CITRON
la dilatation des rétrécissements de l'u.èthre et des bougies porte-empreintes.
CITRON. - Fruit du Citrus Limonum, Gall. - Auiuntiacées. Kns\.: Lemo7i. — An.: CUronen.
CoMPOsrriON. - Vépicarpe du Limon, qui porte en France le nom de cir, contient une huile volatile, de rhespéridine, une matière amère (niirantiine) et de l'acide gallique.
^ L'hutvolatile, d'une odeur fragrante des plus agréables -t composée de deux essences isomères : le cilrène (Dumas) et le citryle (Blanchet et Sell). Vhespéridine est une substance cristalline, neutre, résmeuse. La matière amère est ce qu'on nomme vaguement un extractif.
Le ius de citron, d'après Proust, est formé d'acide citrique, d acide malique, de gomme et d'extractif amer. L'acide citrique pur se présente a
^ tes'etet et les indications thérapeutiques de ces deux portions des fruits du Citronnier étant entièrement différents, il est nécessaire de les étudiei
''T^de Citron. - D'une acidité forte et agréable, lejus de Citron éten^^^^ d'eau est un des acidulés les meilleurs et les plus employés dans les fièvres, e phle masies, l'embarras gastrique et les diverses affections qm rec, mentles'rafraîchissantsetles tempérants ; dans "^^^^^^^^^^^^^^^ scorbut et même contre les vers. Il peut aussi rendre d ^^c ^^^^^^^^^ dans les empoisonnements par les. -^stances alcalines à titre d^^^^^^^^ noison- dans le rhumatisme articulaire aigu, à haute dose, comme exci pient p^ur masquer la saveur désagréable de certains médicaments ; c est enfin ïe meilleur de nos antiscorbutiques à bord des navires
On prescrit la Hmonade citrique, dont il y a deux ««Pj^ ; ^ 'î^^^; froid en exprimant le jus d'un demi-citron dans deux verres d eau sucrée a:ec du suc;e qu'on a frotté sur le .este, ou en ^-sant macé.r un presque décortiqué et coupé en tranches dans -^"/^^^^^^ 3^^"' Lue en versant de l'eau bouillante sur ces mêmes tranche de ^rf ^l',, faitement dépouillées de leur épicarpe aromatique . c est la limonade
^" A l'extérieur, le jus de Citron jouit de propriétés -tringentes et antiseptiaues On en arrose les ulcères atteints de pourriture d hôpital on le porte à l'aide d'un pinceau, sur les gencives. 3-es la go^. a^^^^^^ Ls de phlegmasies --membraneuses. sc.>rbu^^^^^^^^^ • „o rio riinhtérie mal gne, de gangrène. En oulie, le sul u :,TMmé da„:C™s rlccou'chemenl arrête „„e hémorrhag.e grave
'^rS;„ce A Cilron. - Cetle huile volatile est un des parfums les plm 2 Assence ae u nhysiologique commune des stmuilanls dif-
recherchés, et possède 1 "<=lj P'^ « ,^ térébenthine, par e.en,ple.
sT;:escrH a . dose d» s grammes contre le ténia. A
COCA. Hi
Arextérieui', l'huile essentielle passe pour exciter la croissance des cheveux, résoudre certaines ophtalmies rhumatismales ou scrofiileuses (Worlitz). On en prépare des odeurs, des liqueurs fines, l'eaw de senteur à\ie. de Portugal, qui contient aussi del'essence de Bergamote, h'alcoolat deCitron composé est une espèce d'eau de Cologne. La pulpe de Limon entre dans les Tablettes stomacliiques, et Vépicarpe lui-môme se confit pour la table. L'essence entrait aussi dans plusieurs confections maintenant tombées en désuétude. De jeunes Citrons verts confits dans du sucre se mangent en Orient comme les chinois ("Voy. Bigaradier), pour ouvrir l'appétit. Les semences de Citron, àcres etamères, sont diles anthelminlhiques, alexipharmaques, et entraient dans la Confection d'hyacinthe, VO/dut de Salomon, etc.
CITRONELLE. — Voy. Auhone male et Mélisse officinale.
CIVETTE. Matière sécrétée par la ClYETTE {Viverra Civetta, L.) et par \q Zihet [Vioerra Zibetlw). — Mammifères- Carnassiers digitigrades. Angl. : Civd Cat. — Ali. : Zibctkatze.
Le produit de sécrétion ainsi nommé est analogue sous tous les rapports au musc et au castoréum. Moins fragrant que le premier, mais n'ayant pas la fétidité du second, il renferme comme l'un et l'autre une huile volatile odoriférante, une matière résineuse, des corps gras fixes (oléine et stéarine) et plusieurs autres principes indiirérenls à ses propriétés physiologiques.
La Civette est un stimulant diffusible, antispasmodique et aphrodisiaque, qu'on employait jadis comme le musc dans l'bypochondrie, l'hystérie, la frigidité, les coliques infantiles et d'autres cas morbides, à la dose de 25 à .50 centigrammes en pilules ou en potion, et qui n'est plus utilisé aujourd'hui que pour les besoins de la parfumerie.
COCA, Erythroxylum Coca, Larak. — Ekyturoxylées. Angl. : Coca. — Ail. : Koka.
Composition. — V Erythroxylum Coca est un arbrisseau spontané dans l'Amérique du Sud et cultivé en grand dans la Bolivie. Ses feuilles, appelées Coca, ont donné plusieurs alcaloïdes dont le plus important est la cocaïne CH-U^'Azœ (Niemann), peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool e^ 1 ether. Les alcalis en dégagent une base liquide, volatile, Vh,,grin», qui se dissout immédiatement dans l'alcool amylique. La cocaïne cristallise en aiguilles, est peu soluble dans l'eau, se dissout bien dans l'alcool et l'éll.er et se convertit en acde benzoique par l'action de la chaleur en présence du tanuin, ce qui explique (Posada-Arango) l'odeur agréable de la feuille récente immergée dans l'eau chaude.
Action povs.olog.que. - feuilles de Coca exhalent une odeur qui, ans être aussi suave, rappelle cependant celle du thé. Leur .aveur amère,
gèroment astringente, laisse un peu de chaleur et d'âpreté dans la gorge;
tllTr \ ^ ^''^T ^^'"^^ P''^^ abondante et jaune. A ces efitts
succéderait un peu d'anesihésie de la bouche et de l'estomac. Les sécrétions
Gi'Bi.En nt LAnniîiE, .V fiditio,,. ^