‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 230 sur 384 · SUBST-VNCES ANTAGONISTES INCOMPATIBLES. — ANTIDOTES, CONTRE-POISONS · texte numérisé non relu

SUBST-VNCES ANTAGONISTES INCOMPATIBLES. — ANTIDOTES, CONTRE-POISONS

Les antagonistes de l'Ammoniaque sont les abincitants de toutes sortes : le froid modéré et soutenu, les acides, les astringents, les délayants, les purgatifs. Tels sont aussi ses antidotes dynamiques.

Ses contre-poisons physiques et chimiques sont : pour la première catégorie le charbon; pour la seconde, les acides, et spécialement ceux qm, étant volatils comme le vinaigre ou l'esprit de sel, peuvent se corabmer dans l'atmosphère avec le gaz ammoniac.

USAGES, DOSES ET MODES d'emploi. - Les usages de l'Ammoniaque se déduisent rationnellement de ses propriétés physiques et chimiques, ainsi que de ses effets physiologiques.

En qualité d'alcalin, elle peut servir, aussi bien que la potasse ou la soude, à saturer les acides. On doit même la préférer aux bases fixes lorsqu'on a besoin d'obtenir en môme temps des effets stimulants. Elle peut être utile chez l'homme, dans le météorisme dû à l'accumulation de 1 acide carbonique ou de l'hydrogène sulfuré, et les vétérinaires 1 ^™Pl°';^^/^^quemmentpour combattre cette distension énorme du ventre par le gaz sulfhydrique, qu'on appelle \^ panse, et qui résulte, chez les rummants, de n.gJstion d'une trop'grande quantité de luzerne ^-che. Le moyen e^t moins recommandable dans la médecine humame parce qu . d une pa t, "n'est pas exempt d'inconvénients aux doses où i faut ^ -^Pl^y-^;^^;^^^-^ d'un autre côté, on le remplace avantageusement par 1 eau de chaux ou Vhvdrate de oeroxyde de fer, qui sont innocents.

I aie d'irntant'et de caustique, l'Ammoniaque ^^^^^^ de la médication révulsive. Suivant le mode d'emploi, elle es ^ -^^^^l^^^^^^ vésicante. Le vésicatoire ammoniacal présente sur celui q^^/^^rb^ T tharide des avantages considérables, lorsqu'il s'agit de ^^.^^«^^^^f/^ ^^^^ médicaments par la voie endermique ; il se fait aisément et .^'^^^ "^^^^^^ Yoici de quelle manière: on imbibe d'Alcali volatil très ^-^/.^q-^^^^^^^^^; délie épaisse de flanelle ou d'amadou d'un diamètre determmé, o^^^PP^^"^ sur la peau laissée à découvert par un morceau de ^^^^^y'^^]^;^^^^^^ d'une fenêtre circulaire de la grandeur qu'on veut donner au vé.icatoir , puis on la recouvre d'un morceau de taffetas ciré. Ou b>en on tremp ans fa liqueur caustique une boulette d'ouate qu'on enferme dans ^é^^^ou dre ou dans un verre à liqueur qu'on renverse ensuite ^'^^U^^^^^ pour être le siège du vésicatoi. e. Au bout de trois ou quatre jnu^^. on

s'assure des effets produits, et, si l'action est ^"^"^««^"^''^''".^f^d. on r on nl.PP M lis dès que l'épidcrme est légèrement soulevé et ridé, on " T . net 'a m rei \uis ou détache la pellicule épidermique en la ^^::v^: le ^S^ulùvLt d'un liuge. ou bien en la saisissant avec une

pince. Une fois le derme mis à nu, on attend un peu qu'il se soit fait une rosée séreuse à la surface, et après l'avoir essuyée doucement, on verse dessus la poudre médicamenteuse. Une rondelle de taffetas ciré, retenue en place par deux bandelettes de diacliylum entre-croisées, complète le'pansement. Le même vésicatoire peut absorber deux ou trois jours de suite, seulement il faut avoir soin d'en frotter à chaque fois la surface pour enlever une pellicule plastique qui ne manque pas de se reproduire entre deux pansements, et qui s'opposerait à la pénétration de la substance active dans le réseau capillaire du derme.

La pommade de Gondret, formée de parties égales d'axonge et de suif de mouton, avec une quantité équivalente d'Alcali volatil à 0,92, est un moyen commode de faire un vésicatoire ammoniacal. Il suffit d'en étaler une couche sur la région de peau circonscrite par l'ouverture d'un morceau de diachylum préparé d'avance et mis en place. La vésication est produite au bout de quelques minutes quand la pommade est bien préparée.

Autant il est commode d'employer l'Ammoniaque à la vésication restreinte réclamée par la méthode endermique, autant il serait dangereux de s'en servir pour obtenir de grands vésicatoires nécessités par la médication révulsive. J'ai vu apporter en 1865 à l'hôpital Beaujon un cholérique dont toute la région épigastrique avait été profondément escharifiée jusqu'aux muscles, dans une étendue de vingt centimètres de diamètre, par un vésicatoire ammoniacal.

L'action caustique de l'Alcali volatil est utilisée dans d'autres circonstances, particulièrement contre les morsures de vipère et les piqûres d'abeilles, guêpes, tarentules, scorpions et autres animaux venimeux. Il présente l'avantage de pénétrer dans les solutions de continuité les plus étroites et d'atteindre le fond et les anfractuosités d'une plaie.

Mais il ne faut guère compter sur lui pour empêcher l'action des venins ou des virus un peu puissants. En effet, mélangé à de l'Ammoniaque, le venin de la vipère reste actif (Pontana), et il doit en être de même pour le venin plus violent encore des serpents. Pas davantage l'Ammoniaque ne peut neutraliser dans une plaie le virus rabique, une pareille cautérisation reste toujours illusoire; et de même encore le virus charbonneux lui résiste absolument (G. Colin, d'Alfort).

Sous une forme un peu atténuée, mais encore assez fortement caustique l'Ammoniaque a été conseillée par Fouquier et Lionet d'abord, contre les phénomènes spasmodiques de l'accès d'asthme. Ducros (de Marseille) l'a ensuite préconisée sous le titre de cautérisation rétro-pharyngienne. C'est un excellent palliatif dans le cours de diverses affections de l'appareil respiratoire caractérisées par du spasme bronchique et par une sécrétion très visqueuse donnant lieu à des raies sibilants, ou bien par la paralysie des voies respiratoires accompagnée de bronchorrhée. Je l'ai vu une fois, entre autres, dissiper comme par enchantement des symptômes de suffocation par écume bronchique, qui paraissaient devoir entraîner une mort prochaine. Seulement l auteur de la méthode était dans l'erreur quand il rattachait l'effet

théraoeulique à la cautérisation de la paroi pharyngienne postérieure et à l'irritation de voisinage produite sur les nombreux rameaux nerveux qui lon-ent le devant et les côtés de la colonne cervicale. Quand j'ai évité d'atteindre la partie postérieure du pharynx, le succès immédiat n'en a pas moins suivi l'application du moyen. Le résultat paraît d'autant plus satisfaisant, que le malade, en exécutant une inspiration spasmodique, introduit nlus'de gaz ammoniacal dans les voies aériennes.

Concluons en conséquence qu'il est au moins inutile de rechercher 1 action caustique sur le palais, le voile ou le pharynx, et qu'il faut au contraire tâcher d'obtenir l'aspiration des vapeurs ammoniacales par l'appareil pulmonaire Aussi, au lieu de diluer l'Ammoniaque, convient-il, à mon avis, de l'employer sous forme concentrée, de manière qu'elle émette beaucoup de vapeurs. Seulement il faut avoir soin ^'exprimer le pinceau de charpie, afin quïl ne dégoutte pas, et que même il ne mouille pas les surfaces muqueuses de l'isthme guttural qu'il peut toucher accidentellement.

Sans ces précautions, l'application, telle qu'elle est habituellement pratiquée, détermine quelquefois des accidents fâcheux d'inflammation erylhemateuse, ulcéreuse et ulcéro-memhraneuse. 11 est aisé de concevoir que la suffocation immédiate, par le spasme de la glotte, ou éloignée, par 1 œdème du pourtour de l'orifice supérieur du larynx, pourrait être la conséquence de l'introduction d'une goutte d'Ammoniaque caustique dans 1 entrée des voies respiratoires. Du reste l'événement a quelquefois justifié ces pr visions, puisqu'on cite des cas de mort subite à la smte de la can e n^aa-L pZynlenne pratiquée sans les précautions recommandées plus

Comme stimulant diffusible, l'Ammoniaque se donne à l'intérieur dans le but d^^ ovoquer la sudation, de ramener la chaleur, de relever les force momentanément affaissées, ou de calmer certains dj-rdres nerveux C e t SnsTqu'on en fait usage dans la première période d'une maladie de efroid"s ment! dans les ûivres exanthématiques dont l'éruption "^^^^ des affectiins algideset adynamiques, dans le ^^^^f f//-^//^^^^^^^^^^ termittente, et aussi dans les maladies

est l'expression de l'hyposthénie ou au moins du dé aut ^^^^^"^^^21^ exemple dans les névroses anémiques et chlorotiques ; l'hystérie, le delu tum

^Tlmmoniaque est un type de ce que les anciens appelaient des alexi- Dharmaques et des alexitères, c'est-à-dire de ces stimulants héroïques t^aZTon attribuait le pouvoir de combattre et de vaincre tous les poisons e qui jouissent réellement de la faculté de soutenir l'organisme dans a lutt et de rendre son triomphe plus facile, soit en f veloppant es f^^^^^ res Lissantes au moyen de l'excitation vasculaire, soit en favori ant éh m na i n d a cause morbifique à l'aide d'une sudation abondante. L Amnue es donc indiquée contre tous les poisons stupéfiants et dans la T ? dp to neur de Wsidité, de coUapsus, d'un grand nombre d'affections

AMMONIAQUE LIQUIDE OFFICINALE, AMMONIAQUE PURE. Sil

empoisonnements par l'acide prussique, le tabac, l'alcool, la digitale, le chloroforme (Occhini) et les aiieslhésiques, etc.

Halford conseille les injections intraveineuses d'Ammoniaque diluée (1 p. d'alcali volatil caustique pour 2, 3, o p. d'eau), pour conjurer les funestes effets du venin du serpent. Il a pratiqué cette opération chez dix sujets, et il en aurait sauvé neuf. Cette méthode, renouvelée de Fontana qui l'avait trouvée impuissante dans le cas de morsure de vipère, est absolument inefficace aussi contre la piqûre des serpents (Fayrer, Commission anglaise, Le Roy de Méricourt, etc.), et ne saurait être recommandée.

Dans les empoisonnements par les agents stupéfiants, l'Ammoniaque n'agit pas seulement par ses qualités propres, elle sert encore d'adjuvant très puissant aux médicaments spéciaux réclamés par l'état du sujet, tels que l'opium et surtout les stimulants réputés antispasmodiques : valériane, musc, castoréum, gommes-résines des Ombellifères, etc. L'Alcali volatil se comporte avec ces derniers agents, dont il double la puissance, comme l'essence de copahu à l'égard des autres huiles essentielles et des parfums en général,

L'Ammoniaque constitue un remède populaire pour dissiper l'ivresse. Il est difflcile, dans ce cas, de se rendre compte de son mode d'action. Cependant on peut supposer qu'elle hâte l'élimination de l'alcool en prenant sa place, et qu'elle en contrarie l'action stupéfiante.

Mentionnons, en terminant, une application de l'Alcali volatil fondée sur la vive excitation qu'il détermine dans les voies respiratoires. On en fait respirer la vapeur aux sujets menacés de syncope, de vertige ou d'attaques épileptiques (Pinel). et ces inhalations ont le pouvoir de raminer les uns et parfois de soustraire les autres à l'accès convulsif. Ces mêmes vapeurs sont encore mises à profit dans l'attaque d'àsthme, comme je lai dit déjà, la coqueluche, la phtisie même avec état catarrhal nrédommant et dans les affections catarrhales des voies respiratoires, surtout pour désobstruer les canaux aériens des mucosités qui les embarrasspnf en rendant celles-ci plus abondantes et moins épaiLs L'Imm nirqu ' en somme, joue ici le rôle d'expectorant. ^lumoniaque,

A l'intérieur, elle se prescrit à la dose de 5 à 10 gouttes et in.nn':^ 9n „ , tes dans un véhicule approprié : infusion ^vomîZne "^^^^^^ mulante.On l'associe très souvent aux soirituPUT If . k , ' ^ d'anis, dementhe;auxessences ^ -des' c^^^^^^

l'opium. VFau de Luce ou Fsm-ii ^ 4 ^ la valériane et à

de'ces associaUons; V l^ZlI^^l^^^ZZlr::;:: T 'T'' donne à la dose deiOà 30 KouUesiInn. i première se

mes du second dans une pol" ™ """'"^ 0» met 2 à 4 gram-

Pour l'usage externe, on nresrrif nr^rr..^ m«u votai/ ou ammoniacal ZllT^r

etde 00 parues d'huile d'=™aSles r°""'r P""'^' de lérébenlhine, ce qui donne le If 2, / ^''J™'^ <le l'essence

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