ANNÉE
COMUODIBN
Avec Commodien, Aniobe et Lactance, Tapologie chrétienne change de caractère. Moins pressée de combattre, elle s'exerce à la poésie. — Rapports de TÉglise et de TÉtat au troisième siècle. — L*édit de Gallien rend aux fidèles leurs biens confisqués, et l'Église reconnaît volontiers, en matière civile, la compétence des tribunaux laïques. — Tactique de Commodien: il attaque au lieu de rester sur la défensive. ~ Caractère de sa personne et de ses écrits. — Ses Instructions contre les dieux des nations s'adressent aux païens et aux juifs : il rachète les défauts d'une critique mal éclairée, par des exhortations morales qui rappellent le genre de Tertullien et de saint Cyprien. — > Ses Instructions et son Poème apologétique comparés aux livres sibyllins. — Ses acrostiches annoncent la décadence. — 11 versifie sans tenir compte du mètre prosodique. — Le style noble et le style plébéien : pourquoi les premiers apologistes n'ont-ils parlé ni la langue de Cicéron, ni celle de Virgile ?
DEUXIÈME LEÇON
ARKOBB
D'où venait l'attachement du peuple aux ridicules pratiques du polythéisme? — La confusion païenne de Dieu et du monde faisait le fond des croyances populaires aussi bien que des théories d'écoles. — Traits communs du matérialisme moderne et du panthéisme antique. — Comment s'opéra la conversion
462 TABLS DES KATIÂRBS
d*Arnobe : il vit dans le Christ le maître et le docteur de lliumanité. — Néophyte, il prouva la sincérité de sa foi par Sept livres contre les nations, — Cet ouvrage, composé en ou 297, est la réfutation complète du paganisme populaire. •* Le vulgaire attribue aux fidèles tous les malheurs de l'époque : quid hoc ad Christianos ? ^ Magnifique prière d*Amobe.
— L'àme naturellement chrétienne. — Parce que Jésus- Christ est mort sur la croix. est*ce une raison pour ne pas l'adorer ? — La divinité de Jésus-Christ prouvée par les miracles. — La valeur des témoignages évangéliques garantie par rhistoire, affirmée par le martyre. — Les procédés de la critique naturaliste au temps d'Arnobe. — Les qualités et les défauts littéraires d'Amobe 2S
TROISIÈME LEÇON abnobb (Suite)
Deuxième partie de Touvrage d*Arnobe. — Le rôle de l'autorité dans les actes humains, et les analogies de la foi. — En réfutant la thèse platonicienne de la préexistence des âmes, Arnobe ne sait pas éviter certaines erreurs de la Gnose : sa doctrine sur la création et sur Tim mortalité de Fàme. — Il exagère la faiblesse de la raison humaine. — Sa critique des religions polythéistes et le Traité de la nature des dieux de Qcéron. — Ce qu*il pensait des turpitudes de TOlympe, et ce qu*en pense M. Havet. ^ Anthropolàtrie et fétichisme. — L'idée païenne du temple, et Tidée catholique de l'église, -* Le culte intérieur des déistes, et le culte extérieur des chrétiens S2
QUATRIÈME LEÇON ARNOBB (Suite)
Une interprétation allégorique de la mythologie. — La genèse des cultes polythéistes : la déification de la nature a précédé celle de l'homme. — Arnobe, uniquement préoccupé de combattre ranthropolàtrie, néglige le côté naturaliste des religions païennes. — L'exégèse stoïcienne et la critique matérialiste de M. Louis Ménard : les débauches de l'oxygène. — Les explications mythologiques de Plotin et de Porphyre : les Ennéades et VAntre des nymphes. •— Ce qu*il faut penser des prétendus néologismes d' Arnobe, et comment le vieil idiome latin, resté, après l'épuration d'Auguste, celui des classes populaires et des documents officiels, était encore vivace au troisième siècle.
— Les rudesses de la littérature chrétienne avant Lactance . 75
CINQUIÈME LEÇON
LàCTÂMCB
Tableau comparatif de l'éloquence chrétienne et de l'éloquence profane, au troisième siècle. — Supériorité des auteurs ecclè»
statiques. — Lactance, sa patrie, ses études, ses premiers essais littéraires. <— 11 est appelé eu BithyDie,,pour enseigner la rhétorique. — Les chrétiens à la cour de Dioclétien ; une lettre de révoque Théonas. — Traité de V Ouvrage de Dieu ou la for* tnation de Vhomme. — Laclance prouve l'action d'un Dieu créateur par le spectacle de Tunivers et Tadmirable artifice du corps humain. — La médecine et Tapologétique : Galien raisonne comme Lactance. — L'argument des causes finales ; avons-nous des yeux pour voir, ou bien voyons-nous parce que nous avons des yeux? — La danse des atomes : l^ucrèce et Darwin. — L'immutabilité et l'universalité des lois de la nature. — La bonne foi des matérialistes modernes mise en regard de leurs contradictions. • 9i
SIXIÈME LEÇON
LACTANCB (Sultc)
Suite du même sujet. — Le livre de Lactance De Opificio Dei, et le traité de Galien sur VUsage des parties du corps humain, — L'unité dans la variété des œuvres de Dieu. <— L'homme est fait pour regarder le ciel. — La tête et la main de l'homme. — Une page de Fénelon sur l'organisme humain. — Psychologie et biologie. — > La substance pensante diffère-t-elle du principe vital? — Quel est le siège de l'âme? — Lactance démontre la spiritualité de l'àme contre les matérialistes anciens. — > Comme quoi le docteur Buchner a eu pour devanciers Aristoxène et Dicéarque. — « Le cerveau est-il l'unique cause de l'esprit et de la pensée? > — L'idée de l'infini n'est point une sécrétion de la matière. — Lactance se sépare de Tertullien dans la question de Torigine des émes. — Nature du composé humain 116
SEPTIÈME LEÇON lâgtamob (Suite)
Le livre : De la mort des persécuteurs. — Lactance explique le dessein de cet ouvrage. — Portrait de Dioclétien, prince avare et sanguinaire. — Le tableau de Lactance comparé &' ceux de Vopiscus, d'Eutrope et d'Eusèbe. — Maximien Hercule .et Galère i41