‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 36 sur 384 · ARNICA. 2S · texte numérisé non relu

ARNICA. 2S

Composition. — Ses racines contiennent une huile volatile et une résine âcré. Ses fleurs, analysées par Chevallier et Lassaigne, présentent pour principes actifs de l'acide gallique, une résine à odeur d'Arnica et une matière amère analogue au cytisin, auxquels il faut joindre une huile bleue (Weber), de la Saponine (Bucholz) et, selon Baslick, un alcaloïde nommé ai'nicine, lequel est fixe, amer, sans âcreté, légèrement soluble dans l'eau, plus soluble dans l'alcool et l'éther et donnant avec l'acide chlorhydrique un sel cristallin ; donc peu différente de VArnicine, de Walz (1861), amorphe et peu soluble dans l'eau, C^WO*.

Action PHYSIOLOGIQUE. — Ainsi que sa composition le faisait prévoir, l'Arnica se distingue par ses propriétés âcres. Certaines préparations d'Arnica sont mêmes irritantes pour la peau où elles produisent de l'érylhème. Avalé, il cause une sensation de brûlure dans la gorge, des nausées, des vomissements et de la gastralgie. Après absorption, il accélère le pouls et la respiration, pousse à la sueur et à la sécrétion urinaire. Il occasionne aussi de la céphalalgie, du vertige et un sommeil pénible (Jôrg). A ces symptômes se joignent des tremblements et des convulsions analogues à des secousses électriques, probablement par stimulation de la moelle. Chez les femmes il cause, selon Turk, de violentes douleurs abdominales et des menaces d'avortement. Mais un symptôme prédominant de l'action de l'Arnica, ce sont les nausées et les vomissements. Par l'intermédiaire de ces effets ou autrement, la plante amène en définitive une sédation et une débilité en opposition formelle avec les vertus stimulantes qu'on lui prête.

Substances synergiques, auxiliaires. — L'action physiologique de l'Arnica réclame de nouvelles et plus rigoureuses constatations. Il nous semble que cette action n'est pas très éloignée de celle des principes actifs des Renonculacées et spécialement de l'aconitine. Fonssagrives le compare au Slrychnos nux vomica et l'appelle la Noix vomique des enfants.

Substances antagonistes, incompatibles. — Hahnemann prétend que le vinaigre est le contre-poison de l'Arnica. On peut donner avec plus de confiance l'opium comme son antidote dynamique, et le tannin comme son contre-poison chimique.

Usages. - Les usages de l'Arnica sont loin d'être soumis à des règles rationnelles ; l'empirisme, fort peu éclairé par la physiologie, gouverne la pratique en ce qui concerne cet agent. On l'employait autrefois comme émétique, comme fébrifuge, d'où le nom immérité de quinquina des pauvres, comme antiputride et tonique, antipsorique et antigoutteux. A titre de vomitif 11 convenait quelquefois dans la dysenterie, contre laquelle StoU 1 a préconisé. On le réserve aujourd'hui pour la torpeur cérébrale, et 1 Arnica est un remède populaire contre les coups, blessures, commotions; c est, selon 1 expression de Meissner, la panacea lapsonwi ; mais l'eau froide a plus de part au succès que les quelques gouttes de teinture dont on préena i aigtnser. A 1 extérieur sa teinture vient d'être proposée dans le traitement de 1 orchite (Knaggs) ; elle est d'usage habituel dans le pansement

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