Commerce des oeufs et des volailles [microforme]
M. Joux Saxpenrs, de Kemprvizta, Ont., expéditeur expé- À rimenté d'œufs et de volailles, qui a été envoyé en Angle- | terre dans le but de faire une enquête sur la possibilité d'établir un commerce de ces articles entre le Canada et l'Angleterre, est de retour à Ottawa, et a fait le rapport suivant au Ministre des Finances :—
OrrawA, 5 décembre 1890.
A l'honorable GeorGer E. Foster, Eu Ministre des Finances, À . Ottawa. 1 MoNsIEuR, = É|
J'ai l'honneur de faire rapport qu’immédiatement après réception de votre lettre du 3 novembre dernier, me priant d'aller en Angleterre pour prendre des renseignements sur le commerce des œnfs et dex volailles de la Grande-Bretagne, afin de connaître les conditions auxquelles le com- 4 merce de ces articles pourrait se fire entre le Canada et à la mère-patrie, je me rendis en Angleterre, et ayant visité à Liverpool, Londres et Manchester, et ayant fait toutes les recherches et pris tous les renseignements que je croyais nécessaires pour me former une opinion assez juste de la chose, je vous soumets l'exposé de faits suivant quant aux résultats obtenus :—- EL «
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TOLAILLE.
D'après une étude soigneuse et complète, j'en suis venu à la conclusion que l’on pourrait établir et faire un commerce considérable et profitable de volailles entre le Canada et l'Angleterre. La coutume du commerce dans ce dernier pays est, que les maisons commercent considérablement sur les produits de certains pays. Ainsi, par exemple, une maison s'occupera des volailles et œufs de la France; une autre, de l'Espagne; une autre, de ia Hollande ; une autre, de l'Irlande, et ainsi de suite, et vu que leurs relations commerciales sont établies avec le producteur étranger et avec le consommateur anzlais, il faudrait peut-être un peu de temps pour les amener généralement à s'occuper des articles canadiens. Toutefois, je constate qu’il existe une tendance prononcée de faire l'essai de nos volailles, et je joins ici des rapports d’entrevues que j'ai eues pendant mon séjour en Angleterre avec des hommes engagés dans ce commerce. Une maison de Liverpool, MM. Nelson et Fils, qui contrôlent près de 500 boutiques de viandes dans diverses parties de l’ Angleterre, et qui de plus possède un immense entrepôt refrigérant à Liverpool, a offert de prendre tous les articles canadiens qui lui seront envoyés et de les placer sur le marché au taux ordinaire de 5 pour cent de commission, et elle a aussi offert—et ceci, à mon avis, est un privilège de haute importance— de donner aux expéditeurs canadiens, gratis, l'usage de son entrepôt froid (lequel peut loger la totalité du produit canadien) pour la conservation en bon état de ceux des effets qui, pour cause de marchés inactifs, de mauvais temps ou autres circonstances, ne trouveraient pas d’acheteurs immédiatement à leur arrivée. Jusqu'ici cette maison ne s’est pas occupée du commerce des volailles, et n’a en conséquence, aucuns préjugés de commerce à surmonter ; et comme on le verra, elle possède de grands avantages
me nee + gemmes:
pour placer sur le marché les volailles du Canada, et en | disposer, | Voici comment on prépare aujourd’hui la volaille pour 4 le marché anglais :— i Les dindons et les oies doivent rester 24 heures sans manger, ou du moins jusqu’à ce que le jabot soit complètement
vide, avant d'être tués. Les dindons doivent être saignés au cou, et il faut leur laisser la tête et les plumes ainsi que les entrailles. Les oies doivent être saignées de la même manière, mais on devrait les plumer, à l'exception des ailes, en leur laissant le duvet et les entrailles. Les oies ne doivent pas être échaudées, mais simplement plumées. Toutes volailles devraient être tuées le jour précédant la
livraison à l'acheteur canadien, de manière que la chaleur
- animale n’ait pas complètement disparu. - | Les volailles doivent être empaquetées dans des caisses contenant chacune pas plus que 200 livres pesant, soit» | dix-huit ou vingt pièces. Uhaque colis devrait être marqué du nombre de pièces, du poids du colis, et s’il contient des coqs ou des poules.
Il importe de se conformer aux instructions ci-dessus, vu que c’est ainsi que les volailles sont importées maintenant dans la Grande-Bretagne.
Les dindons peuvent être placés sur le marché anglais en tout temps depuis le ler décembre jusqu'au ler de mars; et d'après ce que j'ai appris les oies tiennent leur prix sur le marché anglais après la saison des fêtes plus longtemps que sur le marché des Etats-Unis, fait
très important relativement à ce genre d’articles, vu qu’une
fois les fêtes passées elles sont presque de nulle valeur sur
le marché américain, ce qui n’est pas le cas pour les dindons.
| | D’après les apparences je suis fermement convaincu que F