thine est efficace aussi contre les «"^^ntes jiU^^lX'^^'de, ^ ^^^^
les hémorrhoïdes. Elle fait P-^-^^- ^^^^^^^^^ .^'^^^^^^^^ àla dose
pour la dissolution des ^^'^^'^ quelle de 30 à 60 grammes comme a"^^^>™^'^;^7^,\*:7,,' pas trop compter sur tue et qu elle aide à expulser. C^P-^^^^,Vde fire sufvre son administrason action cathartique, et il d'huile de tion de celle d'un purgatif proprement dit, et pailicuue
cite ici pour mémoire son action --rquaMe an» ^ans Vem-
d'empoisonnement, dans la ^^^^^^ -'.^-.^e^Vd^
r œ ^Z. vantés au. contre cette