LE CONTUSIONNÉ A L’HOPITAL
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‘"^Ï^pronostic de l’état contusionnel prolongé est en effet celui de l’état commotionnel quand celui-ci domm , ^
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les troubles diffus de la commotion et quand la même reste modérée.
ni. — Les émotionnés.
L’immense majorité des émotionnes guéris, sans arriver jusqu’à la zone
retournent au front, de l’intérieur. Les
troubles post-émotionnels graves et persistants sont relativement exceptiônnels ; si leur nombre peut paraître plus ou moins considérable à ceux qui observent dans les centres neuro-psychiatriques, il est étonnamment restreint pour les observateurs du champ de bataille et des corps de troupe. Ainsi, dans les conditions matérielles et morales les plus déplorables, à travers les émotions les plus violentes et les plus répétées, dans des épreuves « qui semblent surhumaines », la masse des humains peut vivre pendant des mois et des années, à peine momentanément ébranlés par quelque émotion plus vive ou plus immédiate ; « la résistance morale du soldat bien équilibré paraît au-dessus de toutes les émotions de guerre » (56).
On observe, pourtant quelquefois après des émotions soit des modifications persistantes de l’état mental ou moral, 1 soit des troubles mentaux ou des maladies mentales bien I caractérisés (1) : nous allons décrire les premières, nous I parlerons des seconds au chapitre suivant.
* Puisque des émotions semblables, également intenses et brusques, déterminent chez la plupart des troubles essentiellement fugaces, chez quelques-uns seulement des états morbides véritables, persistants et plus ou moins graves, c’est sans doute qu’un certain degré de prédisposition s’ajoute nécessairement à l’émotion elle-même dans la genèse de ces états morbides.
Les discussions des Sociétés de Neurologie et de Psychiatrie, réunies spécialement en 1909-1910 pour élucider « le rôle de l’émotion dans la genèse des accidents névropathiques et psychopathiques », ont abouti à reconnaître, d’une façon générale, »rimportance de la prédisposition, de la « constitution émotive » à l’origine des accidents. Mais on était alors en période de paix ; les émotions n’avaient qu’à titre exceptionnel la violence, et pour ainsi dire jamais la fréquente répétition, de celles auxquelles tant d’hommes
(1) La commotion est susceptible aussi de déterminer ces états morbides, même quand le sujet a immédiatement perdu connaissance, par la profonde émotion rétrospective qu’il éprouve fatalement en se réveillant dans un lieu qu’il ignore et en se sentant « rescapé » à un très grand danger ; mais l’émotion seule suffit, et elle est généralement