ACIDE ARSÉNIILUX, OXYDE BLANC D'AIISENIC, ARSENIC BLANC
tériaux qui constitue l'essence de la nutrition, et provoque consécutivement l'inflammation ulcérative qui doit séparer le vif d'avec la partie mortifiée. Ce mode d'action est analogue à celui du tartre stibié et de la cantharide. De telles substances n'agissent pas sur le cadavre. Pour que leurs effets demeurent sensibles, il faut la réaction des organes vivants. C'est autre chose pour les caustiques chimiques, qui détruisent aussi bien les tissus morts que ceux actuellement doués de vie.
Si l'Arsenic agit en arrêtant les actes vitaux, on conçoit que ses effets escharotiques seront d'autant plus prononcés que la vitalité sera moindre dans les parties exposées à sa puissance. Il produit en effet des désordres plus profonds et plus rapides dans les tissus exsangues que dans ceux où une circulation active entraîne incessamment le poison ; dans les épigenèses condamnées à périr prématurément que dans les parties normales ayant droit de domicile et naturellement vivaces. C'est ainsi que l'Arsenic poursuit au loin les subdivisions d'une masse cancéreuse en respectant les cloisons de l'organe primitif dans les interstices duquel cette production morbide s'est développée ; tandis que le caustique sulfurique, par exemple, détruit circonférentiellement tout ce qui se présente sur son passage, comme ferait le fer rouge. La moindre résistance du produit accidentel, relativementaux tissus normaux, vis-à-vis du métalloïde, s'explique par la vitalité et la longévité moindres des éléments histologiques morbides, ainsi que par la moindre vascularité de leur assemblage. L'Arsenic n'est donc pas ce caustique intelligent qu'on pourrait croire, et qui, sachant épargner les parties saines, s'en irait à la recherche de la production nuisible jusque ■ dans les profondeurs des régions affectées; c'est un agent aveugle comme les autres qui se diffuse indifféremment dans toute la substance environnante, mais dont l'action, n'étant pas assez brutale pour être inévitable, varie selon qu'il rencontre dans son chemin des tissus plus ou moms résistants et des conditions plus ou moins favorables à la réalisation de ses effets Dans une masse de cellules naturellement caduques, telles que celles de 1 encéphaloïde, il anéantit subitement les actes vitaux, tandis que dans un tissu abondamment pourvu de capillaires sanguins, l'Arsenic, rapidement emporté par la circulation, n'a pas le temps de s'accumuler en quanti é sutfîsante pour frapper de mort les éléments histologiques qui, d ailleurs, mieux nourris, résistent davantage à la destruction.
En définitive, l'eschare produite par l'Arsenic est une sorte de momilication plus voisine de l'état asphyxique de la substance cérébrale au début du ramollissement par oblitération artérielle, qu'elle ne l'est de la masse informe et anhiste laissée par la potasse ou par un caustique chimique d une
égale violence. ci2>rûc On observe à la superficie du corps, chez les sujets exposés aux poussières arsenicales, principalement sur les doigts, autour des ongles, des lésions en forme de pustules ou d'ulcères à pic, d'apparence chancreuse (La lier). Les mêmes individus sont exposés à la perforation de la cloison des fosses nasales aussi bien que les ouvriers qui préparent le bichromate de potasse.
ACIDE ARSÉNIEUX, OXYDE BLANC D'ARSENIC, ARSENIC BLANC. 441 Administré par la bouche, l'Acide arsénieux se montre à peu près dépourvu de saveur, mais développe dans la gorge une sensation de chaleur et d'âcreté qui se répète dans l'œsophage et jusque dans l'estomac, où elle est quelquefois suivie d'une véritable gasLrodynie, de nausées et plus rarement de vomissements.
A un faible degré cette stimulation de la muqueuse gastrique provoque dans les premiers temps, chez quelques sujets, un accroissement marque d'appétit qui ne tarde pas à s'évanouir pour faire place, dans quelques cas, à l'anorexie, lorsque l'usage du médicament se prolonge.
Des doses thérapeutiques, de S à 10 milligrammes par jour, sont généralement exemptes de cet inconvénient ; elles ont même l'avantage, quand l'affection est fébrile, comme chez un grand nombre de tuberculeux, de favoriser le retour des fonctions digestives à l'état normal en calmant l'éréthisme circulatoire et calorifique, ainsi que cela résulte de nos observations et de celles de Trousseau et Pidoux, Moutard-Martin, Hérard, Niederkomm, etc.
L'action sédative de l'arsenic, d'après Hill, Bouley et Reynal, s'étend aussi sur le centre circulatoire quand celui-ci est atteint de troubles fonctionnels, indépendants de tout état fébrile.
En modérant l'activité circulatoire et les phénomènes d'hématose, l'arsenic ralentit nécessairement la dénutrition et la combustion des produits de désassimilation organique. Aussi la plupart des expérimentateurs ont-ils noté la diminution de la proportion d'urée dans l'urine des sujets soumis au traitement arsenical (Brett-Schneider, Schmidt, Sturzwage, Th. Anger, Lolliot, Bruley, Quinquaud). Schmidt admet, en outre, une diminution de l'acide carbonique exhalé par la respiration.
Tous ces effets s'expliquent sans doute, ainsi que je le dirai tout à l'heure, par la diminution du nombre des globules sanguins, produite par l'arsenic (Gutler et Bradfort, Delpeuch), d'oîi résulte une capacité moindre du sang pour l'oxygène et par suite des oxydations moins actives dans l'organisme. S'il en est ainsi, on conçoit que les arsenicophages puissent engraisser, sous l'influence d'une dénutrition ralentie, et qu'il se produise même de la stéatose viscérale, si les doses sont soutenues trop longtemps, ou bien deviennent trop fortes.
A cela se borne l'action physiologique apparente des petites doses. Les autres effets plus tardifs, souvent plus obscurs, en tout cas aléatoires, consistent en des modifications nutritives ayant les unes un caractère positif, les autres un caractère négatif: celles-ci ne se révélant que par la cessation de certaines altérations morbides appartenant à la dartre ou à l'impaludisme; celles-là se manifestant par l'augmenlation de l'embonpoint, la coloration plus animée du visage, l'accroissement des forces et de l'agilité. Mais ces heureux effets de l'arsenic, bien que réels, ont été sans doute exagérés par Schallgruber, Flechner, Tschudi et les auteurs qui se sont occupés des loxicophages de la Basse-Autriche, de la Styrie et du Tyrol.
Quant à l'abaissement de température, il n'a été constaté par Ldliot
4i2 ACIDE AliSÉNIEUX, OXYDE llLANC D'AKSENIC, ARSENIC BLANC.
qu'avec des doses toxiques, chez des aniuiaux mis en expérience.
Lorsque hi dose d'acide arsénieux est exagérée, on voit se joindre à la douleur gastrique du relâchement du corps avec des coliques, l'augmentation de la sécrétion rénale et la sécheresse de la peau; parfois un mouvement fébrile ou bien une grande langueur avec éloignement pour tout mouvement et besoin de sommeil. Des doses plus longtemps répétées ou un peu plus fortes amènent de la démangeaison des paupières, suivies d'une blépharite manifeste, d'une conjonctivite ordinairement modérée et quelquefois d'un œdème prononcé des paupières (œr/ema arsemca/ts). Il survient aussi de la salivation, ainsi qu'une éruption cutanée avec chute des cheveux et de la barbe. Consécutivement, au bout de quelques semaines ou de plusieurs mois, on voit apparaître sur diverses régions du corps, spécialement au niveau des anciennes plaques psoriasiques ou dartreuses, des taches brunâtres, sombres, probablement de nature pigmentaire et non dues à la présence d'une combinaison du métalloïde, comme la coloration des sujets soumis à l'action du nitrate d'argent. Quand les doses sont trop fortes ou trop longtemps continuées, il en résulte une exagération des symptômes gastro-intestinaux décrits tout à l'heure : dyspepsie flatulente, pyrosis, gastralgie, inappétence, soif, nausées, vomissements, diarrhée, coliques, langue saburrale, avec ptyalisme, ou bien avec sécheresse et mauvais goût dans la bouche. A ces phénomènes se joignent la céphalalgie, le vertige, la somnolence, la fréquence, la petitesse et parfois l'irrégularité du pouls, l'oppression et une toux sèche. Les membres deviennent douloureux, tremblants ou agités de mouvements convulsifs, faibles, engourdis et enfin paralysés. On observe de l'œdème des paupières et des extrémités inférieures. Enfin, le sujet, conservant sa connaissance jusqu'au bout, ou bien.passant par des alternatives de délire et de coma, finit par- s'éteindre.
Si la quantité d'Acide Arsénieux était d'emblée tellement massive, qu'elle fût immédiatement toxique, onverraitse dérouler successivement les symptômes d'une phlegmasie plus ou moins violente du tube digestif et ceux qui appartiennent aux désordres des systèmes circulatoire et nerveux, les premiers pouvant revêtir la forme cholérique. Sensation de brûlure dans les premières voies, sécheresse et constriction de la gorge, hydrophobie, vomissements quelquefois bilieux, d'autres fois sanguinolents, douleurs de ventre et diarrhée muqueuse ou même sanguinolente, rareté et suppression de l'urine, crampes, refroidissement et sueur froide, tels sont les principaux symptômes observés au début. Ensuite, se manifestent les désordres nerveux: défaillance, syncope, convulsion, paralysie, insensibilité, délire et coma. La paralysie arsenicale est analogue(Christion , R. Leroy d'EtioUes), parfois identique (Gubler) à celle de l'empoisonnement saturnin. Premièrement elle frappe principalement les extenseurs ; en second lieu elle atteint surtout la région dorsale de l'avant-bras ; enfin elle laisse relativement intacts les muscles radiaux.
Les lésions observées aprèsla mort du côté du tube digestif sont delà rougeur, des ulcérations, des taches gangréneuses et des exlravasations
ACIDE ARSÉNIEUX, OXYDE BLANC D'ARSENIC, ARSENIC BLANC. 443 sanguines. Des phénomènes sennblables "se montrent du côté des organes de la circulation, de la respiration et de l'appareil génital et parfois vers les centres nerveux. Le sang du cœur est fluide et noirâtre. Ses globules sont déformés ou dissous en partie, à ce point que leur hémoglobine cristallise (Ritter).
A ces désordres anatomiques, il faut joindre une altération graisseuse des viscères, principalement du foie, identique avec la stéatose phosphorée. Cette dégénérescence décrite pour la première fois par Saikowski dans l'empoisonnement arsenical, a été retrouvée dans un cas par Lolliot.
L'arsenic,, absorbé par les muqueuses ou par la peau excoriée, ainsi que par le tissu cellulaire ou les organes profonds, ne tarde pas à paraître dans l'urine, où il est facile de le déceler à l'aide de l'appareil de Marsh et des procédés chimiques qui le mettent en évidence. Il s'élimine également par d'autres voies, et les éruptions arsenicales secondaires, de même que la blépharite, l'œdème palpébral et la salivation, sont vraisemblablement les indices du passage du métalloïde par les glandes cutanées, muqueuses et salivaires. L'élimination peut durer de quelques jours à six semaines (Gubler), et quand elle a cessé spontanément, il est facile de faire reparaître l'Arsenic dans la sécrétion urinaire en administrant de l'iodure de potassium, qui ne s'empare pas de l'arsenic pour l'entraîner au dehors, comme on l'admet généralement, mais favorise, selon moi, la dénutrition des organes, dont l'arsenic est devenu partie intégrante. Il est rationnel de penser que ce corps simple se substitue en partie au phosphore, dans l'albumine et le plasma, pour entrer ensuite dans la trame organique. Toujours est-il qu'on le retrouve en abondance jusque dans les cheveux (Gubler), et probablement dans l'épiderme et les autres éléments caducs, ce qui constitue encore une voie d'élimination.
L'ensemble symptomatique décrit ci-dessus ne concorde guère avec le tableau séduisant tracé par Tschudi et d'autres médecins, des sujets qui, en Styrie et ailleurs, font usage quotidien d'Acide Arsénieux, dans le but d'engraisser ou de se rendre plus apte à l'ascension des montagnes et pour ainsi dire voZaiz'/s, selon l'expression favorite des auteurs allemands. A la vérité, les arsenicophages ne font parfois usage que de composés arsenicaux peu absorbables (sulfure d'arsenic), ou bien ils n'emploient que des doses minimes de la substance toxique, ou du moins ils n'arrivent que lentement et par degrés à des quantités un peu fortes ; il est cependant permis de penser que les effets obtenus ne sont pas toujours aussi satisfaisants que les récits des observateurs tendraient à le faire croire, et l'appellation de tonique appliquée à l'Arsenic demande quelques réserves et quelques explications.
L'action pharmacodynamique de l'Arsenic a donné lieu aux théories les plus contradictoires. Certains auteurs, pressés de conclure d'après quelques faits mcomplètement observés, ont admis sans réserve que cemétaloïde agissait sur les sujets affaiblis, anémiés, cachectiques, en favorisant la combustion respiratoire, la rénovation des tissus et par conséquent la
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dénulrilion dont les déchets, en grande partie complètement brûlés, se retrouvaient h l'état d'urée, en excès dans la sécrétion rénale (Sabelin, G. Sée).
Mes observations cliniques m'avaient conduit à une manière de voir absolument inverse, dont on va lire l'exposition et qui fut consignée en termes identiques dans la première édition de cet ouvrage.
Au reste, malgré les adhésions (LoUiot, G. Sée) à ma théorie de l'arsenicisme reçues depuis cette époque, je continue à penser que le mode opératoire de l'Arsenic est encore trèsimparfaitement connu. Néanmoins on se rendrait,pour le moment,assez bien compte de seseffetsen admettantdesa part, soit par une action de présence, soit de toute autre manière, une influence modératrice directe ou indirecte sur la combustion respiratoire. La sédation deVhématocausie (oxydation du sang),vraisemblablementpar l'altération des globules sanguins ou bien par l'intermédiaire d'une action sthénique sur l'appareil nerveux vaso-moteur, donnerait la raison des effets fébrifuges et antipériodiques, de même que la moindre consommation des substances hydrocarbonées ferait comprendre l'emmagasinement de la graisse et l'augmentation de l'embonpoint, ainsi que l'aspect plus favorable de l'habitude extérieure du corps. Parle même procédé s'expliqueraient le calme des mouvements respiratoires et l'accomplissement plus facile de la respiration dont les exigences se sont abaissées. L'amaigrissement, la perte des forces, en un mot l'état d'étisie des animaux privés d'arsenic, après en avoir reçu pendant longtemps une ration journalière, dépendrait de la combustion exagérée, véritablement fébrile, qui s'emparerait de ces organismes habitués à l'action modératrice du poison. Enfin l'accroissement d'appétit, signalé chez les toxicophages et observé chez quelques malades dépend, selon nous, de l'irritation légère exercée sur la muqueuse gastrique, et en second lieu de la cessation du mouvement fébrile, qui entretenait l'inappétence. Quant à Tintolérance de l'écon®mie pour l'Arsenic, dès que la fièvre est tombée (Sistach), elle trouve son explication dans cette circonstance : que l'agent rencontrant moins de résistance, son effetdépasse aisément le but thérapeutique pour atteindre aux limites de l'intoxication. Il en est de même pour l'opium, la belladone, le sulfate de quinine et les autres médicaments héroïques qui, très bien tolérés par l'organisme dévié en sens contraire de leur mode d'action, déterminent des accidents rapides lorsqu'ils rencontrent une économiedont la tendance naturelle est conforme à leurs propres effets.
Substances synergiques, auxiliaires. — Les acides, les astringents, l'ergot et les autres agents toniques du système vaso-moteur, y compris le froid, ceux qui s'opposent à l'oxydation sanguine par un procédé quelconque, et notamment les cyaniques, sont les adjuvants de l'Arsenic. Les alcaloïdes du quinquina et les bromures alcalins ont une manière d'agir analogue. A part ses effets émétiques, l'antimoine serait de tous les médicaments leplus complètement synergique de l'Arsenic, ce qui justifie l'association préconisée par le docteur PapiUauddans ses préparations anlimonio-arsenicales.
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On lui attribue, comme à ce dernier, la faculté d'entraver la respiration globulaire (Schmidt et Brett-Scbneider, Mialhe).
Substances antagonistes, incompatibles. — Antidotes, contre-poisons. — Les stimulants difï'usibles et la chaleur, les alcooliques, l'opium surtout, peuvent être considérés comme les antagonistes et les antidotes dynamiques de l'acide arsénieux, dont les contre-poisons chimiques sont l'eau de chaux, la magnésie, le sulfure et le sesquioxyde de fer hydratés, le chlorure ferrique associé à la magnésie (Rouyer), lesquels donnent naissance à des arsénites insolubles. Les corps gras, d'après Chapuis, retardent beaucoup l'absorption de l'Arsenic.
Usages. — Si l'Arsenic agit principalement en diminuant les phénomènes d'oxydation et les actes organiques liés à la calorification, ce médicament doit trouver son emploi rationnel dans tous les cas oti l'état morbide est constitué essentiellement par l'exaltation de la combustion respiratoire, l'hypérémie des capillaires sanguins et les phénomènes de phlogose, avec ou sans mouvement fébrile, et dans ceux oh ce syndrome se rencontre comme élément morbide principal ou important. C'est en effet dans des conditions analogues que l'Arsenic a été administré avec le plus de succès, et c'est à ce titre qu'il justifie l'emploi pour ainsi dire hygiénique qu'en font les paysans autrichiens pour eux-mêmes, et les maquignons pour donner une belle apparence à leurs chevaux.
Il réussit particulièrement contre les fièvres et les cachexies palustres, à la condition toutefois d'être soumis à des règles qui en assurent l'efficacité. Les doses et le mode d'emploi, la durée du traitement, varient selon les cas et spécialement suivant qu'on veut obtenir des effets fébrifuges ou altérants.
La médication altérante se contente de doses faibles (5 à 10 milligrammes par jour, en deux fois); mais ces doses doivent être continuées un, deux ou trois mois sans interruption, ou bien avec quelques jours de repos seulement à la fin de chaque mois ; et le médicament, pour être mieux assimilé doit être pris au début des repas, soit dans de l'eau froide, soit dans une eau minérale naturelle arsenicale, ferrugineuse ou alcaline, telles que celles de la Bourboule, de Vichy ou de Bussang,
La médication antipériodique inaugurée par Slevogt, Fowler et Pearson Stokes Barton, Bréra, Fodéré, réclame ordinairement des quantités plus fortes d Arsemc (de 2 à 5 centigrammes dans les vingt-quatre heures) mi'il convient de prendre par fractions, afin d'empêcher l'action irritante locale et la révolte de 1 estomac, ainsi que les phénomènes généraux d'intoxication. Boudin a posé des règles qui pourraient se formuler de la manière suivante: 1° ouvrir le traitement par un éméto-cathartique ; 2» donner Arsenic en plusieurs prises, la dernière deux heures avant le retour présumé de 1 accès ; attemdre rapidement la dose maxima en la fractionnant
llZT '"u n ' défaut ab isse
propo onnellement a quantité journalière de fébrifuge et en faire prendre une partie par le rectum ; élever la dose plus ou moins, selon l'intensité