PHOSPHATE TRICALCIQUE, PHOSPHATE BASIQUE DE CHAUX, ETC
Dnnuesnel a fait une remarque très importante, c'est que le Phosphate de Chaux contient parfois jusqu'à 0-,66 p. 100 de plomb, soit 5 centigrammes de ce métal pour 10 grammes de Phosphate, proportion considérable et qui rendrait dangereuse l'administration prolongée de ce sel terreux ACTION PHYSIOLOGIQUE. - Le Phosphate tribasique de Chaux ne Produit aucun effet topique appréciable; seulement, en raison de son état pulvérulent, il constitue un absorbant mécanique. Par la prédominance de son principe terreux, il agit comme antacide.
L'absorption s'en effectue lentement à cause de sa faible solubilité dans les acides peu énergiques des premières voies, de telle sorte que a majeure partie s'échappe de l'organisme avec les fèces (A. Sanson etc.). Mais cependant il n'est pas impossible, à l'aide d'une B^^^^e persévérance dan l'usage de ce médicament, de le faire absorber en quantité notable. Il s agit de savoir quelles sont les conséquences de cette «'j^^'-P^^^^'^ leurs (Mouriez, Rabuteau, etc.), et Dusart a repris cette ^^^-/ P-^^^f;^ tenir avec beaucoup d'énergie, ont affirmé que P^^P^^^ .^^n^^^^^^^ un stimulant de la nutrition et qu'il favorise e P^^^^^^ ^"i!-^!^"^^^^^^^ tandis que d'autres physiologistes (W. Edwards, ^-ske et Wddt, Ch r^^^ T estaee Paquelin et Jollv, etc.), ont soutenu que cet agent n a pas d action Sr:— ou m.m;'qu'i/l'entrave. Cette ^erniè-l^.on^e^^^^^^^^ vraisemblable par les intéressantes expériences de Chéry-Lestage, qui "ocrent une perte de poids chez les jeunes -i-u~ .forcé des phosphates. De telle sorte que l'action de ^««/S!^^^^^^^^^^^^^ ment tonique sur les premières et les secondes voies. Le Triphosphale Qe rux. pTexemple, ^après Caulet, se décompose Pf ieUement d^^^ tomac sous l'influence de l'acide du suc gastrique, il y a ' chbnire d calcium et de biphosphate de chaux. Le premier es -l"ble et Aillent absorbé, le second passe dans l'intestin - ^^0"^^^^^^^ phate alcalin soluble et phosphate tribasique qui précipite sur la muqueu
intestinale et devient ainsi anosmotique. .^„,«„^ «ne les phos-
Pour les végétaux, c'est autre chose, il n'est pas do^^eu^ que les pùo phates en excès ne favorisent leur développement, amsi «l^/^jf ^^f, particulièrement des belles expériences de G. Ville Les aks é^u mineuses ont besoin de phosphate de chaux, elles l'accumulent dans leu lines surtout et c'est dans celles-ci que l'homme va P^^/^ ^^^^^^^^^^ 'quantité physiologique qui lui est nécessaire. Ce P^^^^^^^^^ non pas celui du chimiste, joue le rôle utile dans ^ -g^^^ ^ nos aliments contiennent généralement plus de Phosph^^^^^ nous n'en pouvons absorber, et ils nous fourni sent ce s en q P que suffisante pour le développement e "^j^^^^;^^ phate calcique chimique qu'on ^ «"drait intégrer de foice d ë il n'a qu'une valeur physiologique tout à fait douteuse comui g
nutrition. , i'.,,.;na aL s'éliminer avec
Le Phosphate de chaux absorbé peut passer par 1 uune et
elle, très probablement.
PHOSPÎUTE TRICALCIQUE, PHOSPHATE BASIQUE DE CHAUX, ETC. 867
Substances synergiques, auxiliaires. — Ses semblables sont le Phosphate neutre de Chaux, l'hypophosphile ou le phosphite de la même base et le gummate de chaux, qui lui serait même préférable, d'après Sambiic. En qualité de phosphate, la Ter7'e d'os a pour synergiques les autres combinaisons d'acide phosphorique avec les bases, par exemple le phosphate de fer, et même le phosphate de magnésie. Par sa base terreuse il agit à la manière des autres sels de chaux, et peut être remplacé par les coquilles des Mollusques, les concrétions dites yeux d'écrevisse, par les os en nature, ou par les cornes osseuses du cerf et des autres ruminants voisins. Ses adjuvants comme antacide et absorbant mécanique sont les astringents, les aromatiques et les narcotiques ; comme reconstituant, ce seraient les autres agents de la médication tonique analeptique.
Substances incompatibles. — Comme absorbant, le Phosphate de Chaux est incompatible avec les acides ainsi qu'avec les laxatifs et les irritants des muqueuses.
Usages. — Modes d'administration et doses. — Le Phosphate de Chaus:, à titre d'absorbant antacide, remplace quelquefois avantageusement le carbonate calcaire et les préparations analogues.
Le Phosphate calcaire convient également à ceux que l'huile de foie de morue dérange, parce que, sans agir exactement de même, il constitue cependant un élément de restauration et de force. Ce composé a été indiqué, théoriquement peut-être, comme aliment plastique dans le ramollissement des os chez les enfants et les adultes, dans le cas de fractures des os, de mal de Pott, de rachitisme, dans la grossesse, la phtisie pulmonaire, et les débilités en général.
Mège-Mouriez a fondé sur cette considération l'emploi de diverses préparations alimentaires formées de farine de froment et de Terre d'os. Piorry conseille le Phosphate de Chaux jusque dans le ramollissement intlammatoire accompagnant la carie ou la tuberculose osseuse.
Depuis que la vogue s'est emparée de ce médicament et qu'il trouve son emploi, discutable, dans les cas malheureusement trop nombreux de cachexies diverses, d'états de langueur et d'anémie et surtout de diathèse tuberculeuse, de nombreuses préparations ont été mises à la disposition des praticiens. Les plus connues sont la Liquew et le Sirop de lacto-phosphate de chaux (de Dusart), la solution de Chlorhydrophosphale de chaux (Coirre), auxquelles la présence des acides lactique ou chlorhydrique communique des qualités eupeptiques en même temps qu'eutrophiques. On en prend une cuillerée à dessert ou à soupe au début de chaque repas. Lorsque 1 acidité de ces préparations paraît excessive ou désagréable, on peut recourir au Sirop de pho^>hate de chaux neutre, tel que celui de Tisy
Le Phosphate de Chaux entre dans la décoction blanche de Sydenham et dans es diverses poudres absorbantes ou reconstituantes de Kuchenmeister et Réveil. Bouchardat propose, comme agent réparateur, la graine de moutarde blanche recouverte de son poids de Phosphate de Chaux avec un cinquantième de phosphate de fer, dont il fait prendre une ou deux cuiUe-
868 PllOSPllOUE BLANC, FllOSPllOUli NORMAL, PHOSPHORE OHDINAIRE. rées par jour, llien n'empêcherait de l'administrer en poudre, mélangé aux aliments ou bien enveloppé dans du pain azyme, à la dose de quelques grammes par jour.
PIIOSIMIORE BLANC, PHOSPHORE NORMAL, PHOSPHORE ORDI- NAIRE, Pkosphorus.
Angl. : Phosphorus. — AU. : Phosphor.
Le Phosphore, Ph, se rencontre à l'état de phosphate dans le règne minéral, à l'élat d'acide phosphorique libre ou combiné avec la chaux, la potasse, le fer, dans beaucoup d'espèces végétales. Enfm il fait partie des os et de la substance nerveuse des animaux. Les feux follets des cimetières et des marais sont formés d'hydrogène phosphoré spontanément inflammable provenant de la décomposition des matières organiques.
Ce corps simple se présente sous forme de cylindres ou de baguettes triangulaires, d'aspect corné, de couleur un peu ambrée, d'une odeur légèrement alliacée. Il fond à 44°,2, est presque insoluble dans l'eau (O'-s', 227 p. 100), très peu soluble dans l'alcool, peu soluble dans l'éther, soluble dans les corps gras et les huiles essentielles, excessivement soluble dans le
sulfure de carbone.
Action physiologique. — L'histoire physiologique du Phosphore s'est renouvelée depuis quelque temps, par les recherches cliniques et expérimentales d'un grand nombre de médecins et de physiologistes.
Tandis que le Phosphore amorphe paraît inoffensif, quoique Bednar (de Vienne) l'ait vu produire, à la longue et à petites doses, des symptômes d'excitation, des tremblements et des convulsions cloniques, puisque 5 grammes n'ont causé aucun accident chez des chiens (Mackensie^ nous allons voir qu'il en est tout autrement du Phosphore blànc.
Ses vapeurs irritent les conjonctives, la muqueuse des voies respiratoires, et font larmoyer et tousser. Elles peuvent même déterminer des irritations inflammatoires ou des affections catarrhales bronchiques et pulmonaires. Une petite masse de Phosphore introduite dans 1 estomac y tause une impression de chaleur douce et agréable, tandis que des doses fortes occasionnent une douleur cuisante le long de l'œsophage et dans la i-égion épigastrique, des vomissements, de la diarrhée, des phénomènes de gastro-entérite et môme la cautérisation de la muqueuse digestive, avec tous les accidents locaux et généraux qui suivent l'ingestion des poisons corrosifs. Un excès de Phosphore s'échappe avec les fèces, et leur communique la phosphorescence pendant plusieurs heures. Le môme fait se produit pour les matières rejetées par le vomissement. MAr.l.fivP
Au contraire, les expériences de Ranvier démontrent l'innocuité rela ive du Phosphore introduit dans le tissu cellulaire sous-cutané, oùU ne deiermine ni douleur ni travail inflammatoire à un degré quelconque, mais Lplement l'arrêt nutritif et formateur dans les éléments h.slologiques av^c transformation graisseuse consécutive. Le fait obsers^ par Trasbot confirme ces résultats. Un chien avale un petit bâton de Phosphore sans