‹ Commerce entre l'Espagne et ses provinces ultramarines et les provinces confédérées de la Puissance du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 22 sur 42 · SHERRY · texte numérisé non relu

SHERRY

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Outre les avantages des prix, il y en a un autre qui intéresse le Canada directement, et qui le préoccupe

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beaucoup aujourd'hui par rapport à la France, je veux parler de la construction des navires. Et sur ce point l'Espagne s'est déclarée amie sincère des canadiens. L'Espagne possède dans les îles Philippines des ressources immenses pour la construction des vaisseaux dans des forêts du meilleur bois du monde, Cependant elle ne fait aucun antagonisme à l'industrie de la construction des navires au Canada.

Ce que nous lisons dans la Gazette Officiel'e du Canada, 11 janvier 1879, démontre aussi le bon sentiment de l'Espagne envers le Canada, et qu’elle est bien disposée à son égard.

“ Les propriétaires et les maîtres de vaisseaux sont informés que le gouvernement de l'Espagne à accordé aux vaisseaux canadiens qui font le commerce à Cuba, les avantages conférés par un ordre Royal en date du 14 décembre 1875, et ces navires seront, à l'avenir admis dans les ports de Cuba sans mesurage ; le tonnage mentionné dans le certificat d'enregistrement d'un navire étant accepté par les officiers du gouvernement espagnol comme étant le tonnage du dit navire.”

Elle n’a pas, non plus érigé une muraille de la Chine contre l'enregistrement des navires construits au Canoda, et non-seulement cela, mais elle a même réduit le tarif consulaire de 1 par cent qu'il était jusqu’à dernièrement, à } par cent pour l'enregistrement de tous les navires construits en pays étrangers.

Voici le tarif :

“ Pour obtenir le droit d’arborer le pavillon espagnol, ou de prendre les couleurs espagnoles, tout commandant ou propriétaire de navire, excepté de ceux qui ont été construitsen Espagne, devra, avant d’arborer tel pavillon, payer, en sus des honoraires pour tous procédés, documents et acte de vente, 4 par cent sur le prix du dit navire, tel que constaté dans le dit acte de vente”

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Mais pour en revenir à notre sujet ce n'est pas sur les vins seulemeïit que le Canada peut retirer des avantages en commerçant directement avec l'Espagne. J'ai déjà fait voir dans le tableau comparatif des importations directes et indirectes, qu'il n’y eût pas pour la valeur d'un centin d'huile d'olive importée directement de l'Espagne au Canada en 1877), tandis que le chiffre de l'importation de cet article était de $88,289, dont $40,166 venaient de l'Angleterre, et $13,017, des Etats-Unis qui ne produisent pas d'huile, Ceci n'a pas besoin de commentaire.

[ya une autre branche de commerce largement encouragée au Canada, et dans laquelle on retirerait les plus grands avantages en établissant des communications directes avec l'Espagne. Je veux parler du commerce du tabac. Les tabacs fins de Cuba ne sont guère à la portée d'un certain nombre de ceux qui font usage de tabac, et en conséquence, des marchandises inférieures sont étalées au Canada, comme étant des produits du sol de Cuba, tandis qu'ils ne sont rien autre chose, que les productions les plus inférieures des Etats-Unis eux-mêmes.

Il existe en Espagne dans la peninsule une Régie du tabac, sous la surveillance immédiate du gouvernement, qui fournit un tabac fin au plus bas prix possible

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