‹ Commodien, Arnobe, Lactance et autres fragments inéditsChapitre 48 sur 52 · DEUXIÈME ET TROISIÈME LEÇONS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ET TROISIÈME LEÇONS

Le rôle delà raison n'est pas de découvrir les éléments de lavé* rite, mais d'en constater la valeur. — A quel signe la raison saura-t-elle reconnaître la vérité et la distinguer de Terreur? — > Parmi les diverses solutions qui ont eu cours, une seule mérite créance et se résume ainsi : la raison peut affirmer le rapport qui unit les deux termes d'une proposition, toutes les fois qu'elle a un motif suffisant de l'admettre. — Quel est ce motif suffisant, pour les vérités physiques, les données psychologiques, les premiers principes, les propositions dérivées, les vérités historiques et les vérités révélées ? — Si la révélation est possible, et de combien de manières. — Critériums de certitude dans l'hypothèse d'une communication divine adressée directement à chaque homme ; ou bien reçue immédiatement

par un ou plusieurs hommes» avec chargo de la transmettre aux autres. — En fait, peut-on dire que chaque homme est inspiré ? « Une immense société se déclare en possession de dogmes révélés; elle allègue la sublimité de sa doctrine, et des miracles éclatants attestés par le témoignage des apôtres de Jésus-Christ ; sont-ce des motifs suffisants pour admettre la révélation chrétienne? 372

QUATRIÈME LEÇON

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Dans les vérités physiques et dans les données psychologiques, la raison s'arrête & la substance. — Dans les déductions rationnelles, elle ne rencontre point de terme assignable ; dans les in<iuctions rationnelles, elle ne peut remonter au delà des deux principes de contradiction et de raison suffisante. — Dans rhistoire, elle a pour limite la fable. Deux manières de fausser l'histoire : la méthode a priori détermine & Tavance certaines périodes de l'humanité; la méthode a posteriori dénhture les données de la tradition. — Examen des systèmes de Fichte, de Schelling et de Hegel. — Dans les vérités révélées, la raison s'arrête, non pas & la connaissance, mais & la compréhension du mystère. — Que faudrait-il pour que le myntère devint incompréhensible f Le rationalisme théologique, au douzième et au dix-neuvième siècle. Quoi qu'en dise M. Cousin, Abélard n'a pas été condamné parce qu'il avait « entrepris de transporter la raison dans l'autorité. » — La raison a le droit d'exiger un motif suffisant, avant d'admettre une vérité quelconque ; mais elle a le devoir d'accepter la vérité dès qu'elle l'a reconnue , 395

CINQUIËa^B LEÇON

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En quoi consiste le rationalisme proprement dit? — Soutenir que l'homme a inventé le langage, et même qu'il aurait pu découvrir par ses seules forces tout l'ensemble des vérités natu* relies, ce n'est pas être rationaliste, dans le sens strict du mot. — L'essence du rationalisme est la négation implicite ou explicite de l'ordre surnaturel. — Comment établir l'existence de l'ordre surnaturel ? — De la prétendue souveraineté de la rai« son, en face des vérités naturelles et des dogmes de la révélation . — Son droit se borne k ne rien accepter sans motif suffisant, et à exiger la preuve historique du fait de la révélation. 411

SIXIÈME LEÇON

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