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VALLÉE DE LA LUTSHIMA

RIVIÈRE EST ENCAISSÉE ET GARNIE d’ARBRES, AU PREMIER PLAN ET A l’ ARRIÈRE PLAN LA SAVANE ET LA CAMPINE.

lement. Après cette application commence le travail délicat : il s’agit, en effet, de fixer sur cette charpente les feuilles du Sarcophrynium Arnoldianum. Ces feuilles possèdent à l’extrémité de leur pétiole, sous le limbe, une partie épaissie, dure et résistante, de 1 5 à i8 centimètres de longueur. C’est elle qui va servir à fixer le limbe sur la toiture. L’indigène commence par tendre cet épaississement dans sa longueur et dans le sens du plat de la feuille ; la fourche ainsi formée est adaptée au rachis des feuilles de Raphia et fixée à l aide d’une lanière fournie par l’écorce des tiges d’un petit palmier-liane du groupe des Calamus.

Quand il a ainsi adapté à la toiture la première rangée de feuilles, le couvreur congolais applique sur celle-ci la rangée suivante, de façon à recouvrir la première sur au moins la moitié de la surface. Le demi-pétiole qui est resté libre est piqué au travers du limbe de la feuille qui se trouve au-dessus de lui, et de cette façon la feuille supérieure se trouve accrochée à la feuille inférieure. La seconde couche de feuilles ayant subi la même préparation que la première, au fur et à mesure que les feuilles sont placées, elles se tiennent, formant une couverture qui empêche l’eau de pénétrer dans l’habitation.

Dans les régions où le noir est livré à lui-même, où il ne subit pas encore très fortement l’influence du blanc, la construction des cases est loin d’être toujours aussi soignée.

Dans rUele, par exemple, le noir a adopté une forme de toiture plus simple, c’est un cône très aigu dont l’extrémité sert de grenier à provisions et dont toute la surface est recouverte par les feuilles imbriquées de notre Sarcophrynium ou d’une plante voisine.

L’indigène industrieux a su très bien tirer parti des plantes qu’il trouve autour de lui et, sans l’intervention de pierres et de mortier, il est arrivé à construire des maisons résistant parfois beaucoup mieux au climat tropical que celles élevées à grands frais et avec beaucoup de peine par le blanc.

Ce n’est, d’ailleurs, pas le seul usage du Sarcophrynium ; dans la région du Kasai c’est fréquemment avec le pétiole des grandes feuilles de cette espèce que l’indigène fabrique les nattes, comme nous l’ont prouvé les matériaux expédiés par M. A Sapin.

Le pétiole de la feuille qui part de terre et peut acquérir une certaine longueur, est fendu, aplati et peut alors facilement être tressé, on le colore de différentes façons et on peut obtenir de cette manière les jolies nattes, ou du moins certaine d’entre elles, qui font la réputation des vanniers du Kasai.

Bien entendu il ne s’agit que des nattes, car les paniers sont faits avec le coddy, une autre matière première, plus résistante qui provient de divers palmiers fort mal connus encore.

THAUMATOCOCCUS Benth.

Thaumatococcus Daniellii (Bennett) Benth. in Benth, et Hook, f, Gen. pl. III (i883) p. 652; K. Schum. in Engler Pflanzenreich Marant. (1904) p. 40 fig. 8; Baker in This.-Dyer Fl. trop Afr. VII p. 32i; De Wild. Mission Laurent (igo6) p. 220.

Phrynium Daniellii Bennett in Pharm. Journ. XIV (i855) p. 161.

Pania Mutombo, 16 mai igo5. (Éd. Lescrauwaet, n. 385).

PHRYNIUM WiLLD.

Phrynium confertum (Benth.) K. Schum. in Engler Pflanzenreich Marant.

(igo2) p. 56 ; De Wild. Mission Laurent {1906) p. 221 t. 64 fig. 25-26 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 108. i

Calathea conferta Benth. in Benth. et Hook, f. Gen. pl. III (i883) p. 653; j; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 327. j

Maranta Lujac Hort. f

Sankuru, septembre 1906. (A. Sapin. — Noms ind. ; Kokoloko [Bangala]; | Malalankasa et Mankasakasa [Sankuru], — Les jeunes pousses sont mangées en guise d’asperges) ; Congo (Éd. Luja).

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