‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 66 sur 384 · COCA · texte numérisé non relu

COCA

intestinales sont augmentées et les selles facilitées (Gazeau). La Coca produit une excitation légère avec tendance à l'insomnie. Sous ce rapport c est un diminutif du thé et du café. Tenue dans la bouche, mâchée et déglutie peu à peu, la Coca tient lieu d'aliments plus massifs pendant deux ou trois fours, mais elle n'en remplit pas exactement le rôle. Elle trompe peut-être la faim sans toutefois la satisfaire comme le ferait un aliment. On se contente généralement, depuis Schultz et Bôeker, de dire que c'est un médicament d'épargne, sans trop savoir ce que cela signifie. Il nous semble que cette substance et quelques autres analogues : la théine, la caféine la théobromine, apportent au système nerveux la force dont elles sont chargées à la manière d'un fulminate, avec cette différence toutefois qu elles ne la cèdent que lentement et non tout d'un coup. 11 en résulte que momentanément les matières combustibles sont inutiles, et que le mouvement de dénutrition peut être retardé; mais la rénovation des tissus ne saurait être longtemps suspendue, malgré l'intervention des ^Wmenis dynamophores, et bientôt se fait sentir la nécessité des aliments respiratoires et plastiques. Posada-Arango va même jusqu'à dire que la Coca constitue une simple distraction et n'a de réelles que ses propriétés stimulantes. De son côté Gazeau tendrait à faire douter des vertus de cette plante comme anti-déperdi eur puisqu'il a constaté après son administration l'augmentation de 1 excrétion de l'urée, et ses expériences ont été confirmées par Rabuleau, Moreno ^ Maïz M. Espinosa, et d'autres. L'économie sur les dépenses ne serait donc Lt'au plus que momentanée, et plus tard la désassimilation deviendrait

^^En'déQnitive la Coca stimule la nutrition, à ce point quel'urée et l'acide carbonique sont excrétés plus abondamment. C'est donc à tort qu on 1 a rapprochée du café et du Ihé dont l'action sur la nutrition ês ln^'erse.

Elle est diurétique (Manuel Espinosa), stimulante de l'activité cir ul ^ toire; élève la pression vasculaire et la température anima e; accélère la respi;.tion et produit peut-être un peu plus d'énergie cérébrale san cependant qu'on ait observé en Europe l'ivresse spéciale avec hallucmations, agréable aux Indiens mangeurs de Coca. „,^ni=.»imi Chez les animaux, les doses fortes de cocaïne produisent de la stimulation générale nerveuse, pouvant aller jusqu'aux convulsions (Moreno y Malz), suivie de coUapsus. Elle se rapproche sous ce rapport de la caféine et de ses congénères. A dose moindre, ce principe détermine seulement 1 excitation delà sensibilité, la dilatation pupillaire et l'incoordination motncee aucmeute la tension artérielle mais moins que le café. Cependant Jolyet îrouTque la cocaïne diminue la molilité des grenouilles, leur fait perdre le oouvoir coordinateur et la sensibilité. ^

On a signalé une sorte de coc<^isme chronique dans lequel la dépression des forces physiques et intellectuelles du coquero, ou mangeur de Coca, «pr«it comparable aux accidents de l'alcoolisme.

P mi Tes effets topiques principaux de la Coca, il faut citer outre ranesthésie de la muqueuse buccale, l'action mydriatique.

COCOLÉARIA. 83

Usages. — Outre sa puissance alibile, corroborante, stomachiffue surtout, la Coca possède, dit-on, la propriété de conserver les dents, de guéiir les stomatites aphtheuse et scorbutique. On peut profiter de ses propriétés aneslhésiques locales dans les pharyngites douloureuses, les gastralgies et contre le symptôme vomissement. On l'emploie contre le rhumatisme et la fièvre intermittente. Nous pensons qu'elle serait éminemment utile pour soutenir les forces chez les sujets qu'une alTection des organes digestifs a jetés dans le marasme, ou dont le système nerveux est épuisé par toute autre cause. Elle a été encore proposée dans le traitement de l'obésité, du diabète et de l'aliénation mentale.

Modes d'administration et doses. — La potcdre de Coca se donne à la dose de 2 grammes répétée quatre à huit fois par jour. Mais on pourrait faire mâcher ses feuilles additionnées d'une substance alcaline, à la façon des coqueros du Pérou. Guibert a proposé un élixir et un sirop. Le sulfate de cocaïne, plus souvent employé, se donne à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes.

COCHENILLE, Coccus Cacti, L. — Insectes-H]5miptiîres.

Angl. : Cochineal Insect ov Cocheneel. — AU. : Scharlachwurm.

La CoclieniUe n'a point de propriétés médicales bien avérées, quoiqu'elle ait été vantée autrefois comme diurétique, lithontriptique et propre à calmer la touxconvulsive; seulement sa matière colorante rouge, ou carmin, est employée en pharmacie pour communiquer une couleur agréable à diverses préparations contenant des substances actives. C'est dans ce but qu'on prépare un sirop et une teinture de Cochenille,

COCHLÉARIA, Cochlearia officinalis, L. — Crucifères.

Angl. : Common Scurvy-grass. — Ail. : Loffelkraut.

Le Cran officinal cvoh dans les deux hémisphères, au milieu des rochePs manlimes et sur les montagnes.

Composition. - Son suc donne à l'analyse : huile volatile identique avec cel e de raifort (Voy . ce mot), et par conséquent sulfurée ; résine' amèr/ ex tracti amer, gomme, fécule verte et albumine végétale, chlorhydi-rt ei ulfate d ammoniaque, nitrate et sulfalede chaux (Braconnot), un p ncipe Zr'ol). (Dobereiner), et de l'acide Lfo-sinapiçle (Henry et

nâZZrZrrZr f""' "^'^ '^^ ^« ^-^'^-'^^ -haie

ZTul jT^^^^^ ''"'P^ ^'"'^ dessiccation. Mâché, il

e Pa-ven 1 ' r'^"'' '''''''''^ P''°^'°^"« sécrétion s^liac ionlioir/p . il détermine une sensation de chaleur. Son

aciion éloignée ou générale est stimulante.

cressr'on~;p^!^rH ^'"•^^'^''^^'^'"'^™iv et doses. - On le mange comme le . r^rmiMes Ln scorbutiques de la bouche, pour

t n s usir;r' "«^é-^--- a rmtérieur, le Cochléaria

plus usité de nos antiscorbutiques. Son suc se donne non seulement

84 COLCniQUE.

dans le scorbut, mais dans les engorgements ganglionnaires et viscéraux les scrofulides, les cachexies et les dyscrasies, à la dose quotidienne de 60

à 150 grammes et au delà.

On prépare une eau distillée inusitée, une teinture alcoolique, un sirop,

une conserve et un extrait de Cochléaria. , „. • ^ „„„

Cette crucifère entre dans une foule de médicaments officinaux, tels que

le Strov le Vin et la Bière antiscorbutiques. Les propriétés excitantes du Cochléaria l'ont fait défendre dans tous les

cas compliqués d'irritation générale et d'éréthisme inUammatoire localisé ;

lorsqu'il existe, par exemple, des hémorrhoïdes, des hémoptysies, des pal-

pitutions.

COING. - Fruit du Cognassier, Cydonia vulgaris, Pers. - Rosacées-

AngÎ' • Ouince, Co^nmon Qaiace-tree. - Ail. : Quitte, Wilde Quitten-

^"cLosmON. - Le Cognassier, indigène dans le sud de l'Europe, donne des fruits appelés Coings, dont la pulpe a pour composition chimique : sucre, tannin acide mnlique, pectine, matière azotée, hablement huile volatile. Ses semences ont pour composition : acide tann qramygdaline, émulsine, amidon, huile fixe, et c.^on^ne ou matière gômmeuse%éciai; déposée au centre des enveloppes de la graine

^"icTioN'pnvsiOLoaiQUE ET usAOEs. - L'astriogeuce de la chair du Coing est elle qu'elle n'est pas comestible étant fraîche smon cmte sous la cendre mais on la fait confire par tranches, et l'on en prépare une excellente 'j:rme;:de, une gelée parfumée, et un raisiné appel ^^^^^^^ Darations stomachiques. Ces confitures possèdent des quahtés ast intentes îo" Is et mêmes stimulantes, qui les rendent précieuses pour les sujet don les entrailles sont ordinairement relâchées et dans les cas de diarrhée atoni^^ue séreuse. J'ai vu la dyspepsie atonique céder à l'usage des Coings soumis à la cuisson sèche et mangés chauds.

Le sirop de Coi.g des pharmaciens possède les mêmes vertus et sert a éduîco ref les boifsons qu'on administre contre l'entérorrhée, les écou lemel muqueuxou sanguinolents, les vomissements chroniques. 11 entre Tomme auxiliaire dans la Teinture de Mars cydomsée, et comme correctif on l'associe aux résines purgatives.

ZZ Ls.ner,ces de Coing, elles ne servent qu'à fournir, par décoction du mucilage employé comme émollient à l'extérieur : dans les gerçures des f " iTJl Jns dans la conjonctivite, l'érysipèle, les hémorrhoïdes nlmmé"^^^^^^ -ains. eL ; et comme excipient des substances astringentes prescrites en collyres ou en injections.

rni rniOUE, Colchicum autumnale, L. - Colcuicacki-s.

Composition. — Le tubercule bulbifonne {Connus des Anglais) du Colchique d'automne, analysé par Pelletier et Caventou, a donne : matière grasse composée d'oléine, de stéarine et d'un acide volatil ; alcaloïde semblable à la vératrine et combiné avec de l'acide gallique à l'état de supergallate ; matière colorante jaune, gomme, artiidon, inuline en abondance, ligneux et petite quantité de cendres. Plus tard, les recherches de Geiger et Hesse ont démontré que l'alcaloïde du Colchique était distinct de la vératrine : on l'a nommé colchicine. Les semences contiennent également de la colchicine avec une huile fixe, de la résine et un acide.

La colchicine est cristallisée, inodore, mais d'un goût amer, faiblement alcaline, bien qu'elle neutralise les acides et forme avec eux des sels amers. Elle est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. D'après Oberlin, la colchicine est une substance neutre que les acides transforment en colchicéine. On emploie généralement la colchicine amorphe ; c'est la seule que Garrod ait administrée, il se loue de son efficacité et en reconnaît la constance.

Action physiologique. — A doses minimes et répétées, le Colchique provoque la sécrétion de la muqueuse intestinale et des glandes salivaires. Les reins, la peau, le foie, ressentent aussi celleinfluence. A plus forte dose elle produit de la chaleur d'estomac, des nausées et des vomissements, un sentiment de faiblesse et de malaise, de la céphalalgie, des effets purgatifs, et, le cas échéant, l'éruption menstruelle.

Pendant l'état nauséeux, le pouls se ralentit et la diurèse est accrue, ou bien il se manifeste une sueur profuse. Les vomissements amènent d'abondantes évacuations bilieuses. Il survient aussi de la diarrhée ; alors on observe la diminution de la sécrétion urinaire.

Enfin, lorsqu'il est ingéré en quantité excessive, le Colchique donne lieu à une exagération de symptômes gastro-intestinaux, accompagnés alors de douleurs aiguës dans le ventre avec selles sanglantes, état convulsif, et des phénomènes cholériformes qui succèdent aux superpurgalions : 'la faiblesse et la précipilalion du pouls, l'accélération de la respiration le refroidissement des extrémités, l'atonie musculaire des membres et la suppression de l'urine. Chelius a vu la proportion d'acide urique doubler dans 1 espace de deux jours, mais on voit souvent l'inverse dans le rhumatisme aigu, pendant l'usage du Colchique, et aussi (Garrod) dans la goutte. Les recherches de Boeker tendent également à démontrer une diminution de 1 urée et de 1 acide urique, contrairement aux observations de Christison et de M Gregor Maclagan qui n'opéraient que sur des échantillons d'urine.

?n.^r Z V '^r'"'' ^'^^ ^oXchu^u^ diminue plutôt la

formation de 1 ac.de urique qu'il n'en favorise l'élimination. Cependant

llL,V/ ''h , '''h ' ''"^"'''''^ conclusion : que le Colchique diminue

tre hT. l '-'t administrant cet agent on irait doue con-

oît 1 . 1 /î' P"''^"''' d'empêcher la formation des tophus,

à In eîp production d'un excès d'acide urique, soit en aidant

On observe aussi quelquelois des convulsions et de l'insensibilité. Le pouls devient intermittent, puis imperceptible, et la mort arrive précédée par une extrême prostration résultant de la paralysie des centres nerveux et des nerfs moteurs. La nécropsie fait découvrir des traces d'inflammation de la muqueuse digestive et des ecchymoses dans l'épaisseur des tuniques de l'estomac et de l'intestin, à la surface du poumon, du cœur et du diaphragme. — Cependant l'organisme s'accoutume à l'action du Colchique (Garrod, Todd) comme à celle de l'opium, et la tolérance s'établit. D'un autre côté, ïodd lui-même constate que parfois les effets des petites doses répétées s'accumulent, et Bouchardat compare sous ce rapport le Colchique à la strychnine et à la digitale.

La colchicine pure est un poison des plus violents, capable de tuer les animaux à la dose de quelques milligrammes. Son action relativement assez lente à se produire porte sur le système nerveux qu'il excite d'abord pour le paralyser ensuite. Ceci chez la grenouille, tandis que chez les autres animaux la paralysie nerveuse survient d'emblée. Elle paralyse les nerfs sensibles à leurs extrémités périphériques, mais respecte les fonctions propres des nerfs moteurs et des muscles.

Les mouvements du cœur et la pression dans les vaisseaux ne sont pas troublés pendant l'empoisonnement ; et la mort survient par asphyxie (Nolhnagel et Rossbach). La colchicine pure ne paraît pas reproduire intégralement, comme on le voit, l'action pharmacodynamique du Colchique. Rossbach la déclare dépourvue d'effets thérapeutiques utilisables.

Substances synergiques, auxiliaires. — La vératrine, l'aconitine et les végétaux dont ces alcaloïdes sont les principes actifs, sont synergiques du Colchique et de la colchicine. Les purgatifs, les diurétiques, les acidulés, la quinine et quelques substances ayant une manière d'agir analogue, peuvent en devenir les auxiliaires.

Substances antagonistes, incompatibles. — Antidotes, contre-poisons. — L'action générale de l'opium, des stimulants diffusibles, est contraire à celle du Colchique ; ce qui ne veut pas dire qu'une petite dose d'opium ingérée préalablement dans le but d'engourdir la sensibilité de la muqueuse gastrique ne favoriserait pas les effets éloignés du Colchique en assurant son absorption. Seulement il faut se garder d'administrer concurremment les deux agents à doses équivalentes, sous peine de les voir se neutraliser dans leurs effets les plus apparents. Le tannin s'oppose à la pénétration de la colchicine dans la circulation, il en est un contre-poison. L'opium, les alcooliques, les essences, etc., en sont les antidotes.

Usages. — Le Colchique est un purgatique drastique, accidentellement un vomitif et indirectement un sédatif de la circulation, un hyposlhénisant sudorifique, un sialagogue, un diurétique. Les effets indirects se confondent du reste avec son action généralisée ou diffusée. D'après cela, le Colchique est indiqué toutes les fois qu'on croit utile d'obtenir la sédation générale avec quelques-uns des phénomènes accessoires, par le moyen d'une révulsion sur le tube digestif.

Cette indication se présente dans les affections cérébrales ou pulmonaires, aussi bien que dans les maladies arthritiques. Cependant la coutume est de n'administrer le Colchique que contre ces dernières; on a même voulu en faire le spécifique du principe goutteux, ce qui est absurde. Par un mécanisme physiologique en partie bien élucidé, le Colchique diminue l'intensité des manifestations goutteuses, abrège les accès, détourne le travail morbide des régions où il s'était primitivement fixé, mais il ne s'attaque pas à une entité morbide et n'a pas le pouvoir de faire cesser la disposition organique d'où dépendent les symptômes ni de prévenir le retour des manifestations. 11 en est de même pour le rhumatisme, dans lequel le remède est employé aussi avec avantage, comme antiphlogislique et palliatif des accidents aigus. Mais c'est contre la goutte que le Colchique nous rend journellement les services les plus signalés et l'on peut affirmer qu'il n'est guère de spécifique jouissant de quelque vogue qui ne doive à cet agent héroïque ses principales vertus. "Voici d'après Garrod, dont personne ne conteste l'autorité en pareille matière, les principales indications du Colchique dans l'affection goutteuse : 1° dans le cours de la goutte aiguë, où il exercerait une action vraiment spécifique (disons spéciale) sur l'inflammation des jointures ; 2° dans la goutte chronique dont il peut conjurer les exacerbations à la condition d'être manié avec une prudente réserve pour ne point irriter les entrailles ni débiliter le sujet ; 3° dans l'intervalle des accès, au moment des symptômes prémonitoires, afin de s'opposer au développement des paroxysmes.

L'action évacuante, spoliatrice du Colchique peut être utilisée dans rhydropisie, le catarrhe bronchique et dans les maladies inflammatoires en général ; son action sédative vasculaire, contre les troubles cardiaques, l'hypertrophie particulièrement (Cazin) ; son action analgésiante, contre les névralgies et le rhumatisme musculaire. Celte plante a été conseillée avec quelque raison dans l'hypochondrie ; elle est moins bien indiquée dans la chorée et l'hystérie. Enfin on s'en est servi pour expulser le ténia.

Contre-indication. — 11 faut éviter le Colchique chez les sujets dont les entrailles sont irritables ou atteintes d'une lésion consécutive à une maladie antérieure, et l'on doit en suspendre l'usage dès qu'il se déclare des symptômes de surexcitation du côté du tube digestif : douleur, coliques, hypercrinie.

Modes d'administration et doses. — Les bulbes et les semences de Colchique s'emploient en poudre et en solution acétique ou alcoolique, rarement sous la forme d'exirait. Les tubercules bulbiformes, souvent plus énergiques que les semences, ont l'inconvénient d'être moins uniformes dans leur action; aussi le Codex donne-t-il la préférence à celles-ci pour la préparation de la teinliire. On pvescvit \a poudre de ces deux parties do la plante à la dose de 10 à 50 centigrammes par jour.

La teinture alcoolique des semences de Colchique se donne à la dose de 2 et jusqu'à 8 grammes dans les vingt-quatre heures, dans un véhicule approprié: eau sucrée, tis.ino ^m^^e, infusion de café très faible. 11 est prudent

88 COLOMBO (KACINE DE).

selon la recommandation de Galtier-Boissière, de ne pas administrer quotidiennement des doses élevées, et de s'arrêter tout à fait dès qu'il y a plus de quatre selles diarrhéiques par jour.

La teinture de fleurs a été proposée par Forget, à la dose de 2 à 5 grammes. . .

Le vin de Colchique est une préparation moins régulière et moms sûre, qui se donne à la dose double de la teinture et que Garrod a l habitude de prescrire. D'après Maisch, la colehicine s'y transforme en colchicéine, laquelle se forme également dans les préparations suivantes.

Voxgmel de Colchique, fait avec le vinaigre de Colchique 1 partie, miel 2 parties, se prend à la dose de 15 à 30 grammes dans un litre de tisane en vingt-quatre heures. Le vinaigre de Colchique se compose lui-même de : bulbes de Colchique, 1 partie ; vinaigre fort, 2 parties.

Le Colchique faisait la base de \ Edu médicimle dHusson, et constitue vraisemblablement la partie active des Pilules de Lartigue, de la liqueur de Laville, de la teinture de Cocheux et d'un grand nombre d'autres prétendus spécifiques usités contre la goutte.

V Antigoutteux de Frosiui n'est autre que de l'iodure de lithium et de colehicine.

COLLE DE POISSON. — Voy. IcHïnYOCOLLE.

. COLOMnO (RACINE DE), Coccnlus palmatus, DC. - MÉmsPEftMÉES. ^ An-l. : Cotumba root. - AU. : Ruhrwurzel, Colomhowurzel. •

Lalacine du Cocculus palmatus, qui croit au Mozambique, a pour principaux ingrédients trois matières amères : la colombùœ, l'acide cnlombique et la berbériw; un exlratif résineux jaune, une huile volatile, de la cire, de la gomme et 33 pour 100 d'amidon.

La colombine est une substance neutre, cristallisable, inodore et très amère. La berbérine, également inodore et fortement amère, est une base sans action sur les papiers réactifs, mais pouvant se combiner avec les acides. Elle est plussoluble dans l'eau que la colombine. L huile volatile donne probablement à la racine son odeur spéciale.

Action puysiologique. - La racine de Colombo, remarquable par son extrême amertume et par l'absence de tannin, ne renfermant d ailleurs que des traces d huile essentielle, est un type de tonique amer, exempt d asirinaence et de propriétés stimulantes. Elle provoque l'appétit, active les lonctions gastriques, et rend la digestion plus parfaite, sans exposer à la constipation, sans produire d'excitation circulatoire et calorifique : deux avantages précieux dans beaucoup de cas. Pris en trop grande quantité, le Colombo comme la berbérine, occasionne des vomissements : on le croit même toxifiue d'après quelques expériences sur des lapins.

su TANcï sv»Eua,ou.s, .uK,.u„„.:s. - Les ame,-s non as.ringenls te s aue e quassia, le simarouba. le lichen d'Islande, la genl.ane la pel ec nlauree, remplacent le Colombo, dont ils partasent toutes les ,er,us,

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