GENÊT A BALAIS
Composition. — Cadet de Gassicourt a trouvé dans les fleurs du Genêt une huile volatile concrète, une matière grasse, de la cire, delà chlorophylle, une matière colorante jaune, du tannin, une substance sucrée, du mucilage, de l'osmazôme, de l'albumine et du ligneux.
Les principes minéraux des cendres sont surtout le carbonate de potasse (29 p. 100), puis le chlorure de potassium, le sulfate de potasse, le chlorure de calcium, les nitrate, phosphate et sulfate de chaux, le carbonate de chaux, enfin on y trouve de la magnésie, du fer et de la silice.
Stenhouse y a découvert deux principes importants : la scoparine et la spartéiiie.
La scoparine, C^^H^^O'", assez abondante dans les fleurs, est en cristaux jaunes, inodores, insipides, neutres aux réactifs ; peu soluble dans l'eau froide, très soluble dans l'eau bouillante et l'alcool, soluble dans les alcalis.
Elle est douée de propriétés diurétiques très marquées, à la dose de 0 gr. 25 à 0 gr. 30; aussi bien a-t-elle été prescrite avec avantage dans certaines hydropisies, par Mead, CuUen, Pearson, Pereira, Bouchardat, Rayer, etc. ■
L'action diurétique peut apparaître au bout de douze heures. C'est pourquoi Stenhouse considérait la scoparine comme le principe actif du Genêt. C'était à tort,
hKspartéine^Q'^Wk?}, l'emporte de beaucoup sur elle, car nous verrons plus loin que c'est un médicament cardiaque de premier ordre (Vov ce mot). ' V j'-
Propriétés et usages. — A haute dose les sommités du Genêt à balais sont douées de propriétés éméto-cathartiques (décoction) ; à petite dose ■d'effets diurétiques et laxatifs. '
D'où l'emploi tout naturel de ces préparations dans les hydropisies, pour débarrasser les tissus infiltrés et faire résorber les épanchements séreux grâce à une abondante diurèse. Dioscoride, Pline,dans l'antiquité, connaissaient cette appUcation, utiUsée plus tard avec succès par CuUen Syden ham, etc. C'est évidemment dans les hydropisies d'origine cardiaque que ce remède est indiqué, mais on l'a vu réussir contre les œdèmes de cause rénale (Rayer Bouchardat, Grazia y Alvarés), é^ddemment dans les cas «ubaigus ou chroniques.
A l'extérieur on a préconisé empiriquement la décoction de fleurs de feuilles ou de grames contre l'engorgement des mamelles (Le.^ët ' certains œdèmes locaux et les engorgements scrofuleux (Gazin) ^'
Modes d administration et doses. - On a prescrit beaucoup autrefois la déxochonàe^ sommités 1 : 20 • le sur de s-PnAi k h in ciuueiois la
50 irrammPQ ninnM^ ? l ^ ' ^ ^ lOgrammes; les cendres,
oO grammes, ajoutées à un htre de bière, de cidre ou de vin bhnc I e
GuBhiin et Labbée, Supplément, 1895. o
jg GUTTÂ-PERCHA.
Les G. iuncea, G. herbacea, G. tincloria, G. purgans, ont des propriétés très analogues à celles du Genêl à balais.
GUTTA-PEROHA.
A„g,. : «"«-P-'- -f„']„;i;:Xira de nombreuses appUcations Le suc lacticifèie de l/soMna>a ; . dentaire, TutiUsent
sous diverses formes. La ^» P'^^^J^^^j. eOMaoile dès lors il modeler, quable. pm^iovée pour l'exécution de bandages, d'appa-
Z;™"^"^^^^^^^^^ P— elrirurglcau. pour pro-
ou de labaudruche gommée, """"^'f»"' ,s™„.„n,
mode eontre les —JZ.TlllT.,^^^^^^^^
^uspUz,deV.enn|^ a étendu ce sen^^ ^ chloroforme.
,,.„„„a(,»e, solution de 10 ? i^vaporation du chloroforme
rrnr::^ù:fp:4T=i tr-aUs
■''^al^raumaticine nous pouvons rap^ocher^^^^^^^^ s ap-
pmue sur les muqueuses --j'^f^^r^suSe Gomme laque puri- La formule donnée par F. Berlioz est la s ^^.^^^
„6e, grammes; ^"^'"'^Zl t' slcZIT<i; alcool! Q. S. pom- un
^iràntîatrsu dans - ^:::^z:^t^:^
„,nplàtres spéciaux, delà peau. Ces
mode pour le traitement d un f''"/ adhésif, et soutenu ^ „,„p,àtres représentent une sorte d sparaii ap^^^^^^^ „„e substance
tissu i.nperméaMe^llsconUennent—
médicamenteuse (F J:f"= , "j' créosote, a. saUcyUque, etc.,
peut encore rapprocher de la traumaticine le ^.»e ca..o,„>,„ de
HAMAMELIS. lo
Forné, solution alcoolique de résine de Kaoli, qui permet aussi la vem cithérapie, lorsqu'on l'utilise comme excipient de médicaments actifs.
HAMAMELIS. — Hamamelis virginica L. ; Hamamélidées. Angl.: Wilch hazel, Winler loitch hazel, Snappinghazelnut. — Al], : Hamamelis.
C'est le noisetier de la sorcière, d'un usage si populaire en Amérique; La médecine utilise ses feuilles et l'écorce de son tronc.
Composition. — On y trouve, outre les constituants ordinaires des plantes beaucoup de tannin, un principe amer, une huile volatile acre, une matière colorante rouge et de l'acide gallique. Vander Eps n'y a pas découvert d'alcaloïde. Guy est d'avis que l'Hamamelis agit surtout par son huile essentielle.
Action physiologique. — Elle est mal connue. L'empirisme ayant démontré les qualités de l'Hamamelis comme hémostatique, on en a conclu qu'elle agissait sur le système vasculaire, opinion combattue par Marshall et Wood, de Philadelphie, et particulièrement sur les veines, dont elle exciterait la contraction (Ludlam). Il est plus probable que ce médicament, riche en tannin, en a. galUque et en huile essentielle, doit à ces substances ses propriétés hémostatiques et astringentes. En tous cas l'Hamamehs n'est aucunement toxique.
Usages. — La thérapeutique met à profit les propriétés astringentes et hémostatiques de l'HamameUs dans une foule de circonstances, mais c'est particulièrement contre les hémorragies peu graves et les congestions des muqueuses qu'on l'a recommandée. En Amérique, l'HamameUs^est d'usa°-e vulgaire contre l'épistaxis, les ménorragies ou métrorragies, les bkssures saignantes. Et les médecins la prescrivent sans grande' confiance aux hémorroïdaires, aux sujets affectés de varices aux membres (Gervin Goddings, Massir), de varicocèle (Sydney-Ringer), en somme dans les cas dephlebectasie, voire même contre la phlegmatia alba dolens (Preston^ puis contre les hémorragies pulmonaire, stomacale, intestinale utérine (Brondelj, vésicale, etc., enfin dans le scorbut et le purpura
En applications topiques l'HamameUs a combattu la congestion inflammatoire des muqueuses. Haie l'a vue réussir contre la stomatite, la cou on chvite, lamygdahte l'uréthrite, la vaginite, la pharvngite, a Z^^^ (Serrand). Enfm on l'a prescrite comme topique et à l'intérieur con le 1' ermatoses (Sdioenaaker) et pour calmer \aiiévralgie t sticu ii u Mouleurs de l'epididymite blennorrhagique.
Modes d'administration et dosfs a PiMt-i..:^ Ve..-aU fluiie .m,nc^„, ^ a dose ordinal Te NX .Tx^'^r' TT' par iou... C'est d'aiHeu. une pr.paratn'^^'^Li^ue'i?: t if de loO grammes en seize heures (Brondel). Le Cudex mentionne une (einfurp ■ /, \ ii\
On peut encore donner 1 ex ^"^'T'' ?T'
0 sr 50 en nilnln« pi ' ^ '''"^^<^melin, à la dose de 0 gr. 23
n-a a^lu^: vert " (30 P- 100), qui
^20 IlYDRASTIS.
A l'extérieur, c'est l'extrait qu'on ordonne, en pommade, suppositoire, 1 pour 5 d'excipient; ou bien on emploie le Pondes extracl des Âmérica.ns. L'Hamamelis est parfois associée a YHydraslis canadensis ou a la Lobeha.
HUILE DE RICIN. - Je ne m'occuperai ici que du Topique sulforiciné, improprement appelé sulforicinate de soude, dont le mode de préparation
vipnt d'être inscrit au Codex.
uroXue sulforiciné s'obtient en traitant dans des conditions bien décrites par A. Beilioz, 1000 grammes d'taile de ricin par 260 grammes d^ac de snltoique offloinal. - C'est un liquide jaune foncé, transparent, d une constance sirupeuse et d'une saveur d'huile de ricin. Il a pour proprie tt tapo tan e d'et?e un dissolvant du phénol, du salol. du naphtol, de ^ 7osott du camphre, de l'a. chrysophauique, de la can.haridine, auxquels "sert d^ bon excipient, et de se mêler au chloroforme, au terpmo aux huué volatiles, à l'éther, etc. (Berlioz, Rnault). Les solutions médica men eules dans ce véhicule, mêlées U'eau, forment une emulsion assez
Te phénol dissous dans le Topique sulforiciné, ou j,hénoUulfonnne ^J^ emplové avec succès contre la diphtérie comme topique (-olu on a lo g aLmes de phénol pour 80) par Ruault. Grancher -l»^- «' * l'ai moi-même signalé un insuccès. Depuis les merveilles delà serumthe rapie ii^st abandonné. Mais Rnanltle considère comme le topique de choix dans la phtisie laryngée.
•ivnmSTIS — JïvfÎTOS'is cana*nsis L.; Renobculacêes.
A„T- cl*««^i*'-'«. I-'"" ™°'' ^î'^*"'"' TÏÏTe rhizome ^eSp^Ue^r américaine qui est seul employé.
mine su ce, matière'extractive, matière '^--"f ^S''!!^^"
«thèr. matière résineuse ->;W^,.^-=2 ^etit" d^ e^^^^^
matières minérales formées de silice, sels de potasse ei ae ^
magnésie, fer. hprhérine (4 p. 100)
ïes alcaloïdes sont : Vhydrastme (1, 5 p 100), la be beime ( p
tique et teint en jaune la salive. paralysie D'aorès Fellner, de fortes doses d'extrait fluide tuent V^^ J ^
IlYDRASTIS.
moelle. Sur l'utérus gravide, l'efTetpeut devenir abortif (Siwopiszew). Adose thérapeutique, proprie'tés des amers. L'étude des alcaloïdes complétera cet exposé.
La berbérine étudiée déjà (voy. Commentaires, p. 40) n'offre qu'un intérêt secondaire. C'est un alcaloïde azoté, soluble dans l'eau et formant des sels (Parsons et Wrampelmeier). Le rhizome en renfermerait 1,6 p. lOO- (Pover), 4 p. 100 (Schmidt). Elle a une action paralysante sur le nerf pneumogastrique, mais ne paraît pas exercer d'influence sur les vaisseaux. L'hydro berbérine, au contraire, excite le centre vaso-moteur et élève la pression sanguine.
La berbérine exalte encore les mouvements péristaltiques de l'intestin. . Elle s'élimine par les reins (Shurinoff).
L'hi/clrastine a été beaucoup étudiée, c'est l'un des principes importants de l'Hydrastis. — G^'H^'AzO^.
Elle est en cristaux incolores, brillants, anhydres. Insoluble dans l'eau,, soluble dans les acides dilués, le chloroforme, l'éther, moins soluble dans l'alcool. Traitée par l'a. sulfurique et le bioxyde de manganèse, elle se transforme en acide opianique et lujdrastinine, alcaloïde trouvé par Freund et Will dans l'Hydrastis. L'hydrastinine est aujourd'hui le principe plus particulièrement employé (Voy. ce mot).
L'action physiologique de l'hydrastine s'exerce surtout sur la circulation, et sur le système nerveux. A haute dose elle paralyse les centres vasomoteurs et détermine l'arrêt du cœur en diastole (Slavatinski). A petite dose elle contracte les vaisseaux et élève la pression sanguine. Agissant sur le système nerveux, eUe provoque des troubles de coordination, la diminution des actions réflexes, la perte des mouvements volontaires, enfin des convulsions cloniques et toniques, puis la mort par arrêt de la respiration (D. Cerna) et du cœur (Falk). La sensibilité générale d'abord exagérée s'est paralysée.
Après la mort, l'excitabiUté électrique des muscles, des nerfs et du cœur a disparu. Aucune lésion spéciale à l'autopsie.
Les hautes doses abaissent la température, les doses faibles ne l'influencent pas.
Du côté de l'appareil digestif : saUvation, efi^ets cholagogues, vomissements.
Enfin, l'hydrastine excite les contractions utérines jusqu'à produire 1 avortement. Serdtsefl" pense que cette action est indirecte et dérive de la stimulation des vaso-moteurs.
Injectée sous la peau, elle a une action anesthésique locale ; entre les paupières, elle cause d'abord l'atrésie pupillaire et ensuite produit de la mydnase.
L'hydrastine s'éhmine avec les urines, étudiér""'^'"'' ^""""'P® cristalUn, C^'Il^'AzO» (Schmidt), n'a pas été L'hydrastinine (voy. ce mot), plus facile à manier que l'hydrastine,
nVDRASTlS.
possède des propriétés analogues. Au dire de Falk, elle aune action plus profonde sur les vaisseaux et moins violente sur le cœur,
La xanthopuccine est une matière colorante en cristaux jaune orange, sans applications.
Usages. — L'emploi thérapeutique de VHydrasiis canadensis dérive de ses propriétés pharmacodynamiques. Vaso-constricteur puissant, il est indiqué pour combattre les hémorragies et les congestions passives ou inflammatoires de l'appareil utéro-ovarien, sur lequel il a une action élective : ménorragies (Lutaud, Cabanes), métrorragies, inflammations catarrhales, pelvi-péritonite (Gordon, Mendès de Léon, Reynold Wilcox, Fuchs, Chéron), c'est en réalité le médicament des gynécologues. Ecbolique, mais à dose élevée, il a ses indications contre les fibromyomes (Woltering, Schatz), la dysménorrhée pseudo-membraneuse (Jordan), et pour provoquer l'avortement (Slavitinski) ; toutefois H n'a pas la puissance de l'ergot sur le muscle utérin. Tonique vasculaire, il est encore indiqué contre les inflammations catarrhales des muqueuses : ophtalmies (Lewis, Stattler), stomatites, dyspepsies irritatives, gastro-entérites, uréthrites, métrites chroniques (Palhn).
Huchard le recommande aussi dans les afi'ections du cœur, comme cardio-vasculaire.
En obstétrique, il commence à être très employé en raison de ses propriétés hémostatiques, surtout utiUsables (Bossi) à toutes les périodes de la grossesse et après la déUvrance, grâce à son action shnplement vasoconstrictive et non stimulante des fibres musculaires.
Dans la tuberculose pulmonaire l'Hydrastis combat les hémorragies, les congestions broncMques, les sueurs (Cruze, Kœniger, Olenski, Judson Palmer).
Enfin il a les usages des amers dans les dyspepsies atoniques.
En appUcalions topiques ce méchcament a été utiUsé contre la séborrhée, les afi'ections scrofuleuses de la peau, les furoncles, l'eczéma des lèvres, de l'anus, des doigts (Shœmaker); les pharyngites chroniques (Felsenberg^, Furéthrite (Longdon), l'otorrhée, les stomatites; « Moulli water », disent les Anglais, le topique de la bouche.
Modes d'administration et doses. — L'Hydrastis s'administre en teinlure, extrait fluide américain, à la dose de XX gouttes, de 2 à 4 fois par jour: en pilules ou bien en capsules composées avec l'extrait, i\ cause de la saveur désagréable du médicament. L'extrait fluide représente, en volume, le poids du rhizome employé à sa confection. 11 entre comme la teinture dans les formules de potion : teinture d'Hydrastis, 4 grammes; éUxir de Garus, 20 grammes; sirop simple, 30 grammes; eau, 120 grammes
(Chéron). j i
L'hydrastinine est actuellement la préparation de choix. .\ 1 état de sol, le chlorhydrate par exemple, on en prépare une solution à 5 p. 100 au'on injecte sous la peau àla dose d'une demi-seringue, représentant Ogr. Od de principe (Falk, Czempin, Strassmann). Cet alcaloïde se prescrit encore
KOLA (noix de). 2{
à l'intérieur (Horzfeld) en solution, à ladose de 0 gr. 025, 2 à 4 fois par jour (Czempin), ou bien en granules de 0 gr. 001,4 à 12 par jour (lloudé).
L'hydrastine, moins usitée, a été employée en injection hypodermique (Fellner) à Tétat de chlorhydrate ; en pommade (Shoœmaker), à la dose de Oo-r aO à 1 gramme, pour 30 grammes d'excipient; en injection urethrale (Longdon): 0 gr. 06 à 0 gr. 12 de chlorhydrate, pour 30 grammes d'eau; comme topique contre les ophtalmies, en solution à 5 p. 100 de chlorhydrate (Statuer). ■
Vkijdrastin, extrait alcooUque résineux, est employé comme cholagoguo
en Amérique, à la dose de 0 gr. Ob à 0 gr. 30. Les préparations d'Hydrastis sont bien supportées à doses prolongées.
KOLA (NOIX DE), Siercnlia acuminala Beauv. {Colaacuminata R. Broicn):
Stercultacées.
kxi§.. : Kola nuls.— M\. Kolanuss.
Elle nous vient d'Afrique surtout,où elle est appréciée au plus haut point par les noirs. C'est le fruit d'un grand arbre qu'on rencontre principalement sur la côte occidentale et dans sa partie équatoriale. Connue fort anciennement.
Composition. — Attfield y a signalé le premier la caféine, puis des matières sucrées et gommeuses, 10,67 p. 100 ; de l'amidon, 42 p. 100 ; une substance albuminoïde analogue à la légumine, 6, 33 p. 100; une huile essentielle et un corps gras, 1,52 p. 100.
L'analyse de SchlagdenhaulTen et Heckel est plus précise : caféine, 2,348; lhéobromine,0,023; tannin,0,027; rouge de Kola,!, 290; glucose, sels fixes, amidon, 33,7; gomme, matières colorantes,matièresprotéiques,6,7;cendres, eau, cellulose. Le rouge de Kola serait (Knebel) un glucoside, la A-o/rt«iîîe, pouvant se dédoubler en glucose et caféine.
La caféine, la tliéobromine et le rouge de Kola constituent les éléments les" plus importants de cette noix. Elle renferme plus de caféine que le café, mais moins de Ihéobromine que le cacao.
Action i'hysiologique. — Elle est très analogue à celle du café ou mieux de la caféine; mais on ne peut pas dire identique, vu la composition en somme très complexe de ce fruit. Heckel est d'avis que le rouge de Kola, mal connu encore chimiquement, donne à la Kola des propriétés propres.
Quoi qu'il en soit, la Noix de Kola est un tonique du cœur dont elle fortifie l'action, un régulateur du pouls, un diurétique, un stimulant des libres musculaires lisses et des muscles de la vie de relation.
Comme la caféine elle amoindrit la proportion des matières azotées et des phosphates de l'urine (Monavon etPerroud), ces erait un antidépenliteur, mais dans ce sens seulement.
A dose toxique elle diminue l'excitabiUté des muscles.
La propriété remarquable entre toutes de la Kola est celle que les explorateurs ont observée sur les nègres d'Afrique et qu'on a vérifiée depuis en Europe: elle permet de supporter avec aisance les fatigues physiques.
24 KOLA (noix DE).
Sous son influence le marcheur, le cycliste, l'alpiniste, le gymnasiarque,. etc, peuvent s'entraîner facilement, sans fatigue et sans essoufflement.
Cette même action défatigante s'exerce encore sur le cerveau chez les personnes hvrées aux travaux de l'esprit. La Kola épargnerait donc à la fois la dénutrition des muscles et du système nerveux.
En somme elle paraît soutenir les efforts du système nerveux cérébrospinal et les faciUter, et devient ainsi un agent d'entraînement, c'est-àdire de résistance.
On a vu cette action neurasthénique s'étendre aux voies digestives, etles digestions s'améUorer pendant son usage.
L'huile essentielle de la Noix fraîche lui donne ses qualités aphrodisiaques avérées.
Usages.— Comme tonique cardiaque elle est indiquée dans les afi'ections du cœur, alors que cet organe est affaibU (Huchard); comme diurétique, dans les hydropisies passives; comme neurasthénique, dans les maladies débihtantes ou infectieuses, les pyrexies, les convalescences pénibles, la neurasthénie, l'anémie. J'ai parlé de l'usage que font de la Kola les sujets qui sehvrent à tous les genres de sport. Heckel l'a vivement recommandée pour faciUter les exercices mihtaires et surtout aux troupes en campagne ; Comhemale la conseille à tous ceux qui surmènent leur cerveau. L'action de 5 grammes de Kola dure de 2 à 7 heures.
Je l'ai souvent prescrite avec avantage aux xieux asthmatiques.
Maisje ne crois guère àses effets danslesmaladiesmentales.l'alcoolisme,^ le mal de mer.
Peut-être cependant pourrait-elle être un utile adjuvant dans le traitement des dyspepsies et des catarrhes de l'intestin (Duriau-Cuneo) ; enfin c'est un masticatoire efficace pour fortifier la muqueuse buccale.
Modes d'administration et doses. — La Noix de Kola agissant réellement par ses alcaloïdes et par le rouge de Kola (Heckel, Dubois) principalement, tous trois unissant leurs efforts, il est nécessaire que ses préparations médicales contiennent ces éléments en bonnes proportions. Or les extraits aqueux et alcoohques, les vins, n'épuisent pas complètement la noix: ce seront des préparations faibles, quoique très utiles. Heckel a donné une formule de biscuits renfermant tous les principes utiles de la Kola, mais spécialement destinés aux sujets adonnés aux exercices de sport.
Aux malades on prescrit la teinture, 15 à 20 grammes; Valcoolalure, 20 grammes; le vin (Codex); le vin compose (Huchard) ou de Bichai, dans lequel la Kola est associée à la coca, la scille et la digitale; la poudre et rexirait, en pilules de 0,20 ou cachets (8 h dO par jour) ; en sirop, pour les enfants : teinture de Kola, 20 grammes ; teinture de vanille, XX gouttes ; sirop simple, 90 grammes; eau distillée, Q. S. pour faire 160 grammes : dose: 15 à 30 grammes; assez rarement la Noix en nature, k m;\chor
La kola a donné Ueu à la préparation d'une foule de spécialités pharmaceutiques: i7m«M/es,c/joco/a/,uw5, etc., ^/ia;/rs, etc., extraits //wrfes. Dans ces