SUREAU
On peut l'administrer en poudre ou bien en solution, tenant compte que le lait ordinaire en renferme un peu plus de 30 grammes par litre.
SUIF DE MOUTON, Graisse de TOws Aries, L. — Mammifères ruminants. Angl. : Sheep Tallow, Muiton Suet. — AU. : Hammels oder Schopsentalg. C'est la graisse qui environne les reins du Mouton {sevum, adeps prœparatus).
Composition. — Les analyses ont été faites par Chevreul et Bérard. Voici l'indication des principes immédiats : stéarine et oléine en forte proportion, margarine et hircine en petite quantité.
Action physiologique et usages. — Le Suifesl, comme les autres graisses, un aliment respiratoire, mais fort indigeste. Ses effets locaux sont émollients et adoucissants ; de plus, il abrite les surfaces irritées contre l'accès de l'air, et sert, à ces différents titres, contre les gerçures, les inflammations cutanées et le coryza.
Sa consistance très solide et sa difficile fusion le font employer de préférence à d'autres corps gras, dans la confection des emplâtres. Saponifié avec l'ammoniaque, le Suif de Mouton donne la Pommade ammoniacale de Gondret, qui sert à obtenir une vésication rapide pour les applications médicamenteuses par la méthode endermique.
SUREAU, Sambucus nigra, L. — Caprifoliacées.
Angl. : Common Ëlder. — AU, : Flieder, Hohlunderbaum.
Le Sureau est un arbuste commun dans les haies, autour des habitations, qui fournit à la matière médicale ses fruits, ses fleurs et son écorce.
Composition. — Les fleurs renferment, d'après Éliason : huile volatile, résine âcre, acide tannique, deux extractifs, gomme, fibre ligneuse, gluten, albumine, malates de potasse et de chaux, sels minéraux et trace de soufre.
Le suc des baies de Sui^eau contient : acide malique, un peu d'acide citrique, sucre, pectine et matière colorante devenant rouge par les acides et verte par les alcalis.
La seconde écorce, la partie la plus active de la plante, renferme: acide valérianique, huile volatile (traces), albumine végétale, résine, corps gras acide contenant du soufre, cire, chlorophylle, acide tannique, glycose, gomme, matière extractive, amidon, pectine, malate de potasse et d'autres substances minérales.
Les semences enfin contiennent une huile douée de vertus éméto-cathartiques.
Action physiologique. — La seconde éco7'ce du Sureau ou enveloppe herbacée est inodore, douceâtre, amère et nauséeuse. Elle occasionne des vomissements et des selles liquides. C'est un éméto-catharlique, hydragogue; et môme elle est positivement diurétique (Martin-Solon), sans agir, paraîtil, sur la température on sur le pouls. Les feuilles, d'une odeur forte et déplaisante, jouissent de propriétés semblables, mais moins énergiques. En Lorraine, les paysans les mangent en salade pour se purger.
Les fleurs fraîches sont d'une odeur un peu fétide qui se corrige par la
TACAMÂIIACA (RÉSINE), TACÂMAQUE TERREUSE. 395 dessiccation. Leurs émanations odorantes ont produit parfois une sorte de narcotisrae. Elles jouissent, comme diaphorétiques, d'une réputation à peu près universelle qu'elles paraissent mériter, surtout lorsqu'elles sont sèches et qu'elles ont perdu les qualités légèrement éméto-cathartiques qui rappellent les vertus de l'écorce et des feuilles.
Les baies de Sureau, d'un goût acidulé et sucré, passent pour sudorifiques et purgatives, bien qu'elles ne possèdent que les propriétés d'un purgatit hydragogue.
L'Yèble [Sambucus Ebulus) produit des effets analogues, notamment par ses émanations odorantes. Mon illustre maître, Lallemand (de Montpellier), a été témoin du fait suivant: En Languedoc, on a l'habitude de frotter les parquets avec de l'Yèble pour les faire reluire ; la plante laisse toujours une odeur excessivement forte dans la pièce, où l'on a soin de ne pas coucher le premier jour. Or, il a vu, dans un cas, l'oubli de cette précaution suivi des accidents les plus graves : céphalée atroce, vomissements, dilatation pupillaire, etc.
Usages. — Modes d'administhation et doses. — La seconde écorce de Sureau se prend à la dose de 30 à 60 ou 90 grammes, comme émétique et comme purgatif, dans les hydropisies. Il en est de même des feuilles. Le suc de V écorce de la racine a été employé à la dose de 15 à 60 grammes. Vinfusion de flew's de Sureau se fait avec 2 ou 3 pincées de fleurs dans 500 grammes d'eau bouillante, et se prescrit comme sudoriflque dans les maladies de refroidissement, toutes les fois que la suppression de la transpiration a pu jouer un rôle dans la production de l'état morbide : ainsi dans le rhumatisme, les bronchites, les angines, les exanthèmes répercutés. Cette même infusion sert en fomentations calmantes sur les surfaces irritées, affectées d'érysipèle. On la considère, ainsi que les fleurs sèches en sachet, comme résolutive dans les engorgements froids, l'œdème, etc.
Les fleurs entrent dans la composition de VFau générale et du Baume tranquille. On en prépare une eau distillée encore usitée.
Les feuilles sont purgatives à la dose de 20 à 30 grammes en décoction. Elles figuraient dans V Onguent martial.
Mais c'est le suc de la seconde écorce de racine ou de tige qu'il faut prescrire de préférence, quand on désire obtenir les puissants effets du Sureau. Sa dose est de 30 à 60 grammes, à prendre d'un coup.
Le suc des baies, concentré et additionné de sucre, est employé sous le nom de Ilob de Sureau, comme cathartique, à la dose de 4 à 16 grammes.
Ces mêmes baies desséchées constituaient les gi^ana actes des anciennes pharmacopées.
TACAMAIIACA (RÉSINE), TACAMAQUE TERREUSE. — Résine, com- x plètement soluble dans l'alcool, de VIcica heptaphylla, Aubl. — Térébintua-
CÉES-BURSÉRÉES.