ÉTAT DU COMMERCE DE L’ESPAGNE AVEC LE PÉROU
à l’époque où le port de Callao jouissait du monopole des opérations commerciales sur la côte occidentale
4 de l’Amérique du Sud.
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IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS
PAR LES PORTS SITUÉS DANS L’OCÉAN PACIFIQUE
Il résulte de la première partie du tableau (1781 à 1790) que les Espagnols n’ont pas importé annuellement pendant 10 ans au Pérou au - delà de fr. 23,437,088 en produits d’Europe, de Chine et des îles Philippines, en échange desquels ils ont reçu, chaque année, fr. 29,721,420, ou le prix de leurs marchandises rendues au Callao, prix supérieur d’un cinquième à celui de Cadix, port d’embarquement.
Les retours se composaient de fr. 26,925,887 en or et en argent, et de fr. 2,795,533 en divers autres produits de la côte occidentale tout entière, transportés à cet effet au Callao.
La seconde partie du tableau démontre que, pendant une période de cinq ans (1791 à 1795), les importations espagnoles n’avaient point augmenté, quoique la production se fût accrue au point de donner à l’importation 55 p. c. de bénéfice. Pendant le même temps, la production des mines avait augmenté de près d’un sixième. On estime généralement que c’est de 1790 à 1810 que le Pérou a joui de la plus grande prospérité sous le régime colonial.