CHLOHURE DE CHAUX SEC, HYPOGIILORITE DE CHAUX
rares ainsi que de l'urée, concurremment avec une diminution de l'acide urique.
Substances synergiques, auxiliaires. -- Les congénères pharmacodynamiquesdu Chlorure de Chaux sont les hypochlorites, et plus généralement les antizymotiques, c'est- à-dire les moyens d'empêcher les fermentations et spécialement la putréfaction.
Substances incompatibles. — Antidotes, contre-poisons. — Voy. Chlore. ^ Usages. — Modes d'emploi et doses. — Depuis Masuyer et Labarraque, l'Hypochlorite de Chaux sert principalement comme désinfectant et antiputride. On en projette la solution sur les parquets, ou sur les objets à l'usage des malades pour détruire les émanations nuisibles. Je rappelle ici que son action anti-miasmatique ne peut être réelle, comme pour le chlore, qu'à doses massives et dangereuses. On l'applique également avec plus d'avantage cette fois, sur les ulcères fétides, sur les plaies gangréneuses, et l'on en obtiendrait les mêmes services contre les plaies virulentes et les ulcérations ou collections renfermant des poisons morbides (chancres, pustules varioliques, etc.). Les effets préservatifs des aspersions et des fumigations de Chlorure de Chaux, à l'égard des agents infectieux ou contagieux de la rougeole et de la scarlatine, du typhus et de la fièvre typhoïde, du choléra et de la fièvre jaune, sont moins bien établis.
En revanche, l'Hypochlorite de Chaux administré à l'intérieur passe pour un contre-poison de l'acide sulfhydrique, du sulfhydrate d'ammoniaque du sulfure de potassium et de l'acide cyanhydrique. En se mettant sous le nez un mouchoir de poche imbibéde solution de Chlorure de Chaux, on peut impunément traverser des espaces remplis de gaz hydrogène sulfuré C'est là la seule action antidotique réelle du Chlorure de Chaux, impuissant à agir dans l'empoisonnement par l'hydrogène sulfuré ou l'acide prussique.Cette même solution peut être employée avec avantage contre les affections cutanées parasitaires (gale, teigne) et contre les ophtalmies d'un caractère contagieux
Enfin, à l'intérieur, Reid a employé avec succès l'Hypochlorite de Chaux dans les fièvres épidémiques d'Irlande, à la dose de S à 30 centigrammes dans une potion. Pereira l'a vu produire de bons effets dans les fièvres malignes Il s est, dit-on, montré utile dans certaines maladies pulmonaires et la dysen erie. L'Hypochlorite de Chaux agissait sans aucun doute dan cette dermère affection comme antiseptique par rapport aux mat ères pu trides et sanieuses contenues dans l'intestin. 11 n'avait nas mon n d'autre utilité dans les maladies infectieuses contre les .le lés onT a rT
neral'" ' ""^^ ^"'^"--^ d'admettre q 1 2
n utrahser les poisons morbides dans le sein de la masse sanguine Voy Chlore et Sulfite de Soude), et, d'un autre côté, il n'est nas nermis J'?n voquer son action sur les émonctoires et leurs produi , n's "que " a ai"t P ur le sulfite de chaux, puisqu'il est démontré que l'Hypochlori te terreux ne passe pas intact dans la sécrétion urinaire ^Pocmoriie terieux
On fait usage de lotions, de ganiar '^smes, de lavements, à^injections etc au chlorure de chaux. Ces moyens sont actuellement délaissés Ciirii.iiii et LAliiiiiij, :jt édition
CllLORUUlî FIÎRIUQUE DISSOUS.
CHLOROBE FERREUX CRISTALLISÉ, PROTOCIILORUBE DE FER,
^TaZf:7e:Z..^ présente sous deux états : anhydre et hydraté. Ce Le ^H^o; est usité en médecine. Il est en cristaux légî.,re-
"„"; ve dui-e! soi;^"e"ians l'eau et l'alcool, insolubles dans l'éther. S'ap- Tv nt e ài^que les préparations ferrugineuses insolubles se trans orl'estomac en Protochlorure de Fer, Rabuteau a pensé qu il était rr^d'S l'absorption stomacale ou intestines '^-^^^^ . . r ;in <;p« PTniinences para ssent démontrer qu en eUet le f rotocuiu T:mo:iCZ:L propriétés reconstituantes des préparat^ns Zrtiales les plus actives ; qu'il est facilement toléré en raison de sa solu
TalbeuT:— Il riréSH'tir, et, pour leconserver et radminis- J? fa,on commode, il est n^^^^^^^^^^^^
Srlgées II :nTi';:m!:::sT/. l .:^<>l^oJ de ^er, . ,a dose de 5 . 6 "'oiT tro'^du Protocblorure de Fer dans les eaux naturelles d'Alexisbad et de Bukowine.
CHLORURE FERRIQUE, SESQUICHLORmE DE FER, PERCHLORURE
DE FER, Chloruretum ferncum. ^H. t Ferrum sesqui-
Angl. : Sesquichloride of Iron, Perchlonde of h on. Aii.
chîoratum, Eisenchtorid médicaux, mais il constitue
Le Chlorure ferrique, Fe^Cl^, n a pas d usag ^^^^ la partie active de la préparation smvante, dans laquelle proportion de 26 p. 100.
CHLORURE FERRlOtE ^--.S^^^^^^^^^ ^ SOLUTION OFFICINALE DE PERCHLORURE DL l^l. ,
ferricum, aquâ solulum p^^^^^^^rure de Fer est probablement le plus
ACTION PHYSIOLOGIQUE. - Le Percmoru énergique de tous les astrmgents. ^ est, sans auc ^^gborne .ante des préparations martiales pour ses et caustique
pas à produire l'astriction des «^^^^ ^^'^^^^^^^^
Lsqu'il est en solution concentrée, ™f ^^"^.^^^^^Pf^^^^^^^^ q,e les autres „,ètre de Baumé. A ce degré, U -^S'^^^^ ^'^^^ ^ e, brunâtre. Quand substances protéiques, et forme une eschaie ^"Pe ^^^^^ perchlorure fer-
réb'ira:= ofsrt rrr ^a^es de
solution concentrée. matières albumi-
„r rrrd:s";;eS:s^:r et-^létre sous cette forme dans la
CHLORURE FERRIQUE DISSOUS. 678
circulation. L'absorption en est d'autant plus facile que le coagulurn albumineux formé par le Perchlorure de Fer se redissout dans un excès du sel ferrique et aussi dans de nouvelles proportions d'albumine, ainsi que je m'en suis assuré par des expériences faciles à répéter. Quelques chimistes assurent qu'il se décompose au contact des matières albuminoïdes et devient du protochlorure. C'est celui-ci dès lors qui agirait dans l'économie (Rabuteau). Cette question est à revoir.
A doses élevées, le Perchlorure de Fer passe, quand il est ingéré, pour antiphlogistique, antipyrétique et astringent. Il aurait alors le pouvoir de produire l'astriction des tissus, de rétracter les vaisseaux sanguins et par suite de diminuer les hypérémies morbides et l'écoulement du sang hémorrhagique. Ces faits me paraissent ressortir plus particulièrement des observations cliniques et doivent être admis, malgré les affirmations contraires de Nothnagel et Rossbach, qui refusent au Perchlorure de Fer ingéré toute propriété hémostatique.
L'excès de Perchlorure de Fer non absorbé agit comme astringent sur le tube digestif dont il stimule d'abord la conlractilité, ensuite il amène la constipation et colore en noir les matières fécales.
Usages. — Modes d'administration et doses. — La plus haute puissance de la Solution officinale du Codex ne dépasse pas 30° avec une densité de 1,26. Il en est de même de celle d'Adrian, qui, bien qu'elle rougisse encore énergiquement le papier de tournesol, se distingue par sa parfaite neutrahté chimique, ce qui lui enlève beaucoup de ses propriétés irri-^ tantes, caustiques, et lui donne une supériorité incontestable dans la médication interne. Il existe enfin une solution à 45" B. caustique.
L'addition de proportions plus ou moins considérables d'eau distillée donne à la liqueur fondamentale des titres décroissants depuis 25" ao- 1^<* jusqu'à 10» B. , " , lo
Les premières applications du Perchlorure de Fer, faites par Pravaz et
v~x et n ^^^'7^"^'-^ coagulation du sang dans^ les vaisseaux et la cure des anévrysmes. Aujourd'hui ce composé est également usi é en médecine et en chirurgie, et la monographie du do curant eau, médecin de la Roquette, constate le rang élevé qu'il occupe dans h thérapeutique mterne et externe. i "i^tupe aans la
En même temps qu'elle s'est généralisée, la méthode de Prava. s'est mob ux et Gir iVrr expérimentaux obtenus à Alfo t par Gou-
pour obtenir u'n caili;
non fluidiflable, il ne faut pas se se v de ]. .ni r "r"''-"'' OU40O B., mais bien de la soL ion normale du V. /^ T escharotique à 43caillot d emblée bolide il ne faut nn, r . . ' "'^ L'opération consiste à i^ ec^'d ns iVn^^ Tf' '''^ à l'aide de la petite seringue ma^i^é nTr P ' 'T'''' anévrysmale. Luer des trnntiP., H« c.i . ™f,Smée par Pravaz ou de la modification de
de sang à coaguler. «^eviysme, et conséquomment de la masse
CHLORURE FERRIQUE DISSOUS.
Le m-emier phénomène produit est la solidification du sang touché par le sel ferrique {caillot primitif) ; immédiatement après vient la coagulation spontanée du sang arrêté par ce bouchon solide (caz7/o^ .econ^a.-e). Puis rénanchement de lymphe plastique dans le canal de 1 artère amène 1 adhésion du coagulum à ses parois. Ultérieurement se fait la résorption des parties chimiquement désorganisées, l'hypertrophiedela tunique moyenne, l'enkystement du caillot, la disparition du caillot secondaire et des exsudats plastiques; enfin l'occlusion de l'artère.
Mais il survient parfois des accidents, savoir : la désagrégation et la lormation d'embolies multiples'; la dissolution de la masse coagulée, smt immédiatement par un excès de Perchlorure, soit plus tard, par le choc du sang qui vient battre contçe l'obstacle ; l'inflammation suppurative du sac, la gangrène des parties circonvoisines, et la mort peut arriver, soit comme conséquence des désordres locaux, par le fait de l'infection purulente ou de la migration des embolies. La liqueur de Piazza : Perchlorure liquide, chlorure de sodium, - 15 grammes; eau, 60 grammes; passe pour moms dangereuse et malgré tout très efficace comme liqmde coagulant.
L^iection de la solution officinale de Perchlorure de Fer a été pratiquée également dans le but d'obtenir la cure radicale des varices ou des tumeurs érectiles Cette solution constitue un topique puissamment styptique, très fréquemment employé contre les hémorrhagies traumatiques ou du moins xeternes c'est-à-dire occupant une région directement accessible tel que e col ouïe corps de l'utérus (Guersant, etc.). En Angleterre, Barnes l'a surtout préconisé à la dose d'une partie dans 4 d'eau, pour enrayer les hémorrhagies de la délivrance. Il n'a eu que de rares imitateurs en France .
On peul s en servir de même pour modifier des plaies de mauvais caractère Conser la cicatrisation des trajets ^^^'^^^^^^ des meilleurs cathérétiques à opposer aux accidents pr mitifs de ^ ^"S-^ maligne, diphtérique, gangréneuse, o^«Pb^^él°:^^P^ "^^^^^ ne cautérise pas profondément, et ne fait, pour ainsi dire, que tanner momifier les pellicules couenneuses et les eschares.
Diluée, la solution normale constituerait un bon ^od^ificateur loca de la blennorrhée et de la leucorrhée (Barudel, Guibert De eau P--t un l>Qmmade au Perchlorure ferrique contre la teigne, 1 acné, la mentagre rlivprses dartres rebelles. ^.
Que ^ues goutles de solution à 20-. instillées enfe les pa"P-è«s «n^ réussi l faire disparaître des p»nnus et des kératites vascu tares (Fo l n GosseUn.Nélaton, etc.). La solution à 45- est réservée le, cas où l'on a besoin d'une action caustique ; par exemple quand Usa ' e caûl .°ser un chancre et de neutraliser le viras sypbiliUque ou b en de d truire des végétations, des tumeurs érectiles (^';""-";^^" A ïbiéry), de désinfecter des tumeurs cancéreuses ulcérées et s..gnantes
'"a l'i!ÎLieur le Perchlorure de Fer a été administré avec succès à la dose deti rw gouues de solution normale, soit en (Deleau), sod en
CHLORURE FERRIQUE DISSOUS. «'T
potion dans les hémorrhagies viscérales, notamment dans le purpura hœmorrhagica. On l'a donné aussi dans la diarrhée chronique, même dans la bronchite et le catarrhe pulmonaire (Deleau), dans les pyrexies, telles que la fièvre puerpérale ou la fièvre typhoïde, et plus récemment dans l'érysipèle, afin de diminuer l'intensité de la fièvre, de la phlegmasie cutanée et d'abréger la durée du mal (Bell, etc.) ; dans la variole (Guipon, de Laon), hémorrhagique ou autre, pour rendre l'affection en quelque sorte abortive, c'est-à-dire à atténuer ou supprimer la fièvre de suppuration ; dans le rhumatisme articulaire aigu (Russell Reynolds). Enfin Cesarini le recommande contre certaines dermatoses avec tendance cachectique : purpura simplex, ecthyma, impétigo; ou, topiquement, contre les ulcères scrofuleux ou syphilitiques.
Quand on veut obtenir les effets astringents immédiats de la solution de Perchlorure de Fer, il faut l'administrer isolément et plus ou moins étendue d'eau, selon le cas. Ainsi, pour agir localement sur l'œsophage ou sur l'estomac, soit pour en arrêter les hémorrhagies, soit pour les tonifier, on prescrira le sirop ou une potion de 20 à 30 gouttes de Solution officinale ; eau distillée, 100 à 150 grammes, et sirop de sucre, 15 à 30 grammes, sans addition d'aucune substance organique capable de réduire le Perchlorure.
Pour fortifier l'action astringente, anticatarrhale et hémostatique du Perchlorure de Fer, il est bon de l'associer à diverses substances synergiques, telles que l'ergot ou ses préparations, les balsamiques, et spécialement les huiles essentielles.
Je le prescris avec l'essence de térébenthine et l'ergot contre l'hémoptysie, l'hématurie, les métrorrhagies, etc. Guibert donne la formule suivante contre la blennorrhagie chronique : Solution normale de Perchlorure de Fer, 2 grammes; ergotine de Bonjean, 3 grammes; extrait oléo-résineux de cubèbe 5 grammes. Pour 50 pilules.
Le professeur Marcacci emploie un Perchlorure double de fer et de manganèse pour aviver les trajets fistuleux, exciter le bourgeonnement des plaies et hâter la cicatrisation des os et des parties molles. Il s'en sert également pour la cure de l'hydrocèle, mais la solution ne doit marquer que 6°.
Afin d'augmenter les propriétés coagulantes du sel ferrique, Adrian conseille de l'unir à un chlorure alcalin et recommande la formule : Solution de Perchlorure de fer à 30°, 25 grammes; chlorure de sodium, 15 grammes ; eau distillée, 60 grammes.
De son côté, Jeannel propose un nouveau Perchlorure de Fer contenant cinq équivalents de protoxyde de fer, ce qui donne la formule Fe^ CP + 3 Fe20^ et auquel il attribue la propriété de former un coagulum stable, ne pouvant se redissoudre, et d'être peu douloureux pour les surfaces avec lesquelles il est mis en contact.
Les injections de Perchlorure de Fer se font avec 1 à 2 ou 3 grammes au plus de solution normale dans 150 grammes d'eau pure ou de décoction de guimauve et de pavot. On prescrit parfois le suppositoire h 0,10 (W. Leeper) comme agent d'hémostase dans l'épistaxis ou dans la métrorrhagie ; lapom-