‹ Commetaire sur l'Évangile selon Saint MatthieuChapitre 68 sur 89 · Ceux-ci alorsiront au supplice éternel, et · texte numérisé non relu

Ceux-ci alorsiront au supplice éternel, et

« les autres à la vie éternelle. »

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Veillez donc, parce que vous ne savez ni le jour ni heure,

L’attente du but! La marche vers l'idéal, l’avancement vers le retour glorieux du Verbe dans son œuvre, c’est la marche du monde vers l'époux qui viendra, dans le plus magnifique amour qui fut jamais, consommer l’union éternelle avec l'épouse, avec l’Église, avec la société des êtres intelligents et libres unis entre eux et avec Dieu !

Mais dans cette marche providentielle des choses, les êtres libres s’avancaient, les uns dans la sagesse et le travail, les autres dans la folie et l’inutilité. |

L’effort des sages, appuyé sur Dieu, produit l’a. mour, substance et base de la lumiére. Leur eftort est la réponse humaine à l'attrait qui élève le monde.

Mais les âmes qui traversent la vie dans la

folie et dans la vanité, les âmes vides ( fatuæ) sont l'obstacle à la marche vers Dieu. Il y a certes parmi les hommes, en tout ordre de choses,

comme nous le dit la poésie, ces deux espèces :

Nam duo sunt genera.… hic melior, ille horridus alter

Desidià.

Les uns produisent la richesse et les forces, les autres les dévorent. L’Écriture sainte, ailleurs, caractérise en ces termes les insensés : « Ceux qui « enlèvent le travail des autres.» Qui abstulerunt labores eorum. Oui, certes, tout est là : il y a ceux qui neutralisent l'effort de l’humanité vers le but, et il y a les généreux, nobles et bons, qui vivent et meurent à l’œuvre.

Nobles images de la nature et de la poésie!

Voyez les ouvrières qui font le miel céleste, ces vierges sages et pures, qui ne dissolvent pas leurs

forces dans la joie :

....Nec corpora segnes

In venerem solvunt,

mais qui nourrissent les hommes, élèvent le genre

humain, et construisent le royaume :

Aulasque et cerea regna refingunt.

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