EUGENIA L
Eugenia Jambos L. Sp. pl. ed. i (1753) p. 470; Hiern Cat. Welvv. Afr. PI. I p. 36i ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 324. Jambosa viilgaris'DC. Prodr. regn. veget. {1828) p. 286; Bot. Mag. (1834) tab. 3356.
Kimuenza (Éd. Luja).
Eugenia Laurentii Engler in Notizbl bot. Gart. Berlin II (1899) 288;
De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 826.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbrisseau ou petite plante de la plaine).
SYZYGIUM Gaektn.
Syzygium owariense (P. Beauv.) Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 359; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 278; De Wild. et Th. Dur.Reliq. Dewevr. (1901) p. 88 ; De Wild. Études fl. Katanga (igo3) p. g5; Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 826.
Eugenia owariense P. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 20 tab. 70; Laws. in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 38.
Jambosa owariense DC. Prodr. regn. veget. (1828) p. 287.
Zyzygium gîiineense Guill. et Perr. Fl. Seneg. tent. (i833) p. 3i5 tab. 72. Eugenia guineense Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I (1898) p. 359.
Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Noms vern. : Mokulu ou Mokulo [KwiluJ, Mukulumbi [BangalaJ. — L’extrait aqueux des écorces sert à faire le vernis des poteries); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbre des rivières); Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Arbre des eaux); Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : lendu).
Melastomaceae.
OSBECKIA L.
Osbeckia congolensis Cogn. in Verh. bot. Ver. Brandenb. (1889) p. 98 ; De Wild. et Th. Dur. 111. fl. Congo (1898) p. 28 tab. 12 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 90; Gilg in Engler Monog. Afr. Pflanzenfam. II (1898) p. 6; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 171 et II (1907) p. 196.
Atènes, novembre 1907 {K. Sapin. — Petite plante des marais).
Osbeckia congolensis var. robustior Cogn. loc. cit. XXXI (1889) p. g5; De Wilcl. Mission Laurent (1906) p. i63 et Études fl. Bas et Moyen- Congo II (1908) p. 327.
Dima, août 1906 (A. Sapin); Golongo, 18 novembre igoS (Éd. Lescrauwaet, n. 410).
DISSOTIS Benth.
Dissotis Hensii Cogn. in DC. Monog. Phan. VII (1891) p. 372; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 92 et 111. fl. Congo (1898) p. 19; De Wild. Mission Laurent (190 5) p. 164 et Études fl. Bas et Moyen- Congo I (1904) p. 171 et II (1908) p. 328.
Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Noms vern. : Motoaton [Kwilu], Kondoku I Bangalaj. — Feuilles comestibles) ; Kwilu, juin 1906 {A. Sapin) ; Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Ealealuchi [Batetela]. — Petit arbre des eaux dont les fruits sont comestibles ?),
Observation. — Nous faisons suivre l’indication comestible d’un ? car les fruits secs des Mélastomacées ne paraissent guère posséder cette qualité. Peut-être y a-t-il eu confusion d’étiquette.
Dissotis incana (E. Mey.) Triana in Trans. Linn. Soc. XXVII (1871) p. 58 tab 4 fig. 44 d; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 2g5 et in Engler Monog. Afr. Pflanzentam. II (1898) p. 17 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 298, II (1908) p. 328.
Osbeckia incana E. Mey. ex Hochst. in Walp. Repert. bot.V (i858) p. 708. Au Sud de Tshitadi, février 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 3i8).
Dissotis phaeotricha (Hochst.) Triana in Trans. Linn. Soc. XXVII (1871) p. 58; Gilg in Engler Monog. Afr. Pflanzenfam. II p. 14 et in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 2g5; De Wild. Études fl. Bas et Moyen Congo I (1906) p. 299 ; II (1908) p. 328.
Osbeckia Hochst. in Walp. Repert. bot. V (i858) p. i35.
Dissotis villosa Hook. in Oliver Fl. trop. Afr. II (1871) p. 450.
Dilolo, juin igo8 (A. Sapin. — Plante des marais).
Dissotis Romiana De Wild. nov. spec.
Plante ligneuse arborescente des galeries forestières, à rameaux à entre-nœuds atteignant 5 centimètres de long, velus, poils plus ou moins écailleux à la base, étoilés. Feuilles ovales, aiguës, arrondies ou subcordées à la base, pétiolées, à pétiole atteignant 22 millimètres de long, velu comme les tiges, limbe de 6 à 12 centimètres de long et de 2.5 à 5 centimètres de large, à 7 nervures basilaires, velu sur les deux faces, poils plus ou moins apprimés sur la face supérieure, souvent subfasciculés, plus densément velu sur la face inférieure, à bords légèrement crénelés, à poils en touffes dans les crénelures.
Inflorescences axillaires vers le sommet des tiges et terminales, formant par leur ensemble une i)anicule ramifiée pouvant atteindre plus de lo centimètres de long. Fleurs courtement pédicellées ou subsessiles, à pédicelle pouvant atteindre 2 millimètres de long, densément velu, muni de bractées ovales plus ou moins carénées, caduques, atteignant 17 millimètres de long et 10 millimètres de large, courtement velues. Fleurs pentamères. Calice à tube de 10 millimètres environ de long, accrescent après l’anthèse, garni de touffes de poils subsessiles ou d’écailles ciliées munies d’un pinceau de poils au sommet, lobes ovales-lancéolés, aigus, velus sur le dos, glabres sur la face intérieure et munis de poils au sommet, de 7-8 millimètres de long; entre les lobes du calice se trouvent les lobules accessoires formés par une sorte de languette de 2,5 millimètres de long, velus et terminés par un pinceau de poils divergents. Pétales... Étamines sur deux rangs, inégales, les grandes anthères de 10 millimètres de long. Ovaire glabre sauf au sommet terminé par des poils raides, entouré à maturité par le tube du calice persistant, sépales et lobes intermédiaires étant caducs.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin).
Observations. — Cette espèce se rapproche de la plante que nous avons décrite sous le nom de D. Verdickii dans nos études sur la flore du Katanga, Elle s’en différencie aisément par le nombre de nervures des feuilles et par la villosité moins développée. Chez le D. Verdickii, les feuilles ont sur la face supérieure des poils longs tellement nombreux qu’ils cachent le limbe, en outre, ces poils décurrents sont simples chez le D. Romiana, les poils de la surface foliaire sont plus décurrents encore que chez le D. Verdickii, mais non aussi renflés à la base. Ils ne sont jamais simples, mais toujours fasciculés.
Il semble que la plante recueillie par Pogge, en mai 1876, sous le n. i36 (an Lulua Fl. 9 1/2° s. br.) soit identique avec la plante que nous avons dédiée à M. Rom de la Compagnie du Kasai.
Dissotis Thollonii Cogn. ex Buettn. in Verh. bot. ver. Brandenb. XXXI (1889) p. 96; Gilg Melastomaceae Afric. (1898) p. 19; DeWild. Mission Laurent (1905) p. i65 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p.171, (1906J p. 298, II (1907) p. 197, (1908) p. 329.
Sabuka (Ed. Luja); Kapelumba, 3o décembre 1904 (Éd. Lescrauwaet,n. 295); Bondo, septembre 1908 (A. Sapin. — Nom indig. : Efundokoi [Bangala]. — Arbre des cours d’eau ; les rameaux servent de support pour le brûlage des herbes qui servent à préparer le sel indigène) .
TRISTEMMA Juss.
Tristemma grandifolium var. congolanum De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 329.
T. Schtmiachen Auct. ; Th. Dur. et Schinz Études fl. Congo (1896) p. i32; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo II (1898) p. 69; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 20 et Reliq. Devvev. (1900) p. 91 pr. p.;
Planche XLI.
De Wild. Mission Laurent (igoS) p. i65 et Études fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. 197.
Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Nom vern. ; Motantum. — Les feuilles sont utilisées comme légume).
DINOPHORA Benth.
Dinophora spenneroides Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 555 ; Cogn. in DC. Monog. Phan. VII p. 884; Gilg in Engler Monog. Afr. Pflanzenfam. II (1898) p. 27 tab. i H; De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo II (1898) p. 69.
Madibi, juillet 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Motantan [Kwilu]) ; Zone du Kasai, 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Fundoka. — La cendre des feuilles et des tiges donne un bon goût au sel indigène).
CALVOA Hook. F.
Calvoa Sapini De Wild. nov. sp.
Plante à rameaux tétragones fortement ailés, glabres, feuilles non charnues, longuement pétiolées, à pétiole élargi vers la base, mince à l’état sec, atteignant 3.5 centimètres de long ; limbe ovale-oblong, arrondi ou subcordé à la base, acuminé au sommet, entier sur les bords, à 5 nervures basilaires dont les médianes atteignent le sommet du limbe, celui-ci atteignant 8 centimètres de long et 3.5 centimètres de large. Inflorescences disposées en panicule multiflore, terminale, fleurs disposées d’un côté des rameaux de la paxiicule, à pédicelle grêle, atteignant 10 millimètres de long, parfois subsessiles ; réceptacle subconique, glabre, accrescent, atteignant dans la fleur environ 3-4 millimètres de long et dans le fruit 8 millimètres de long, à 5 dents subaiguës ; pétales oblongs-lancéolés atteignant 10 millimètres de long. Ovaire à 5 loges, concave au sommet, capsule surmontée de 5 écailles dépassant de 3 à 4 millimètres le limbe calicinal denticuléronciné sur les bords, à cran médian arrondi, plus profond que les autres.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Petite plante des eaux).
Observation. — Cette espèce se rapproche du C. integrifolia Cogn., de San Thomé, elle se différencie par ses feuilles glabres, entières sur les bords, ses inflorescences à fleurs glabres, à calice dépassé par les écailles, celles-ci présentant des sinuosités, la sinuosité médiane plus accusée que les autres.
PHAEONEURON Gilg.
Phaeoneuron dicellandroides Gilg Melastomaceae Afr. (1898) p. 35 tab. 8 fig. B; De Wild. Mission Laurent (1904) p. 166 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 332.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Efunduka [BangalaJ. —
Sert à faire les grilles du bûchersur lequel on fait calciner les plantes à sel indigène); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Efundoka [Bangala|. — Grand arbre des eaux, — Sert dans la préparation du sel indigène).
MEMECYLON L.
Memecylon Mannii Hook, in Oliver Fl. trop. Air. II (1871) p. 461 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 21; Gilg in Engler Monog Afr. Pflanzenfam. III (1898) p. 3p; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 333.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Nom indig. ; Mongekui | Bangala|. — Arbuste des bois).
Memecylon myrianthum Gilg in Engler Monog. Afr. Pflanzenfam. II (1898) p. 44 et in Schlechter West-Afr. Kautsch. Exped. (1900) p.3o3 ; De Wild. Mission Laurent (i9o5) p. 266 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 333.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Petit arbuste des bois); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbre des bois).
Memecylon Sapini De Wild. spec. nov.
Plante., , à rameaux jeunes quadrangulaires, glabres, à écorce brunâtre devenant grisâtre, s’exfoliant à l’état adulte. Feuilles courteinent pétiolées, à pétiole atteignant 5 millimètres de long, limbe elliptique ou obovale, arrondi (probablement par suite d’avortement) ou plus ou moins cunéiforme, obtus au sommet, cunéiforme à la base, glabre sur les deux faces, mat en dessous, brillant au-dessus, coriace, à trois nervures suprabasilaires se continuant jusqu’au sommet, droites, au moins dans la moitié inférieure, légèrement arquées par les anastomoses dans la partie supérieure Nervures submarginales peu marquées, arquées entre les anastomoses des nervures secondaires; nervure latérale médiane légèrement oblique, un peu plus marquée sur la face inférieure que sur la face supérieure comme les nervures basilaires; limbe de 6.5 à 10 centimètres de long et de 2.7 à 4.7 centimètres de large. Inflorescences axillaires en cimes denses, opposées, atteignant 2.5 centimètres de long et 3.5 centimètres de large; inflorescences partielles à pédoncule commun atteignant environ 6.7 millimètres de long, glabre, pouvant porter plus de dix fleurs en un ou plusieurs verticilles, à pédicelle atteignant jusque 10 millimètres de long, grêle, glabre, bractéolé à la base, à bractéole fibrillaire, brunâtre. Calice campanulé, de 3.5 millimètres environ de long, glabre, à quatre lobes triangulaires. Corolle à pétales dépassant le calice. Étamines munies d’une corne à la base, ovaire glabre, à style grêle de 7 millimètres environ de long. Fruit subglobuleux, atteignant 7.5 millimètres de long et environ 7 millimètres de large, surmonté par les quatre lobes du calice très légèrement accrescents.
Lutsliima, juillet 1907 (A. Sapin).
Observation. — Ce Memecylon est indiscutablement voisin du M . strychnoides Gilg (Melastomatacae africaneaep. 3g), il se différencie par ses inflorescences beaucoup plus développées et très denses; chez le M. strychnoides de l’Angola, dont nous avons d'ailleurs vu des échantillons à Berlin, les cimes n’atteignent guère plus de 10 millimètres de long tandis que chez notre plante les inflorescences atteignent 2.5 centimètres de haut et 3.5 centimètres de large, formant autour des entrenoeuds un dense bouquet de fleurs.
Onagraceae.
JUSSIEUA L.
Jussieua suffruticosa L. Sp. pl. ed. I (1753) p 838; Engler Pflanzenw. Ostx\fr.Cp.296; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 38o; De Wilcl. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 23 et Reliq. Dewevr. (1901) p. g5.
Jussieua villosa Lam. Encycl. meth. Bot. III (1789) p. 33i et Illustr. genr. Encycl. II tab.28ofig. 3; Oliver Fl. trop. Afr. II p. 489.
Léopoldville (Éd. Luja).
LUDWIGIA L.
Ludwigia prostrata Roxb. Hort. Bengal. ^1814) p. ii; Oliver Fl. trop. Afr. II p. 490; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 20; Pl. Gilletianae I (1900) p. 22 et Pl. Thonnerianae (1900) p. 32; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 25g, (1907) p. 417 et Études fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. 61, (1908) p. 334.
Isnardia prostrata O. Kuntze Rev. Gener. (1891) p. 25o; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 38i.
Rives du Kwilu, juin 1906 (A. Sapin).
Sapotaceae.
PACHYSTELA Pierre.
Pachystela cinerea var. cuneata (Radlk.) Engler Monog. Afr. Pflanz.VIII (1904) p. 37 tab. 12; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 173 et Mission Laurent (1907) p. 420.
Pachystele cuneata Radlk. in De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) P* 32 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 144.
Luozi (Ed. Luja).
Observation. — C’est un arbre de i5 à 25 mètres de haut, à tronc de 3o à 40 centimètres de diamètre, rameaux bas et étalés ; l’écorce grise, non fendillée, est légèrement rugueuse; le bois est jaune-rougeâtre, à cœur un peu foncé, demi-dur et bien maillé.
CHRYSOPHYLLUM L.
Chrysophyllum Lacourtianum De Wild. Mission Laurent (1907) p. 425 fig. 77-79 tab. 138-140.
Kondue (Éd. Liija) ; Lukombe, 1909 (A. Sapin).
Observations. — Cette espèce, dont nous n’avons pu voir de fleurs adultes, paraît devoir se classer dans le voisinage du Chrysophyllum suhnudum Radlk. Les échantillons collectés par le Commandant De Bauw, et qui nous ont été transmis par le Déparlement des Finances de l’Etat du Congo, étaient accompagnés de ces notes intéressantes : « Le « Bofambu » est un grand arbre, très vigoureux, dont la cime dépasse les arbres de la forêt. Il croît tantôt sur les plateaux, tantôt dans les endroits accessibles à la crue des eaux. Les feuilles alternes sont de couleur verte, foncées et lisses sur la face supérieure, d’un vert clair, jaunâtres et ternes sur la face inférieure, où les nervures sont saillantes. Le fruit, qui a quelque analogie avec celui de VAchras sapota, compte cinq graines et est comestible; sa saveur est douce, un peu acidulée. A maturité il est rouge-brun.
» L’écorce du tronc de l’arbre est rugueuse et souvent couverte de plaques de lichens et de champignons. L’arbre est, paraît-il, très répandu et existerait dans toute la zone de la forêt équatoriale.
» Le latex qui s’écoule des blessures donne un produit voisin de la gutla percha.
M. Ed. Luja a fait parvenir au siège central de la Société « Plantations Lacourt » un intéressant rapport et une photographie, malheureusement en mauvais état, représentant l’arbre en place. Le tronc est gros, peut atteindre y5 centimètres de diamètre, il ne se ramifie qu’à partir d’une certaine hauteur. Nous extrayons de ce rapport les quelques données suivantes : « Grand et bel arbre de la forêt. 11 existe environ deux arbres par hectare dans la haute ou vieille futaie, notamment dans le voisinage du Sankuru. Il existe probablement tout le long de cette rivière. L’arbre atteint de 20 à 3o mètres, il fleurit en janvier et ses fruits mûrissent de novembre à décembre. Le latex coule assez abondamment. Le rendement d’un arbre, abattu, de 60 centimètres de diamètre, saigné sur 18 mètres, c’est-à-dire depuis la base jusqu’aux premières ramifications, est de 3 litres, qui donnent 2 kilos 3oo grammes de produit sec. Les branches donnent une quantité insignifiante de latex. L’incision est dure à effectuer, l’écorce étant très épaisse, il faut de forts couteaux ou des machettes bien aiguisées. L’arbre saigné debout donne un rendement plus grand, car il est possible de saigner journellement, pendant un dizaine de jours, en ravivant les plaies. Au bout de ce laps de temps l’écoulement s’arrête.»
D’après certains renseignements qui nous ont été communiqués par la « Société pour le Commerce du Haut-Congo », le produit obtenu du latex de cet arbre, soumis à une expertise commerciale, aurait été considéré comme analogue à du « Bornéo mort ».
Pour M. A Sapin cet arbre porte les noms indigènes : « Difambu, Bafambu, Diwala [Baluba] » et « Mabafu [Kwilu] ». Il atteint de très grandes dimensions et est très répandu dans les larges galeries. Le quart des arbres de la galerie de Kwilu à Lukomba serait constitué par cette essence. M. Sapin en donne la description suivante :
Écorce gris-blanc. Le port et l’aspect de l’arbre rappellent un peu ceux du Funtumia. Le fruit desséché, de la grosseur d’une poire, est formé d’une coque se terminant en pointe, il est à cinq loges et à cinq graines ; celles-ci sont aplaties, brunes et rappellent la « fève Tonka »; elles sont inodores, à périsperme lisse, brun-noirâtre.
Le bois est jaune-brunâtre. Par incision, toute la plante laisse écouler un latex qui, par évaporation, se transforme en une masse collante, durcissant à la longue, et prenant la consistance d’un mastic d’abord mou, puis dur. Cette gomme plastique se ramollit dans l’eau chaude. Elle présente l’avantage, sur les gommes plastiques déjà renseignées, d’ètre beaucoup moins cassante. Elle paraît être un succédané de la gutta et mérite d’attirer l’attention des industriels.
Loganiaceae.
MOSTUEA Didrichs.
Mostuea densiflora Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXIII (1896) p. 198; Baker in This.-Dyer FJ. trop. Afr. IV p. 5o8j De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 63.
Environs de Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. 117).
Mostuea Lujaei De Wild. et Tli. Dur. Mat. fl. Congo VIII (1900) p. i5; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr, IV p. 5o6; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 260 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 175, (1906) p. 307; II (1907) p. 63.
Mostuea Schumanniana Gilg in Engler Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 56o; Baker in This.-Dyer FI. trop. Afr. IV p. 5o8; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 176 et Mission Laurent (1906) p. 260. Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Noms indig. : Sako, Jako [Bangala]).
Mostuea Taymansiana De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 174; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 628.
Bena-Dibele (Éd. Luja, n. 252).
USTERIA WiLLD.
Usteria guineensis Willd. in Ges. Naturf. Freunde Berlin X (1792) p. 55; Hook. Niger Fl. {1849) p. 459! 45; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 517; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 5x7; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 261 et Études fl. Bas et J\doyen-Congo (1903) p. 66, (1904) p. 175; II (1907) p. 63.
Madibi (Éd. Lescrauwaet).