‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 316 sur 384 · SOUDE CAUSTIQUE LIQUIDE, LESSIVE DES SAVONNIERS · texte numérisé non relu

SOUDE CAUSTIQUE LIQUIDE, LESSIVE DES SAVONNIERS

Angl. : Soap boilers lye. , . j j„

La cLugne lu,uule s'obtienten décomposant le carbonate de soude

sec par la chaux vive, en présence de l'eau distillée. Cette liqueur offre une densité de 1,332 à + 13», et renferme, en centièmes, environ 23 grammes d'oxyde de sodium anhydre, correspondant à 29 grammes de soude hydratée [Codex).

Cette préparation n'a que des usages pharmaceutiques. Elle sert à obtenir le savon amygdalin, etc. Autrefois elle passait pour guérir les affections calculeuses et s'employait sous le nom de Remède lithontriptique de Jurin et de Chitticks.

SOUFRE, Sulfur.

Angl. : Sulphur or Brimstone. — Ail. : Schioefel.

État naturel. — Le Soufre est très répandu dans la nature à l'état libre ou combiné. Natif, il se montre dans les solfatares, au voisinage des volcans. Sous forme d'acide sulfureux, il s'exhale aussi des terrains volcaniques, et quelques eaux des mêmes contrées renferment de l'acide sulfurique. Combiné avec l'hydrogène, il se dégage d'un grand nombre de substances organiques en décomposition et de certaines eaux minérales, dites, à cause de cela, sulfureuses, et dans lesquelles il se montre également à l'état de sulfures alcalins ou terreux. Telles sont les eaux de Barèges, de Bonnes, de Cauterets, de Challes, de Luchon, de Vernet-les-Bains, d'Aix en Savoie, d'Aix-la-Chapelle, d'Enghien, de Pierrefonds, etc. D'autres espèces d'eaux minérales en offrent de moindres proportions ne jouant qu'un rôle secondaire dans leurs propriétés médicinales. L'eau de pluie contient de l'acide sulfurique combiné avec l'ammoniaque. Enfin, le Soufre existe sous divers états dans les plantes et les animaux, notamment dans certaines huiles essentielles, dans l'albumine et l'oxyde cystique, l'un des principes immédiats de l'urine.

^ Outre le Soufre natif jaune pâle, cristallin, que tout le monde connaît, l'art produit, à l'aide de la chaleur, un Soufre mou et amorphe, de couleur brune, prenant, lorsqu'on le chauffe, la consistance du caoutchouc ou delà glu. Le soufre cristallisé est insoluble dans l'eau et peu soluble dans l'alcool et l'éLher, mais il se dissout bien dans le sulfure de carbone.

Action puysiologique. - Le Soufre en nature et parfaitement bien purifié, étant insoluble et insipide, n'exerce, dit-on, aucun effet topique sur les organes avec lesquels il se trouve en contact. Toutefois, lorsqu'il est délayé dans un liquide alcalin, le Soufre très divisé ne tarde pas à se transformer partiellement en sulfure de sodium ou de potassium, et par conséquent à se dissoudre. C'est ce qui a lieu dans la cavité buccale au contact de la sahve, dans le duodénum en présence de la bile et du suc pancréatique, ainsi que dans les cavités séreuses, sur les plaies exhalant de la sérosité ou du pus alcalin. Il est cependant vraisemblable que la transformation du Soufre en sulfure alcalin n'est pas indispensable à sa dissolution et à son absorption. Ce métalloïde peut sans doute se dissoudre dans les matières albuminoïdes et notamment dans le mucus, quelle que soit la réaction chim.que de ces substances. Dès lors il est apte à stimuler localement les

tissus et consécutivement à pénétrer dans la circulation. On suppose encore qu'une partie du soufre ingéré passe à l'état d'hydrogène sulfuré.

Cette action, simplement excitante pour l'homme et les animaux qui s'en rapprochent, devient nocive et toxique pour les êtres bas placés dans l'échelle, tels que les Arachnides et les Vers intestinaux. Une fois parvenu dans le sang, le Soufre, agissant à la manière des stimulants diffusibles, fouette la circulation, élève la température, lluxionne les viscères, va jusqu'à déterminer des hémorrhagies, cause de la céphalalgie, parfois des étourdissements, accroît la transpiration cutanée, et produit, quand la dose est forte et longtemps continuée, un véritable mouvement fébrile. Cette fièvre est accompagnée d'une éruption érythémateuse, miliaire ou vésico-pustuleuse, pouvant revêtir encore d'autres formes anatomiques en rapport avec l'intensité de la cause et la constitution du sujet. Cet exanthème est connu dans les stations thermales sous le nom de poussée. (Voy.

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