‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 38 sur 384 · ASCLÉPIADE OU DOMPTE-VENIN · texte numérisé non relu

ASCLÉPIADE OU DOMPTE-VENIN

VAsarinn entre dans la Poudre Saint-Ange, VOrviélan, VEmplâlre diabotanuni, etc.

ASCLÉPIADE ou DOMPTE-VENIN, Asclepias Vinceloxicum, L.; Vincetoxicum officinale, Mœnch. — Asclépiadées. Angl. : Siuallow-wort. — AU. : Schwalbenwurz, Gitfwu7-z. v\ Le Dompte-Venin, ainsi nommé parce qu'on le croyait alexitère, est fréquent dans les taillis des terrains secs et pierreux. C'est un poison âcre (Orfila) dont il faut se défier, et qui renferme, selon toute probabilité, entre autres substances, un principe immédiat analogue à Vapocynine trouvée dans VApocynum cannabinum, Vasclépiadine, voisine de l'émétine. A petites doses, on peut l'utiliser en médecine. Il a été conseillé comme stimulant et comme purgatif bydragogue dans la scrofule et les maladies de la peau.

Ce nom de Dompte-Venin lui viendrait plus natureUement de son action éméto-calhartique qui facilite l'expulsion des poisons, que de vertus alexipharmaques spéciales problématiques.

A la suite du Dompte-Venin se place natureUement une plante exotique dont on a dit merveiUe et qui appartient à la même famiUe.

Le CoNDURANGO OU Cundurango [Cundw-Angu, liane du Condor) appartient au genre Gonolobus, de la famiUe des Asclépiadées, et Triana en a fait le G. Cundurango. Cette espèce habite le Venezuela, l'Équateur et la Nouvelle-Grenade, mais la meiUeure sorte est, dit-on, fournie par la province de Loja.

C'est la racine dont l'écorce d'un gris-cendré, plus ou moins épaisse ou roulée, facile à rompre, est employée à l'intérieur et à l'extérieur pour guérir les ulcères de mauvaise nature, les tumeurs de toutes sortes et même les cancers. Plusieurs analyses en ont été déjà faites, l'une par AntiseU, l'autre par J . Mabru.

Voici les résultats de la dernière, très incomplète encore. Sur 100 p. il n'y en a que 5,55 qui représentent une matière probablement active, c'est une résine soluble dans l'alcool et l'éther; U y a près de 19 p. de matières extractives, y compris du tannin, 1,64 de substances albuminoïdes, environ 1-4 de cendres et plus de 50 p. de ceUulose avec de l'eau d'hydratation. Tout cela ne fait guère entrevoir la possibilité d'une puissante action physiologique ni thérapeutique. La substance de choix mise à ma disposition par Petit, de la pharmacie Mialhe, et avec laquelle j'ai fait préparer des teintures alcooliques à différents titres, m'a permis de conûrmer la plupart des observations du D"^ Buisson, sur l'action physiologique du Condurango.

L'écorce de la racine du Condurango a une saveur amère très prononcée, dénuée d'âcreté notable, mais donnant lieu cependant à une salivation réflexe plus prononcée qu'avec les amers habituels et rappelant de loin l'elTet de la pyrèthre. Une impression semblable se répète dans l'estomac oti l'on ressent une légère chaleur. Il en résulte le réveU de l'appétit et, je pense,

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