VALÉRIANE OFFICINALE
Composition. — L'analyse de Trommsdorff éLabliL de la manière suivante la conslitulion chimique de la racine de Valériane : huile volatile et acide valérianique, amidon, albumine, matière extraclive, (valérianine, extiactif jaune, résine molle balsamique, mucilage, valérianate de potasse, malate de potasse et de chaux, sulfate et phosphate de chaux, silice et
libre ligneuse. , , -j ,x ■
L'huile volatile de Valériane, non rectifiée, est formée : d acide valérianique (3 p. 100), de valérène, Ci^Hie (25 p. 100) et de composés (70 p. 100) oxygénés parmi lesquels on signale surtout le valérol et un camphre analogue au bornéol.
Fraîche et purifiée, l'essence de Valériane est d'une odeur non désagréable. A la dose d'une ou plusieurs gouttes, elles est puissamment stimulante et antispasmodique.
Vacide valérianique ou valérique est identique avec
l'acide phocénique obtenu par Ghevreul de l'huile de baleine, et se trouve dans les fruits du Viburnum Opulus, ainsi que dans les produits de décomposition de diverses substances végétales et animales. Son goût est âcre et son odeur forte rappelle un peu celle de la racine de la plante 11 est égèrement soluble dans l'eau et se dissout en toutes proportions dans 1 alcool et l'éther. 11 se combine avec les bases pour former des sels presque tous
'°iÏl!^/mVmme et l'extractif jaune ont une saveur amère et sont solubles
''AcTÎrrEYSiOLOGiQUE. - A petites doses, la Valériane ne produit pas d'effets physiologiques appréciables. Des doses fortes ne donnent heu par-
s qu'à des symptômes peu apparents : une légère incertitude de la myotiUté un peu de céphalalgie et des vertiges fugaces (Trousseau et Pidoux). Toutfois à la suite del'ingestion de quantités massives de la racine ou de Ion ext ait on observe de la céphalalgie, de l'excitation mentale, de la XtopsTe des étourdissements, des impatiences, de l'agitation des mouvelnt:^ et, dit-on, de l'accélération du P- Sj^de a cha^^^^^^
de la peau et de la sueur. Ces phénomènes se résument dans le ^f ^^^^^^^^^^^
La Fa/émne est donc un stimulant du système nerveux, c e^t-à-di e un nervin; seulement on peut se demander si elle agit d-^f-^^J-J centre cérébro-spinal, ou si, comme le pensent Trousseau et Pidoux, elle norte d'abord son action sur le système ganglionnaire. , , ,x
^ Dans les expériences faites sur l'homme, on s'est généralement cont n é d'introduire la Valériane par la voie stomacale , mais, en présence des effets siCliers observés chez le chat sous l'inQuence de l'odeur de cette racine
est p rmis de croire que les émanations du principe volatil introduites 1ns les narines et les canaux aériens détermineraient également, dans f'esnèce humaine, des phénomènes d'excitation. Il se pourrait, en consépnrP aue les inhalations d'essence de Valériane fussent beaucoup plus . Stables aux s^je nerveux que ne sont les prises d'extrait ou môme de teinture portées dans les voies digestives.