‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 10 sur 384 · PANCRÉATINE · texte numérisé non relu

PANCRÉATINE

Angl. : Pancreatine. — AU. : Pankreatin.

Elle s'extrait du liquide de macération aqueuse de pancréas. C'est une poudre blanc -jaunâtre, très soluble dans l'eau. Comme le suc pancréatique transforme les albuminoïdes en peptones, saccliarilie l'amidon, émulsionne et saponifie les matières grasses, mais dans un milieu alcalin.

Une bonne Pancreatine change en peptone 50 fois son poids de fibrine et transforme en sucre réducteur 40 fois son poids de fécule ou d'amidon [Codex).

Effets. — D'expériences in vitro, il résulte que la Pancréatine digère simultanément 30 de matières albuminoïdes, 8 d'amidon et 10 d'axonge (Defresne).

Toutefois cette importante propriété lui est-elle conservée dans les voies digestives ? Vulpian déclare que ce ferment digestif est détruit dans le miUeu acide de l'estomac.

Mais Defresne, Mays, Engesser affirment qu'il garde, malgré le sue gastrique, au moins les deux tiers de sa puissance et la récupère à peu près entière dans le miHeu alcaUn de l'intestin. Ewald pense qu'il agit simplement après absorption et en stimulant la fonction du pancréas.

La Pancréatine, contenant vraisemblablement les ferments du suc pancréatique, trypsine et diastase, leur doit sa faculté de peptoniser les albuminoïdes, de transformer l'amidon en sucre et de dédoubler en glycérine et acides gras les matières grasses.

Pas plus que le suc pancréatique (Duclaux), eUe ne peut digérer indifféremment les diverses matières albuminoïdes.

Syneugiques. — Auxiliaires. — La Papaïne, ferment végétal tiré de la Carica papmja, nommée aussi caricme, a des effets absolument comparable^ à ceux de la Pancréatine sur les substances albuminoïdes. Elle le'^ peptomse cependant dans un milieu acide aussi bien que dans un miUeu alcahn. Sa pmssance va jusqu'à Uquéfler 2000 fois son poids de fibrine humide. On la prescrit aux doses de 0,50 à \ gramme en pilules, vin, éUxir.

Les alcalins favorisent surtout l'action de la Pancréatine, à doses élevées principalement.

Usages. - Cohn (d'Alfort) a soutenu que le pancréas pouvait être

aiïrnx' s'il ;"^°7^î^^^?^;, P°^^^ l^^^r développement, chez les jeune.

est d^^Sr^ oÏÏ^^^^^^ ^ ^^"-^^^^"^

rhP-/ 1p« cnjo. "^^P^Psies atoniques (E. Labbée), acides, flatulentes, et

me roZtt^ T P'^' S'^^'^^ ""Chard).

tiaues Z T'''' ^"'"'^ 1^^<5, donc chez les diabé-

Zli r '"J^^^ de diarrhée de Cochinchine

viJaumel, Lancereaux, Bertrand).

26 PEPÏONE MÉDlCINÂLli.

On l'a prescrite également clans les entérites, dans la dysenterie, les ictères chroniques, lille'sert de plus à fabriquer les peptones.

Modes d'administration et doses. - J'administre souvent la Pancréatine en cachets, associée au bicarbonate de soude, ùa 0 gr., 50, trois ou quatre heures après les repas, 2 à 4 par jour. On en prépare un vin, un ehxv (Defresne), dosés à 1 gramme par cuUlerée à soupe. Gubler conseillait les pilules (Ogr.,20), enrobées d'une couche de cire pour éviter 1 action du suc gastrique, à la dose de 8 par jour.

On fait une émulsion d'huile de morue et de pancréatine, avantageuse pour les sujets digérant mal ce corps gras.

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