‹ Commerce de la côte occidentale de l'Amérique du SudChapitre 5 sur 477 · SE L’AMÉRIQUE CENTRALE ET SU MEXIQUE · texte numérisé non relu

SE L’AMÉRIQUE CENTRALE ET SU MEXIQUE

IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS

PAR LES PORTS SITUÉS DANS L’OCÉAN PACIFIQUE

Avant l’indépendance de l’Amérique espagnole, les échanges avec ce pays ne se faisant que par la mère-patrie, nous avons voulu d’abord nous rendre compte, comme point de départ, de la valeur des opérations de l’Espagne avec le Pérou à l’époque où le port de Callao avait le monopole du commerce de l’Océan pacifique.

Après l’établissement des diverses républiques sur la côte occidentale de l’Amérique du Sud, le commerce de ces pays ayant été ouvert à tous les peuples, l’Angleterre, les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie et d’autres nations choisirent le Chili et le Pérou pour entrepôts de leurs opérations, tandis que la France préféra uniquement le Chili pendant quelques années.

Pour saisir l’ensemble et les détails du commerce de cette partie de l’Amérique du Sud, nous avons dû rechercher aussi la force productive de chacun des dits États. Le manque absolu de documents statistiques officiels sur une partie de l’Amérique du Sud depuis l’indépendance, ne nous permettra souvent de poser que des chiffres approximatifs, dont le résultat a été obtenu au moyen de renseignements qui nous ont été donnés par les principales maisons des diverses républiques.

En examinant les archives des vice-rois à Lima, nous avons été à même d’établir le tableau qui va suivre, indiquant la valeur du commerce de l’Océan pacifique avec l’Espagne à l’époque où cette puissance jouissait de ce monopole.

La série de 15 années (1781 à 1795), à laquelle il a fallu se borner, faute de documents ultérieurs, suffit néanmoins pour établir un chiffre moyen des importations annuelles et de la richesse minérale du Pérou avant l’indépendance.

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