‹ Commerce des œufs et des volailles [microforme]Chapitre 7 sur 7 · A LIVERPOOL · texte numérisé non relu

A LIVERPOOL

Visitai MM. Jas. Nelson & Sons, 41 North John St.

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abattues, qui ont entre 400 et 500 boutiques à Liverpool, Londres, Manchester, Birmingham, Glasgow et autres villes de moindre importance par toute la Grande-Bretagne. Les messieurs Nelson consentent à recevoir toute volaille canadienne qui leur sera Consignée moyennant une commission de 5 pour cent, et de plus, ils s'engagent à ne rien exiger d’abord pour mettre les produits canadiens dans leurs chambres froides au cas où le marché serait encombré.

Visitai M. Elder, de Elder et Ruthven, une des plus anciennes et des plus considérablee maisons de gros et de détail pour les volailles sur le marché de Liverpool. M. Elder tire ses approvisionnements de l'Irlande, de l’ Ecosse, de parties de l’ Angleterre, et aussi de la France, Belgique et Hollande. Il suggère de n’en voyer que des dindons de bonne qualité, mais pas plus tard que Noël. D’après ce qu’il connaît des dindons canadiens, il conseille de ne pas les plumer ni les vider. Quant aux oies, il dit que le ventre et le dos devraient être plumés, mais que les plumes pourraient être laissées sur le cou et les ailes. Les plumes empêchent de suer et les oiseaux se transportent mieux. M. Elder suggère que chaque caisse contienne environ 200 livres de volaille.

M. Wm. Banks, boucher en gros et en détail, et propriétaire de 20 boutiques à Liverpool et les districts adjacents, vint ensuite. M. Banks a quelque expérience au sujet des dindons et oies canadiens, et conseille fortement que les dindons soient expédiés avec leurs plumes et sans être vidés, vu qu'ainsi ils paraissent plus gros et se conservent mieux. M. Banks croit que les petits dindons, de 7 à 8 livres avec les plumes et non vidés, réaliseraient ici 4s. Chacun en gros. Il conseille aussi de laisser les plumes sur le cou et les ailes des oies, et considère que préparés de cette façon ils rapporteraient 6d. la livre en gros.

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Visitai M. Metcalfe de Messrs J. J. Metcalfe & Co., Limited, 45 Whitechapel, Liverpool, une maison de gros qui fait peut-être le plus grand commerce d'œufs dans le nord de l'Angleterre, Ses agents visitent les principales cités et villes aussi au sud que Northampton; à la vérité, on peut dire qu’elle contrôle le commerce des œufs de cette ville, qui est très importante. M, Metcalfe avait déjà vu des œufs canadiens et appréciait ieur belle qualité. Il montra des échantillons d'œufs de la Russie, de l’Ital ie, du Danemark, de la Belgique et de la France respectivement. L’empaquetage de ces œufs était médiocre dans plusieurs cas, surtout dans une ou deux consignations d'œufs marinés. Ces œufs marinés, qui se vendent bien à un bas prix, n’atteignent pas la qualité des œufs marinés canadiens. Il s'y trouvait un bel échantillon d'œufs français, lequel en gros se vendrait 9s. 64. par 120. M. Metcalf suggère de diviser les œufs en trois classes, et si la chose pouvait se faire, d'introduire dans la première classe quelques œufs bruns, ce qui serait d’un avantage considérable, vu qu’ils seraient plus attrayants et conviendraient mieux à la demande des petits commerçants de détail.

Visitai M. McEvoy, de la maison P. M. McEvoy & Son, 14 et 16 Highfield st., Liverpool. Il dit que sa dernière consignation d'œufs canadiens s'était vendue 108. le grand cent (120), et qu’ils étaient arrivés en bonne condition ; il ajouta qu'il n’avait aucun doute que si l’on continuait d'en envoyer de la même qualité, le commerce prendrait tous les œufs que le Canada enverrait.

Messieurs Bingham & Sandy, Back Goree, Liverpool, que je visitai aussi, ont vendu des dindons canadiens pendant les semaines avant Noël, depuis 12 ans. Ces dindons n'avaient pas été plumés ni vidés, mais avaient jeuné suffisamment, et dans la majorité des cas étaient arrivés en bonne condition. Les petites pertes éprouvées étaient dues soit à l’empaquetage ou au t ‘ansport.

La volaille envoyée du Canada se montait en moyenne à 300 barils par année, les barils contenant 10 ou 12 dindons ou 14 à 16 oies. Ils disent que les dindons qui conviennent le mieux à leur commerce, qui est de détail et non de gros, sont ceux de 11 à 14 livres pesant, dindons et dindes. Ils font quelques ventes en gros à 7d. la livre pour les petites pièces et 94. pour les grosses. De vieux oiseaux très pesants ont atteint jusqu’à 18. la livre. Ils croient de première importance que les dindons soient saignés, parfaitement retroidis et empaquetés secs dans des barils ou colis hermetiquement fermés. Ils devraient arriver ici avant Noël, la demande commençant la première semaine de décembre et finissant au jour de l'An. Ils disent de plus que les oies se sont assez bien vendues en gros, les pièces de 9 à 12 livres obtenant en moyenne 6d. la livre. Les oies de moins de 9 livres ne devraient pas être expédiées, pour aucune raison, mais Celles de qualité exceptionnelle et dépassant 12 livres obtiendront de plus hauts prix en proportion.

Une autre maison que je visitai, est celle de messieurs Lipton, qui ont de 70 à 80 boutiques. Ils ont eu de l’expérience dans les dindons, mais leurs affaires sont déjà très étendues, et ils ne tiennent pas à les étendre davantage. Toutefois, ils sont convaincus de la possibilité de faire un grand commerce profitable d'œufs canadiens.

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