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EXPORTATIONS DU PÉROU

Les exportations de ce pays en 1837, 1838, 1839 et 1840, dont nous ferons connaître les détails dans une prochaine publication, en même temps que ceux des dernières années, ont donné les résultats suivants :

Produits

autres que l’or et l’argent , Or et argent. Totaux généraux,

transit compris.

fr. 28,917,170

fr.

En

En

En

Total. .

Moyenne,

En comparant ce résultat à celui des exportations de 1790 à 1795, il a donné lieu aux observations suivantes :

La moyenne de 1790 à 1795, reproduisant les produits autres que l’or et l’argent, ne donne que 4,332,471 fr. par année, en y comprenant le transit; tandis que la moyenne des années 1837, 1838, 1839 et 1840, en y ajoutant aussi le transit, donne8,732,619fr.;cette différence résulte principalement du développement de trois produits nouveaux : le coton, les laines, le nitrate de soude ou salpêtre.

Le coton doit particulièrement ses progrès aux capitaux anglais et français.

PAR LES PORTS SITUÉS DANS L’OCÉAN PACIFIQUE

Les laines sont généralement expédiées pour l’Angleterre ; les Français et les Américains du nord n’en exportent pas en raison des droits élevés de leur tarif sur cet article.

Le^nitrate de soude s’exporte en grande partie pour l’Angleterre et la France; on en exporte aussi déjà pour d’autres pays.

La moyenne de l’exportation de l’or et de l’argent, de 1790 à 1795, donne 31,779,622 fr. , tandis que la moyenne des années 1837 à 1840, donne 34,160,115. Cette différence en plus est minime en comparaison de ce qu’elle aurait pu être, si l’ordre et la paix eussent régné au Pérou depuis l’indépendance. L’anarchie n’est pas la seule cause de cette marche peu progressive de l’industrie minière ; on peut encore l’attribuer au prix élevé du mercure, par suite du monopole que fait l’Espagne de cet article, et à la mauvaise exploitation des mines où l’on travaille encore d’après les vieilles méthodes. Les étrangers établis au Pérou n'ont pas obtenu assez de garanties jusqu’à ce jour pour placer leurs capitaux dans ce genre d’industrie ; les Péruviens sont les seuls exploitants, et cependant les capitaux ainsi que les connaissances leur font défaut pour travailler sur une grande échelle.

Le huano, à partir de l’année 1841, est devenu un article d’exportation de la plus haute importance pour le Pérou.

Une nouvelle branche d’industrie, celle des mines de cuivre qui sont d’une richesse étonnante, tant sous. le rapport de la quantité que de la qualité du minerai, fournit déjà des produits importants pour l’exportation au Pérou.

La fabrication des vins et eaux-de-vie pour la consommation des républiques voisines a pris une grande extension au Pérou, et cette branche d’industrie peut aussi devenir un article d’exportation pour l’Europe.

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