‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 205 sur 384 · VALÉRIANE OFFICINALE · texte numérisé non relu

VALÉRIANE OFFICINALE

Cette essence jouit, à dose forte, de qualités stimulantes très développées (Pierlot-Barrallier), d'où résultent l'accélération du pouls et l'élévation de la température du corps ; la céphalalgie, une paresse intellectuelle et musculaire et des troubles gastriques. Elle paraît s'éliminer par la peau, les reins, car la sueur et l'urine ont l'odeur de Valériane. A petite dose, elle n'est que stimulante. En somme, elle agit un peu comme l'essence de térébenthine.

Usages. — Le mode d'action de la Valériane sur l'appareil cérébro-spinal lui assigne un usage rationnel dans les troubles desfonctions nerveuses qui consistent en un défaut de stimulation ou peut-être de tonicité du système nerveux. Par exemple, le médicament serait indiqué dans les spasmes, convulsions et autres désordres résultant d'une perte de sang excessive, tandis qu'il serait inopportun ou nuisible dans le cours de phénomènes semblables développés sous l'influence d'une phlegmasie cérébro-spinale ou d'une simple hypérémie active, ou bien encore par le fait de poisons convulsivants.

En d'autres termes, la Valériane n'est antispasmodique que dans les cas où les spasmes exprimant l'asthénie se produisent par défaut d'incitation, à peu près comme la contraction musculaire, qui coïncide avec l'ouverture du circuit, se déclare au moment où cesse l'intégration de la force par le courant électrique.

Ainsi la Valériane est impuissante à guérir l'épilepsie franche et les convulsions symptomatiques de la méningo-encéphalite ou des tumeurs cérébrales, c'est-à-dire celles qui dépendent manifestement d'un état irritatif ou d'un excès de stimulus; elle ne compte des succès que dans les formes essentiellement asthéniques des désordres nerveux qui surviennent chez les sujets anémiques, énervés, et spécialement chez les femmes débiles, dites nerveuses ou hystériques.

En somme, malgré l'exemple fameux de Fabius Golumna, la Valériane est d'une faible ressource contre l'épilepsie proprement dite : les succès qu'on a obtenus se rapportent à des cas d'hystérie épileptiforme. J'ai vu même le Valérianate d'ammoniaque (solution de Pierlot) exciter les crises épileptiques chez une jeune fille qui en prenait par erreur une dose correspondant à 120 grammes déracine. Le diagnostic, jusque-là incertain, put être immédiatement établi. Le bromure de potassium, substitué à ce médicament fit céder le mal, qui ne reparaît qu'à intervalles fort éloignés (E. Labbée). Mais son efficacité est très prononcée dans l'hystéricisme simple les spasmes les vapeurs et ce qu'on appelle les maux de nerfs, dans ' l^^n r-H^ caractérisés parla torpeur et la d bilité

S r ^^If" P°"l«' 1« vertige et l'insomnie anémiques, la

réfrigération, le tremblement miispulaira i^o i • . i > t/Sml^' AP , "^^"^^"6' les névralgies et autres symp-

tômes d un défaut de stimu at on Tron«!<5Pnn o^ p;^^ • • , , \lif.r^.mor.f I' ri iAj , ^^ousseau et Pidoux insistent particu-

hè ement sur 1 utilité de la Valériane contre les vertiges asthéniques

aLI\.T^T"T. T «PP^lé à rendre des services

dans les flatuosités, la rétention d'urine, les palpitations, l'aphonie, les bUBLEn et Laddée, 30 édition. 27

4, g VALÉRIANE OFFICINALE.

Daralvsies du mouvement et de la sensibilité, symptômes purement nerveux liés à l'état hystérique. La Valériane convient aussi aux hypocbondnaques et dans certaines formes de fièvre nerveuse où les phénomènes inflammatoires sont peu accusés. Elle a été employée avec beaucoup d'avantage nar Rayer, dans plusieurs cas de polydipsie, alors que parfois diverses autres médications, et notamment les opiacés, avaient échoué. Et ses observations ont été confirmées par celles de Bouchard, qui considère la Valériane comme agissant à titre de médicament d'épargne, diminuant d'abord l'excrétion de l'urée (azoturie) et consécutivement l'émission d'urine.

Enfin, la Valériane a été conseillée dans l'asthme nerveux, dans l'amblyopie, dans l'anaphrodisie et comme vermifuge.

Modes d'administration et doses. - On peut employer la Valériane en substance, ou des préparations de celte racine par l'eau, l'alcool etléther, ou bien encore son huile essentielle.

La poudre se prend à la dose de 3 à 10 grammes. C'est une forme très sûre qui n'a que l'inconvénient d'être trop massive.

Veau distillée de Valériane est peu usitée. La tisane, par infusion ou macération de 10 grammes de racine dans un litre d'eau, l'est davantage.

La teinture alcoolique et la teinture éthérée sont rarement employées, la première, à la dose de S à 15 grammes, la seconde, à celle de 2 grammes, encapsules ou en potion. Le Guillemin, médecin-major, a fait de la einture éthérée de Valériane une application nouvelle, l ia fait respirer pendant les attaques d'hystérie et se loue beaucoup des résultats ; seu ement il faut s'attendre à voir tout d'abord une recrudescence des symptômes,rnais bientôt, leur violence diminue et le calme se manifeste beaucoup Pl-^^ vite et n us sû ement qu'avec l'éther seul. Delioux et G. Paul disent avoir répété l'expér'n" sans succès. Vextrait de Valériane fluide n'est autre qu une teTnVure aîcoolique éthérée réduite par évaporation, et dont on prend 10 à

30 gouttes dans un peu d'eau. „nVllP iextraitde Fa/émne est la préparation la plus employée bien qu elle soit défectueuse : il se donne à la dose de 2 à4 grammes en pilules de 2d à

50 centigrammes. ^ ,.

Vessence de Valériane se prescrit à la dose de 6 à 10 gouttes dans une

^trcSfnaiTons de l'acide valérianique avec les bases ont été souvent recommandées sans avoir pu conserver leur vogue au'en effet l'acide valérianique ne présente qu'une partie des pnnc pes actifs de la plante, et les sels qu'il forme agissent principalemeiU par eu composant électro-positif. Tels sont les valérianates do fer de zinc et de ^ubinl 11 est donc beaucoup plus commode et P^-. sûr d -p^^^^^^^^^^^^^^ préparations usuelles de ces bases, sauf à leur ^l^^'^^' ' '^'fJlJT^^ SanP La seule association véritablement utile, à mon avis, e.t celle de nane. La seme immédiats de la Valériane offlcinale, non

rammon aque a ecles p X ^^^^^^^ ^^^^^.^^^^

Tu^ssalT qui e^ dtupL, pour ain^si dire, l'action, comme cela. s'observe

VARECH VÉSICULEUX. 419

à l'égard du castoréum, du musc et de quelques autres antispasmodiques.

La teinture de Valériane ammoniacale, à la dose de 2 à 4 grammes, est peut-être la meilleure préparation au point de vue de la puissance stimulante.

Le Valérianate d'ammoniaque àe. '9\ev\o\, s'en rapproche beaucoup, puisqu'il renferme, outre le sel ammoniacal, une proportion considérable ^"extrait alcoolique contenant tous les principes actifs de la racine. La dose du Valérianate d'ammoniaque pur (Laboureur et Fontaine) est de 10 à 30 centigrammes; celle de la Liqueur de P ter lot est de une à deux cuillerées à café dans un peu d'eau sucrée.

Uextraciif de Dannecy, obtenu au moyen de l'alcool ammoniacal, contient du Valérianate d'ammoniaque. Les capsules sont de 50 centigrammes.

VANILLE, Vanilla planifolia. Andr. — ORcnroÉES. Angl. : Vanilla. — AIL : Vanille.

Composition. — Bucbolz a trouvé, dans la Vanille givrée ou cristallisée, les principes suivants : huile fixe odorante, résine molle, extractif amer avec un peu d'acétate de potasse, extractif astringent, acide et amer, extractif doux, matière sucrée avec acide benzoïque, gomme, amidon, ligneux, acide benzoïque et quelques autres matières. Les cendres renferment des carbonates de soude, potasse, chaux et magnésie, du sulfate de chaux et d'autres sulfates, de l'alumine, des oxydes de fer et de cuivre.

Le principe odorant delà Vanille serait surtout la Vanilline, de Gobley, cristallisée (givre du fruit), soluble dans l'éther et l'alcool. D'après Tiemaniî et Haarmann, la" VanilHne QfiWO\ est l'éther métbylique de l'aldéhyde protocatéchique et peut être préparée artificiellement.

Action physiologique. — Usages. — La Vanille est un stimulant aromatique voisin du baume du Pérou. Elle passe pour avoir des effets exhilaranls, et pour accroître la force musculaire et la puissance génésique On ne 1 a employée jusqu'ici que dans la mélancolie, l'hystérie, la frigidité le rhumatisme chronique, lafièvre adynarnique, etc.

On s'en sert en parfumerie et comme moyen d'aromatiser les crèmes les glaces, les liqueurs, le chocolat. Elle communique à ces aliments la faculté de rassasierplus vite que s'ils étaient privés de cet aromatP T . Vanille appartient donc à une classe de substance' antagoni tes desltu^ et qu'on pourrait nommer des oblitérants. apeiitils

Modes d'administration et doses — La Vaniiio c'o^^- • . , • y , ,• , i^a vanille s administre en «owrfre pt

en teinture alcoohque : a première >\ U H^co ^„ /^'^""'e ei

A j 1 j , P'ciiJicie, a la dose de 50 centigrammes mt^lpp

T„ r/ / . . , ""-«---Ail.; Meeraiiswurf. i^e Varech vesiculeux\xah\i&\p^ hn-Hc ^„ i j

"ciuue les bords de la mer dans toutes es contrées

du globe. C'est le plus usité, mais on emploie concurremment les Fucus tprvnfii'i et F. siliquosus,L.

PoMPOSiTioN - Ce Fucus, d'après Gaultier de Claubry et d autres clnmktes est composé de : cellulose, mucilage {carragahéenine), mannite, le odorante, matière colorante et amère, sulfates de potasse soude, chaux et magnésie, chlorure et iodure de sodium, phosphates de fer et de chaux, oxyde de fer et silice. . c /

Brûlé h l'air libre, il laisse des cendres connues sous le nom de boude fangl Kelp) ; calciné en vase clos, il donne un charbon appelé Ethiops végétal', et qui retient avec le carbone et les sels une petite proportion d iode, laanelle peut cependant faire défaut.

IcTio/puvsiOLoaiQUE. - UsAGES. - Le Yarech vésiculeux d'un goût nauséeux et d'une odeur forte de plante marine, est comestible pour les chevaux et les ruminants, et ne détermine chez eux aucun symptôme apparent et caractéristique. Cependant on a signalé chez l'homme 1 ex itation de l'estomac et l'activité accrue du travail digestif, ainsi que augmentation de la sécrétion urinaire. L'action lente qu'il exerce s r nomie animale est du genre de celles qu'on nomme al érantes. et se rapporte sans doute à la présence des sels neutres qu'il renferme en abondance et surtout à la petite proportion de son lodure de sodium.

^e Zusves^■culosus, agissant à la manière des doses faibles d'iode, modifie par conséquent la circulation capillaire, et fait prédominer le mouvement dl dénutrition sur celui de composition, d'où la résorption de la Taïse en réserve, des exsudais plastiques et des tissus non complètemen 0 gani' és Aussi c'ette algue, employée déjà par Gaubius et Baster comme Sut et appliquée par Russell à la guérison du goitre avant la découferrd' CoulZ a-t-elle été vantée dans ces derniers temps comme

"^T^^^^ sont employées comme fondant etrésolutif depuis la plus haute antiquité par les Chmois. Duchesne-Duparc

Modes d'administration et doses. - Le ^o^teur uucne ^ prescrit la poudre, VextraU hydro-alcoolique et la decoctwn contre 1 o

""^vLait mêlé à la poudre sous forme pilulaire, dans la P:^?^^^^" f ^ " extrait hydro-alcoolique de Fucus, 30 grammes ; poudre, o giammes, se nrend à la dose de 1 à 24 grammes par jour. „n ^ Z décoction se préparelvec 10 à 20 grammes de plante sèche dans un litre d'eau. On a fait aussi des cigarettes de Fucus.

L'Ethiops végétal se donnait, à l'intérieur, à la dose de 2o à 30 cenii grammes et davantage, contre le goitre et contre les -anifestaUons cr ises. Russell faisait aussi pratiquer des frictions avec ^^^-^^fj^ll plante au niveau des parties engorgées : glandes ou tuméfaction de ture scrofuleuse.

VELAR- - Voy. EiiYsiMUM.

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