FUMETERRE
l'avantage de ne pas produire autant de coliques. C'est peut-être à cette action calharlique que la décoction de feuilles de Frêne doit en majeure partie son efficacité contre les affections goutteuses et arthritiques.
En tout cas ces feuilles passent pour utiles dans le traitement de la scrofulose.
hes semences de Frêne possèdent des effets laxatifs et diurétiques.
La Mélinine, récemment obtenue par Abbat, diffère-t-elle de la substance anciennement extraite du Frêne, \à Fraxine? Je l'ignore. Toujours est-il que le docteur Ducrest (de Nantua) dit l'avoir employée avec succès à la dose de 60 à 90 centigrammes contre les névralgies de la cinquième paire et qu 11 lui attribue des propriétés éminemment fébrifuges.
FUCUS CRISPUS. - Voy. CARRAGAnEEN.
FUCUS VÉSICULEUX. — Voy. Varech.
FUMETERRE. Fumaria officinalis, L. - Fumariacées.
Angl. : Fumitory. — Ail. : Erdrauch. Taubenkropf
L'espèce linnéenne, décomposée en plusieurs autres par les descripteurs modernes, vient communément dans toutes les cultures. Elle est inodore mais très amère par la Fumarine, alcaloïde découvert par Peschier et le suc abondant qu'on exprime de la plante entière laisse se former à surfl' d abondants cristaux de malate de chaux (Barbier)
Le Sirùf de Fumelem se prescrit aux enfants à la dosp H» « i On s'en sert aussi chez les adultes pour édulcore les isanes
espte d":?;"r:™isr le 'rrïf ""'^"^ ^' *
contre la syphilis et leTderma^os'el ^ '""''' ^"^ États-Unis
Angl. : Galanga roc l MlTcaf Jûr' ~ Composition. — Morin a trnnv^ w ! '
ivoy. ce mot). On l'emploie sous les mômes formes et
aux mêmes doses. L'infusion est particuliè.emenl usilée dans la dyspepsie atonique et gaslrodjniquo.
CALBANCM? Opoidia galianifera, Lindley? GaUanumoffidnaU. Don. -
Angl. . 0//icm .. ^ Galbamm, L.; on s'accorde pour
mton m on est loin d'êtrefxé surl'origine réelle de celle rejeter "/'^i "''^^^l-^^ey ,a rapporte à VOpoidia galôanifera. Don
'"T^u o" l'auribùer \ une Ombellitère encore inconnue, dont il a seulecro.l pouvo.r 1 attribuer a médicamenteux, et qu'il nomme,
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r le "«"pourrait être dû à des Perula, probablement les F. Galgomn"eu de matière an,ére et de l'acide malique. tels sont les pnn-
L nmie d'abord chaude, pu s fraîche et amère. La re-
Ï:!:rn:ipi'drer;:ssM:\: p4i«^ ae roumlr, ,uand on la
chauffe, une huile d'un Weuj^nd.go^ gommes-résines des Ombel-
rr"7::T:' r/ZZl :r..oJ..m et antispasmodique, hteres, le Galbanum ^ j , , , prieur à YAsa fœuda, ce qu>
Comme <>^"'''''.^\^^ZTilZ^<> il "'alleinl pas à sa puissance comme est douteux ma,s,d av u de tou ^^^^.^^^^ P
antispasmodique. Les A"f ™ ^ Résine uiévine (MuUerhar-.).
spéciale sur rauï'méml usages que Y Ma f.Uda, au-
UsiOES. - Le Ga">»™™ convient particulièrement dans les catarrhes quel on l'associe souvent " ^" » i„i,„es. A l'extérieur on
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eux, l'œdéme des paupières, '''"-^'^^^''-^f ^I^f^^^^^^ de :r~ra-:ro«nTirr:mrsVt;f^^ soiten,«„K soit 23 «"^'6^7'"^'^„„ d'œut, dans une solution de gomme arabique, en é.nuk,m, ''^^^^^XLo^s firme de teinture. A l'extérieur, on applique
B„»ri xr«:iries
O'tstTnom de la résine qui se concrète en hiver sur le tronc des Pins
GALLE DE CflÉNE D'ALEP OU NOIX DE GALLE D'ALEP. <49 dont les plaies ont fourni la Térébenthine fluide durant la saison chaude. En France elle est recueillie sur le Pin de Bordeaux [Pinus maritima, L.).' Le Galipot ou Barras ne diffère de la térébenthine que par la faible proportion de son huile essentielle. La médecine n'en use pas isolément. Il entre seulement dans VEmplutre diackylon, le Sparadrap, VOnguent brésilien et plusieurs autres préparations officinales.
GALLE DE CHÊNE D'ALEP OU NOIX DE GALLE D'ALEP. Angl. : Nutgalls or dyers Oak, — AU. : Gallapfel.
Une Galle peut être définie : un fruit monstrueux dont l'embryon est fourni par un insecte et les enveloppes par une plante (Gubler). La Noix de Galle d'Alep est une excroissance de ce genre, produite sur le Quercus infectoina OUivier (Amentacées-Cupulifères), parla femelle du Cynips gallse tinctorise, insecte hyménoptère de la tribu des Gallicoles. Toutes les espèces de Chênes portent de ces productions, qui sont nombreuses et variées sur les essences européennes, et présentent, avec les Noix de Galle d'Orient, les plus grandes analogies de composition chimique et d'action physiologique.
Composition. — Pelouze a trouvé, dans 100 parties de Noix de Galle : acide tannique ou mieux Gallotannique, 40; acide gallique, 3,5; acide ellagique et matière insoluble, SO; matière colorante, 6,5. Les acides tannique et gallique seront étudiés plus loin, au point de vue thérapeutique. Vacide ellagique de Braconnot n'est qu'une forme insipide de l'acide gallique, mais à laquelle s'attache un intérêt particulier en raison de la découverte de Th. Taylor, qui a trouvé que le Bézoard oriental est un calcul formé dans les intestins de la Chèvre sauvage par cet acide, auquel il donne, en conséquence, le nom d'acide bézoardique, identique à la Bézoarine.
Action physiologique. — La Noix de Galle agit par le tannin et l'acide gallique qu'elle renferme (voy. ces mots). C'est donc un astringent énergique, et par suite un tonique, un hémostatique, un modérateur des sécrétions et des phénomènes qui se passent dans les capillaires sanguins (Voy. Tannin).
Usages, modes d'administration et doses. — On administre la Noix de Galle contre les hémorrhagies, principalement celles du tube digestif, contre les catarrhes muqueux, chroniques, et contre les fièvres intermittentes. Comme antidote chimique, la Noix de Galle sert à précipiter les alcaoloïdes organiques. A l'intérieur, on s'en sert en gargarisme dans le relâchement de la luette, en injection dans la blennorrhagie chronique et la leucorrhéeen applications topiques sur les ulcères blafards et les plaies fournissant une suppuration profuse, ainsi que sur la muqueuse de l'anus ou du vagin, dans le prolapsus de cette membrane.
On la prescrit en poudre et en pilules, à la dose de 50 centigrammes à 1 ou 2 grammes par jour, en plusieurs prises. On la donne aussi en infusion et en teinture, celle-ci à la dose de 2 à 4 grammes, la première ;\ la dose de •30 à 60, et à 120 grammes, le plus souvent comme contre-poison chimique.