HAUTES EAUX, LES RIVES INONDÉES
Le Symphonia globulifera L . est un arbre qui peut atteindre 40 mètres de hauteur et 80 centimètres de diamètre, mais ces mensurations sont des extrêmes. Il est assez répandu au Congo, il est très variable et demande à être réétudié en détail, afin de déterminer la valeur des variétés ou espèces que l’on a cru pouvoir en séparer.
M. Luja le décrit comme répandu dans le Kasai et le Sankuru et le trouve caractéristique par sa forme. Il a l’aspect d’un sapin, ses branches sont étalées et, lors de la floraison, se recouvrent de fleurs d’un beau rouge vif, M.Luja a également observé l’exsudation de la matière collante d’un jaune soufré, et a observé que les abeilles sont très friandes de cette substance qu’elles emploient peut-être dans la construction de leurs cellules. Son écorce est souvent d’un gris-cendré, s’exfoliant par plaques.
Dans son consciencieux répertoire des plantes médicinales, M. Dragendorfï(i) considère la résine des Symphonia globulifera L. et Moronohea grandijlora Choisy dénommée, d’après lui, « Mani Canani » ou « Anani », comme purgative, ce serait un succédané du Carana, et par suite un tonique et un baume. Le Carana est la résine produite par le Bursera acuminala Willd., du Mexique et de la Guyane (2).
A San Thomé, le Symphonia globulifera porte le nom de « Oleo Barâo », les Angolais le nomment « Opuingo » ; dans l’Angola où il semble assez répandu, en particulier dans le üolungo Alto, il est connu sous le nom de « Mungundo ».
On considère son bois comme très bon pour la construction des bateaux, de certains ustensiles de cuisine et pour l’ébénisterie ; il est d’un jaune-brun rappelant le Chlorophora ou le chêne de belle qualité.
La gomme résine qui exsude du tronc, est considérée comme très efficace pour guérir les ulcères et certains abcès. L’écorce est également signalée comme un bon tonique ; cette dernière propriété mériterait d’être étudiée.
Les propriétés que l’on reconnaît au Congo à la Bulungu ont déjà été signalées pour le produit de cette même espèce en Guyane française; en effet, le suc jaunâtre qui durcit à l’air, et qui s’écoule de cet arbre sert en Guyane à calfater et à goudronner les navires et les cordages et même à faire des torches ; celles-ci brûlent sans fumée ni odeur. Ce produit est connu dans cette région sous le nom de « Résine de Mani ».
Pour de plus amples renseignements sur cette espèce, dont les graines pourraient fournir une matière grasse, nous renvoyons aux divers travaux de M. le prof. Ed. Heckel et entre autres à ceux qu’il a publiés en 1908 dans les « Annales de l’Institut colonial de Marseille », où l’on trouvera d’ailleurs l’indication de sa bibliographie antérieure.
(1) La synonymie et les variétés considérées dans cette espèce sont les suivantes, d’après la monographie de Vesque ; plusieurs d’entre elles semblent former des stades de transition.
S. globulifera L. f. — Syn. : Moronohea coccinea Aubl. p. p.; Aneuriscus Aubletii Presl; Aneuriscus exserrens Presl; Moronohea globulifera Schlecht.
La distribution du type serait : Amérique centrale • Guyanes, Jamaïque, Dominique, Saint- Domingue, Trinidad, Panama, Brésil, Guadeloupe. — Afrique[centrale occidentale.
Les variétés signalées par Vesque sont :
Var. Macoubea{M\(\.) Vesque. — Syn. Moronohea Macouhea Miq. — Distrib. Suriname. — Nom vernaculaire ; Mamreh.
Var. africana Vesque. — Distrib. : Angola.
VüT, gabonensis (Pierre) Vesque. — Syn. S. gahonensis Pierre. — Distrib. : Gabon.
(2) Die Heilptlanzen der verchiedenen Volker undZeiten. Stuttgart, 1898, p. 441.
Bixaceae.
BIXA L.
Bixa Orellana L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 5i2; Descourtilz Fl. des Antilles I tab. 4; Bot. Mag. (1812) tab. 1456; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 12; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 37; De Wild. Not. pl. util. ou intér. du Congo II (1906) p. 5-17 Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 314.
Mokole (Éd. Lescrauwaet) ; Lubile (Ed. Lescrauwaet) ; Atènes, novembre 1907 (A. Sapin).
Observations. — Fréquemment on est revenu sur l’importance de cette plante dans les cultures tropicales,certains agronomes coloniaux ont soutenu, et peut-être avec raison, que la culture accessoire du rocou}fer ou plante à « arnotto » peut rapporter aux planteurs des bénéfices sérieux. Il semble en efiet que la demande pour ce produit est toujours relativement assez conséquente, et que souvent elle ne peut être complètement satisfaite. Il fut un temps ou le rocou était employé en très grande quantité, il servait dans l’industrie de la teinturerie; il y est parfois encore employé, bien que sur une moins grande échelle. Notre confrère M. Henri Lecomte, dans les études qu’il a publiées sur l’agriculture aux Antilles françaises, où il a eu l’occasion de séjourner en 1898, signalait encore l’existence à la Guadeloupe d’une seule usine à rocou, en 1871 l’exportation du rocou avait atteint à la Guadeloupe 670 tonnes, en 1900 elle dépassait à peine 60 tonnes et n’a plus guère augmenté depuis. I.e Bixa Orellana, la plante productrice du rocou, est dénommé encore ; Urucu, Roucou, Bixa, Bicha, Orléans, Arnatto ou Annatto, noms appliqués autant au produit colorant qu’à la plante; il est actuellement répandu dans toutes les régions tropicales du globe et se rencontre même fréquemment dans nos serres sans que pour cela on ait l’occasion de l’y voir souvent fleurir. Le rocouyer est originaire de l’Amérique du Sud, mais depuis le début du XIX® siècle sa dispersion de par le monde s’est fortement étendue.
Le rocouyer est un petit arbre pouvant atteindre 6 mètres de haut ; son bois n’est pas très développé, il est de couleur pâle, tendre, à grain uniforme, poreux, à cercles concentriques rapprochés et ne paraît pas avoir de mérites très spéciaux. Dans certaines régions il est employé comme bois de chauffage, on prétend qu’en Nouvelle-Calédonie, c’est un des arbres dont les indigènes se servent pour se procurer du feu par frottement.
L’écorce est fibreuse et les fibres qu’elle peut fournir peuvent être tissées ou transformées en cordages. Les feuilles sont cordées et les fleurs roses ou blanches apparaissent en bouquets à l’extrémité des rameaux ; à ces fleurs succèdent des fruits capsulaires, s’ouvrant en deux valves, et hérissés généralement de poils raides, presque épineux. Avant leur maturité complète les fruits sont de couleur rose, ils deviennent d’un brun plus ou moins foncé, et quand ils s’ouvrent ils laissent voir de nombreuses graines entourées d’une sorte de pulpe jaune orangé qui renferme la matière colorante, et qui est 1’ « arnatto » des Anglais, le « roucou » des Français.
Botaniquement, on peut considérer, parmi les nombreuses formes de l’unique espèce qui constitue ce genre, plusieurs variétés, l’une d’elle var. platycarpa Warb. (R. urucurana
Hoff,), est assez probablement l’ancêtre de la plupart des formes de culture, on la rencontre encore à l’état spontané au Panama, en Colombie et au Pérou, elle se différencie du type, dont nous avons donné sommairement les caractères, par ses capsules plus petites, obtuses, à épines plus courtes, et aussi au point de vue économique par une moins grande richesse en matière colorante.
Une variété, appelée leiocarpa Kuntze, se différencie totalement par la glabréité des capsules, on la rencontre dans les cultures de certaines régions de l’Afrique occidentale, par exemple en Libérie, elle n’a pas, à notre connaissance, été trouvée jusqu’à ce jour dans le Congo. Le principe colorant a été isolé en 1900 par le chimiste allemand Zwick, qui lui a donné le nom de « Bixine ». Il est constitué par des cristaux brillants, d’un rouge métallique, ce principe fond à 175® C, il existe en faible quantité dans la pulpe et son pourcentage est souvent notablement diminué dans le roucou commercial par suite de la présence, dans le produit brut, de particules de l’enveloppe de la graine, et parfois même de la graine tout entière que l’on y a mélangée par pulvérisation.
La bixine appartient au groupe des corps très difficilement solubles, l’eau ne la dissout pas, l’alcool ne la dissout guère; en présence de soude, ces liquides en dissolvent une certaine quantité, mais le produit est légèrement modifié.
L’alcool bouillant et le chloroforme dissolvent un peu plus facilement la bixine que l’alcool froid.
L’usage de cette matière colorante est très ancien; déjà lors de la découverte de l’Amérique, Christophe Colomb vit employer ce colorant par les Caribéens qui, lorsqu’ils partaient en guerre, s’enduisaient le corps de cette substance qu’ils dénommaient « roucou ». Ce nom est resté, comme nous l’avons vu, d’emploi courant en langue française.
Le roucou, généralement jaune, mais pouvant être également obtenu rouge, trouve son emploi, et a fortement été usagé dans le temps, en teinturerie. Dans la grande industrie, dans la fabrication des vernis et des laques, dans la teinture des soies, des cotons, des peaux de chamois, des bois, il donne des teintes variant du jaune au rouge foncé. C’est principalement pour la teinture des soies et des laines que le roucou ou Orléans est employé, et cela surtout pour obtenir des colorations par mélanges de tons, entre autres la teinte souvent encore désignée dans l’industrie « chamois-orléans ». Pour pouvoir fixer la matière colorante sur les étoffes, il faut faire bouillir le roucou dans l’eau contenant de la soude, on ajoute du savon à ce bain et on y plonge directement l’étoffe qui ne doit pas subir au préalable l’action du mordant, la matière colorante peut, dans ces conditions, fort bien se fixer sur la fibre. Pour achever la fixation, il y a avantage à passer le tissu de soie ou de laine dans un bain acidulé par de l’acide sulfurique ou dans un bain aluné. Le roucou a aussi été employé pour colorer des gelées, des savons, des pommades, des bougies, et grâce à sa solubilité dans les matières grasses, on l’emploie en notable quantité dans la fabrication du beurre et des fromages. Mais c’est encore la teinturerie qui en consomme la plus forte quantité, et c’est somme toute une des substances colorantes jaunes naturelles les plus employées dans l’industrie.
On a prétendu que le roucou ajouté au beurre et au fromage en petite quantité permettait une conservation plus longue du produit, mais cette propriété est très douteuse. C’est principalement en vue de rendre le coloris de ces substances plus agréable à l’œil, que Ton ajoute de l’arnatto, car celui-ci ne communique au beurre et au fromage aucun arôme particulier, bien que l’on ait prétendu parfois que l’on avait en Amérique ajouté au cacao du roucou pour lui donner une saveur spéciale. Dans le beurre et le fromage le roucou
n’entre d’ailleurs que pour une proportion minime; o.o3 à o.o8 p. c. d’un roucou de belle qualité suffisent pour donner à ces substances alimentaires la teinte particulière désirée par le client. La coloration rouge de la croûte des vrais fromages hollandais d’Edam est également obtenue à l’aide du roucou, employé naturellement en proportion plus forte que pour colorer la pâte interne.
Bien que la minime quantité de roucou ajoutée dans ces substances alimentaires soit inoffensive, elle doit être considérée comme un adultérant. La préparation du roucou est assez simple. Les graines après avoir été enlevées du fruit sont placées dans un récipient, on verse alors sur elles de l’eau chaude, de manière à les recouvrir complètement; on agite la masse pour favoriser la mise en suspension de la matière colorante.
La séparation de la liqueur colorée et des graines se fait par un tamisage ; les graines sont enlevées et la liqueur est laissée en repos. La matière colorante se dépose en grande partie, on décante l’eau qui surnage et le résidu est placé à l’air, dans un endroit abrité, de façon à faire évaporer l’excès d’eau sans l’intermédiaire de la chaleur artificielle. Lorsque la masse est suffisamment sèche pour pouvoir être maniée, on en forme des boudins ou des gâteaux de forme et de poids variant suivant la provenance.
Bien préparé, l’arnatto se présente sous l’aspect d’une masse d’un beau jaune ou d’un rouge rose.
Au lieu de faire macérer et lermenter les graines du rocouyer dans l'eau, comme nous venons de l’indiquer, on peut obtenir de meilleurs résultats en triturant simplement les graines dans les mains, après s’être enduit les doigts d’huile, jusqu’à ce que la pulpe forme une pâte que l’on détache et que l’on met à sécher à l’ombre. Ce procédé est employé en Guyane, il fournit une qualité très particulière de roucou, pour laquelle le débouché est faible, car elle est demandée seulement en Europe, où elle trouve amateur chez les fabricants de couleur. D’autres modifications ont encore été proposées : c’est ainsi que Semmler préconise de laisser le mélange d’eau chaude et de graines pendant quelques jours au repos, puis de filtrer, de laisser reposer pendant huit jours le filtrat, de décanter et de laisser sécher. On a également conseillé de faire agir, non pas de l’eau chaude, mais de l’eau froide.
Ces procédés de préparation que nous avons sommairement rappelés sont des procédés indigènes faciles à employer.
A la Guadeloupe et dans les Antilles françaises, les producteurs opèrent encore différemment, mais leur produit est malheureusement de moins bonne qualité. Ils prennent des graines sèches et les pulvérisent entre des rouleaux ; la poudre ainsi obtenue est constituée en grande partie par la graine qui ne renferme pas de substance colorante; on la mélange à de l’eau et, après avoir agité la masse, on laisse déposer et on décante l’eau en excès; la partie déposée est bouillie avec de l’eau qui la recouvre, pendant quatre à cinq heures. Après cette ébullition, la masse est privée, par pression entre des planches, de l’excès d’eau qu’elle contient, le résidu est réuni en paquets que l’on emballe dans des feuilles de bananiers et qu’il faut tenir humides, si l’on veut conserver à la matière tinctoriale ses propriétés.
On estime que l’hectare peut produire environ yba kilos de graines, y compris la pulpe, et que 9 à lo kilos de graines produisent i kilo de matière colorante, ce qui porterait donc le rendement de l’hectare à une moyenne de yS kilos.
L’industrie européenne a naturellement cherché à modifier ces procédés de préparation un peu primitifs et, à l’aide d’ingrédients chimiques, a essayé de retirer du roucou une plus grande quantité de matière colorante. Les manufacturiers d’Europe emploient
un procédé dans lequel interviennent de la soude et des acides. La matière colorante est extraite à l’aide d’une solution de soude et précipitée, après filtrage, par l’acide chlorhydrique ou sulfurique.
Nous ne voulons pas entrer ici dans de longs détails sur la constitution chimique de l’arnatto, elle diffère suivant l’origine du produit analysé. D’un assez grand nombre d’analyses exécutées, il y a déjà assez longtemps, en Angleterre, par le chimiste La'wson, nous pouvons déduire le tableau suivant, pour du roucou originaire de la Guyane fran-
çaise :
Eau 18.00 21.75
Matière colorante i.oo 3. 00
Matières extractives ^7.29 65.67
Cendres solubles y.5o i3.2o
Cendres insolubles 2.o5 10.90
Dans les cendres solubles se trouvait en très forte proportion du sel de cuisine ; on suppose que ce sel est ajouté pour empêcher la masse de se corrompre et parce que la présence du chlorure de sodium augmente le pouvoir colorant.
Dans l’arnatto produit par les manufactures européennes, la teneur en ces divers éléments est différente ; le même chimiste a trouvé pour deux de ces échantillons :
Eau
Matière colorante ....
Matières extractives . . .
Cendres solubles ....
Cendres insolubles. . . .
Ces chiffres suffisent pour faire voir la variabilité du produit.
C’est seulement aux Antilles, où la culture du rocouyer a été florissante, qu’elle comptait pour une bonne valeur dans le commerce d’exportation. Dans bien d’autres colonies, par exemple à Ceylan, où la culture du rocouyer a eu son heure de prospérité, on se plaît à citer qu’en 1887, 700 acres de terrains étaient couverts par cet arbrisseau, en 1890 l’exportation d’arnatto atteignit pour Ceylan 1,395 cws. (cws. = 5o kil. 8), mais en 1890 cette exportation était déjà tombée à 7.421 livres et, actuellement, on ne compte plus guère dans la région qu’une ou deux plantations dans lesquelles cette culture est faite sur une certaine échelle; la principale est celle de « Cr3'’stall Hill », à Matale, où il existe paraît-il, encore 180 acres plantées en Bira. En i885, il existait dans cette région une plantation bien plus étendue et il s’y était même constitué une association particulière « The pure Ceylon Arnatto Dye Works ».
Lors des grandes exportations de Ceylan, c’étaient surtout des graines qui constituaient la base du trafic, tandis que, dans la plupart des autres régions productrices, on exportait un produit déjà préparé, réduit en pâte et souvent emballé dans des feuilles de bananiers.
C’est en Europe et dans l’Amérique du Nord que se fait la plus forte consommation de ce produit. Sur les marchés on trouve principalement trois groupes de qualités de roucou :
10 Des boudins ou des gâteaux d’odeur désagréable, urinaire, durs, rougeâtres, huileux, homogènes, et qui sont surtout originaires de Cayenne ;
2° Rouleaux ou gâteaux de forme similaire, mais à texture granuleuse et originaires des Indes occidentales ;
3® Rouleaux d’odeur plutôt agréable, d’un vert rougeâtre à l’intérieur et jaunâtre extérieurement, pesant 5o à loo grammes et provenant du Brésil.
Le Flagannatto de la Guyane française, appelé parfois aussi Pastannatto, vient sur le marché en gâteaux quadrangulaires enveloppés dans des fragments de feuilles de bananiers.
C’est ordinairement le roucou de Cayenne qui est le plus estimé ; il a souvent été vendu en France à 2 francs le kilo.
Plus la qualité du produit est bonne, mieux il se vend et, comme le faisait remarquer avec raison M. le D'' H. -A. Alford Nicholls dans son « Text Book of Tropical Agriculture », il vaut mieux, si l’on ne peut obtenir dans la colonie un produit de première qualité, expédier les graines, dont en Europe ou en Amérique on extraira la matière colorante à l’état de pureté désirable.
Il existe, comme nous l’avons dit, deux variétés ou deux formes de Bixa Orellana; celui-ci, comme toute plante à aire de dispersion très étendue, est assez polymorphe.
L’une de ces formes possède des fleurs rosées, des fruits rouges et des graines écarlates. Certains industriels préfèrent les graines écarlates, qu’ils considèrent comme donnant une teinture rouge plus forte, résistant mieux et à laquelle on accorde, par suite, plus de valeur, mais cette matière colorante, pour conserver sa valeur, devrait être livrée à l’état de pâte, la dessiccation lui enlèverait ses qualités. La variété à fruit vert fournirait un roucou de la couleur de la pulpe entourant les graines, c’est-à-dire jaunâtre .
Le Bixa Orellana n’est pas difficile à cultiver, et comme la demande dépasse souvent l’offre, cette culture peut être, dans bien des cas, une culture accessoire de rapport.
C’est une plante assez peu exigeante, elle végète dans toutes les régions tropicales et peut même se développer sous les tropiques à 3, 000 pieds d’altitude. Elle supporte bien les pluies abondantes, et on ne lui connaît guère d’ennemis dangereux. Elle redoute le froid, la moindre gelée lui est néfaste.
Il est aisé d’obtenir des plantes par semis en pépinières. Il est inutile d’insister sur les soins dont il faut entourer les germinations pendant les premiers stades du développement, les semis devront être protégés contre l’ardeur des rayons solaires, et l’abri sera écarté au fur et à mesure de la croissance.
Quand les plantules ont atteint i5 à 20 centimètres de haut, on les plante en place définitive, à une distance de 3 à 4'“5o suivant la nature du sol; dans un sol pauvre, la plante prend moins de développement, tout en fournissant une bonne récolte de graines.
On peut également semer en place définitive, en jetant dans les poquets, placés à distance voulue, 3 ou 4 graines; lors du développement on supprimera les plantes les plus faibles.
Les graines qui ont servi à l’extraction de la matière colorante pourraient servir pour les semailles; dans la germination on fera bien d’abriter légèrement les plantes pendant les fortes chaleurs de la journée. Il sera nécessaire, comme dans toute culture, d’écarter les mauvaises herbes aussi longtemps que les plantes n’auront pas acquis un développement suffisant pour ombrager le sol et empêcher ainsi leur développement.
Déjà à l’âge de 2 ans le Bixa peut donner des fruits et la fructification continue régulièrement, presque indéfiniment.
Si pendant le courant de la végétation la plante montrait une tendance à croître trop fortement en hauteur, il y aurait avantage à la rabattre, de façon à former des buissons épais dont il sera toujours plus facile d’enlever les fruits. Ceux-ci se forment généralement deux fois par an.
La taille est généralement à conseiller, mais elle doit être faite prudemment, en se rappelant que c’est à l’extrémité des branches que se développent les fleurs.
Le rocouyer est une bonne plante pour clôturer les autres cultures, il mérite même d’être cultivé dans certains cas comme abri.
Dans les Indes Anglaises, on estime le rendement moyen à 6 1/2 et même 71/2 maunds de graines par acre et comme 9 à 20 seers (seer = o kil. 8216) donnent un«seer»de matière tinctoriale; on peut estimer le rendement de l’acre comme variant de 26 à 3o seers. La première récolte est généralement un peu moindre, mais elle augmente rapidement.
Notons encore que la pulpe brute entourant les graines possède des propriétés astringentes, les graines sont considérées également comme astringentes et fébrifuges. Quant à la plante elle-même, on la considère comme jouissant des mêmes propriétés, elle agirait également comme purgatif léger. Dans les Indes et au Brésil, toutes les parties de la plante entrent dans la composition de certains médicaments. Dans les Indes anglaises, on la considère même comme un remède énergique contre la dysenterie et les maladies des reins.
On peut également, dit-on, fabriquer à l’aide des fruits, une boisson fermentée.
Les oiseaux sont très friands de la graine de rocouyer, aussi, dans certaines régions a-t-on tiré parti de cette particularité, et a-t-on planté, dans les environs des cultures, des Bixa qui protègent, jusqu’à un certain point, les cultures principales.
L’écorce du rocouyer renferme, nous l’avons dit, des fibres textiles qui jouissent, dans certaines régions de production, d’une certaine réputation; dans les Indes occidentales et au Brésil, elles sont souvent employées dans la fabrication de cordes dites très résistantes.
Il paraîtrait que la racine est également capable de fournir une certaine quantité de matière colorante.
Le roucou s’est vendu sur le marché de Londres, un des principaux centres pour le commerce de ce produit, à 6 et 6 1/2 deniers la livre; pendant le courant de l’année igoS, la valeur sur le marché français a varié de 5o à 65 francs les 100 kilos, chiffres qui peuvent laisser sans conteste des bénéfices à l’exploitant; c’est une des cultures accessoires, simples, sur lesquelles il y a lieu d’insister.
Violaceae.
ALSODEIA Thou.
Alsodeia brachypetala Turez. in Bull. Soc. Natur. Mosc. XXXVI (i863) I p. 558; Oliver Fl, trop. Afr. I p. 109.
Rinorea brachypetala O. Kuntze Rev. Gener. (1891) p. 42; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 4.
Bena-Dibele (Éd. Luja).
Flacourtiaceae.
POGGEA Guerre.
Poggea alata Guerke in Engler Bot. Jahrb. XXVIII (1894) p. 162 tab. 7;
De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (igofl) p. 63; 11(1908) p. 63, 314 et Mission Laurent (igoS) p. 44.
Sankuru, septembre 1908 (A. Sapin. — Arbre); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois).
CALONCOBA Gilg.
Caloncoba Crepiniana (De Wild. et Th. Dur.) Gilg in Engler Bot. Jahrb. LX (1908) p. 460.
Oncoba CrepinianaDe Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 7 ; 111. fl. Congo (1900) p. 123 t. 62 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 12 ; De Wild. Mission Laurent (igoS) p. 157 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 58.
Lubi (Éd. Lescrauwaet, n. i83).
Caloncoba glauca (P. Beauv.) Gilg in Engler Bot. Jahrb. XL (igo8) p. 459.
Ventenatia glauca P. Beauv. Fl. d’Oware I (1804) p. 3o tab. 17.
Oncoba glauca Planch. in Hook. Lond. Journ. of Bot. VI (1847) p. 296 et Niger Fl. (1849) p. 220; Oliver Fl. trop. Afr. I p. 117; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae II (igoi) p. 67 et Reliq. Dewevr. (1901) p. i3; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 64, (1908) p. 3i5. Madibi, mai 1907 (A. Sapin).
Caloncoba Welwitschii (Oliv.) Gilg in Engler Bot. Jahrb. XL (1908) p. 462.
Oncoba Welwitschii Oliver Fl. trop. Afr. I (1868) p. 117; Welw. în Trans. Linn. Soc. XXVIII (1871) p. i3tab. 3; De Wild. et Th. Dur. PI. Thonnerianae (1900) p. 28; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 38; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 5; Reliq. Dewevr. (1901) p. 14 et PL Gilletianae (1900) p. 3; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. 58, (1908) p. 3i5 et Mission Laurent (igo5) p. i58. Oncoba Laurentii De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 8. Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. 102) ; Ikoko (Éd. Lescrauwaet, n. 168); Madibi, 16 juin 1906 (A. Sapin. — Noms ind. : Mobama [Kwilu | ; Bosankirc [BangalaJ).
LINDACKERIA C. Presl.
Lindackeria dentata (Oliver) Gilg in Engler Bot. Jahrb. XL (1908) p. 465. Oncoba dentata Oliver Fl. trop. Afr. (1868) p. 119 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 5 et Reliq. Dewevr. (1901) p. i3; Hiern
Planche XLI.
Cat. Welw. Afr. PI. I p. 3g; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo II (igoy) p. 58, (igo8) p. 3i5 et Mission Laurent (igo5) p. 157.
Rive nord du Kasai (Éd. Luja); Madibi, mai igo7 (A. Sapin); Dima, janvier igo8 (A. Sapin. — Grand arbre des bois); Illongonga, décembre igo7 (A. Sapin. — Arbre des bois).
ONCOBA Forsk.
Oncoba spinosa Forsk. Fl. Aegypt.-Arab. {iyy5)p. io3 ; A.Rich. Fl. Seneg. tent. I p.3at. 10; Oliver Fl. trop. Afr. I p. ii5; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (igoo) p. 3 et Reliq. Dewevr. (igoi) p. 16; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 38; De Wild. Mission Laurent (igo5) p. i58 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (igo7) p. 58, (igo8) p. 3i5.
Lubudi (Éd. Lescrauwaet, n. ig5); Atènes, novembre igo7 (A. Sapin. — Les indigènes de la région attachent, dans leurs danses, autour du bas des jambes, les fruits mûrs de cette plante, en guise de grelots. — Arbuste de la plaine) ; Kansambi, juin igo7 (A. Sapin).
BUCHNERODENDRON Guerre.
Buchnerodendron speciosum Guerke in Engler Bot. Jahrb. XVIII (i8g4) p. 161 tab. 6; De Wild. et Th. Dur. PI. Thonnerianae (igoo) p. 2g; De Wild. Mission Laurent (igo7) p. 412 et Études Fl. Bas et Moyen- Congo II (igo7) p. 57 (igo8) p. 3i5.
Munungu (A. Sapin); Sankuru, septembre igo6 (A. Sapin. — Nom ind. : Mafindo [Sankuru]. — Les feuilles, douces au toucher, servent de serviettes pour la toilette des petits enfants).
PAROPSIA Nor.
Paropsia reticulata Engler Bot. Jahrbuch. XIV (i8gi) p. 3gi et in Engler et Prantl. Nat. Pflanzenfam. III, 6« p. 26, fig. D-F; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (i8gg) 24 et PI. Gilletianae I (igoo) p. 22; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. 64, (igo4) p. 64 et i6g, (igo6) p. 2g4 et II (igo8) p. 3i5.
Madibi, juin et juillet igo6 (A. Sapin); Dilolo, arbre de la savane ou arbuste de la plaine, juin igo8 (A. Sapin); Illongonga, décembre igo7, arbuste des bois (A. Sapin).
Observation. — D’après M. Sapin, cet arbre est une des plantes caractéristiques de la brousse. Il résiste aux incendies et son bois sert à faire des manches de hache. Les poils du fruit (« Mputo » ou « Mpoto » en langues Kwilu et Bangala) occasionnent une forte irritation de la peau. Ce Paropsia est également dénommé « Mokasi )) dans le Kwilu.
La plante de la savane de Dilolo a des feuilles plus larges que celle de la plaine.
BARTERIA Hook. f.
Barteria Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 8 ; De Wild. Mission Laurent p. 247 fig. 52; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 3i6.
Bena-Makima, décembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 270).
Barteria fistulosa Mast, in Oliver Fl. trop. Afr. II (1871) p. 5ii ; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 25ü-258 fig. 33-36 tab. 91-92, et Études Fl. Bas Moyen-Congo II (1907) p. 5y, (1908) p. 3i6.
Madibi, 1904 (Éd. Lescrauwaet n»® 109 et i37); Dima, avril 1905 (Ed. Lescrauwaet n. 36i); Bachi-Shombe, octobre 1905 (Ed. Lescrauwaet, n. 394) ; Dima, juin 1906 et avril 1907 (A. Sapin. — Noms vern. : Momkonkomo-Makonkomo [Bangala]).
HOMALIUM Jacq.
Homalium bullatum Gilgin EnglerBot. Jahrb.XL (1908) p.492; De Wild.
Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 3i6.
Ikoka, octobre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 242).
Homalium setulosum Gilg in Engler Bot. Jahrb. XL (1908) p. 497; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 317.
Homalium Abdessammadii De Wild. et Th. Dur. [non Aschers. et Schweinf.] Contr. fl. Congo II (1900) p. 22.
Luozi, janvier 1899 (Éd. Luja, n. 128).
Caricaceae.
CARICA L.
Carica Papaya L. Sp. pl. ed. I (1753) p. io36; Lindl. Bot. Reg. VI tab. 459; Hook. in Bot. Mag. (1829) tab. 2898-2899; Ficalho Pl.Uteis p. i85; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 386; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 23; De Wild. Not. pl. util. ou intér. du Congo I (1904) p. 22g. Papaya vulgaris DC. in Lam. Encycl. Meth. Bot. V (1804) p. 2.
Très répandu à l’état cultivé dans tout le Congo (Éd. Luja).
Begoniaceae.
BEGONIA L.
Bégonia Poggei Warb. in Engler Bot. Jahrb. XXV(i895) p. 170; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 258 tab. 82 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (igo8) p. 320.
Route de Kabuluku à Tshikongo (Éd. Lescrauwaet).
Lecythidaceae.
PETERSIA Welw.
Petersia Africana Welw. ex Benth. et Hook. f. Gen. pl. I (i865)p. 721; Laws. in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 489; Hiern Cat. Welw. Af'r. Pl. I p. 362; De Wild. et Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 89; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 295.
Madibi (Éd. Lescrauwaet).
NAPOLEONAEA Pal. Beauv.
Napoleonaea imperialis P. Beauv. ex Fr. Fisch. in Soc. Natural. Mosc. I (1806) p. 92; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 362.
Napoleona imperialis P. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 29 t. 78; Laws. in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 489; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 21 et Reliq. Dewevr. 1901 p. 89; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo {1906) p. 296, (1908) p. 824.
Napoleona Heudelotii]\is,s. in Annal, sci. nat. Sér. 3 II (1854) p.227 tab.4. Napoleona Vogelii Planch. in Hooker Niger Fl. (1849) p. 36i tab. 49-50. Napoleona Whitfieldii Decne in Rev. Hort. (i853) p. 3oi tab. 10. Napoleona angolensis Welw. Apont. phyto-geogr. (1859) p. 571. Bena-Dibele (Éd. Luja).
Combretaceae.
COMBRETUM L.
Combretum cinereopetalum Engler et Diels in Engl. Monog. Afr. Pflanzenfam. III (1899) p. 84 tab. 28 fig. E; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 84; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 296.
Environs de Boala (Éd. Lescrauwaet).
Combretum Gentilii De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. 65, 197 et 206; De Wild. Mission Laurent p. 161.
Lubefu, mai 1905 (Éd Lescrauwaet, n. 872); Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Noms indig. : Moseseki [Bangala] ; Farinkofu [Kwilu|; Busseseki [Bangala]; Botima [Kwilu]. — L’écorce sert à panser les plaies).
Combretum Hensii Engler et Diels in Engl. Monog. Afr. Pflanzenf. III (1899) p. 85 tab. 25 fig. A ; De Wild. et Th. Dur. Rcliq. Dewevr. (1901) p. 85; De Wild. Mission Laurent (1905J p. 161 et Études h. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 296.
Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. 81).
Combretum Kwinkiti De Wild. spec. nov. (i).
Katola, avril 1908 (A. Sapin); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin).
Combretum latialatum Engler.
— — var. multibracteatum Engler ex De Wild. Études fl. Bas
et Moyen-Congo I (1903) p. 65.
Yokopunda, i5 décembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 291).
Combretum Lawsonianum Engler et Diels in Engler Monog. Afr. Pflanzenf. Combret. (1899) p. loi tab. 3o; De Wild. Mission Laurent (1905) p. 162.
Luebo, 20 décembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 296).
Combretum Poggei Engler et Diels in Engler Monog. Afr. Pflanzenf. Combret. (1899) p.86 tab. 25 fig. B; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo I (1903) p. 65 et Mission Laurent (i9o5) p. 162.
Madibi, mai 1907 (A. Sapin. — Noms ind. : Musseseke [Bangala]; Mossumasumo [Kwilu]) ; Kwilu, juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Bussiuwe ou Bussioie. — Le suc irrite fortement les plaies).
Combretum porphyrobotrys Engler et Diels in Engler Monog. Afr. Pflanzenfam. Combret (1899) p. 78; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo I (1903) p. 66 et Mission Laurent (1905) p. i63.
Lubefu, mai 1906 (Éd. Lescrauwaet, n. 871).
Combretum racemosum P. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 87 tab. 118; Guill. et Perr. Fl. Seneg. tent. p. 285 t. 67 ; Laws. in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 424; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 348; Engler et Diels in Engler Monog. Afr. Pflanzenf. III (1899) p. 82; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 87; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo I (1904) p. 197, (1906) p. 297 et Mission Laurent (i9o5) p. i63. Madibi (Éd. Lescrauwaet) ; Sankuru. septembre 1906 (A. Sapin. — Nom indig. : Bossonge ou Bossaye (Bangalaj); Lutshima, juillet 1907 (A. Sapin. — Nom indig. : Musseseke).
(i) Cette espèce est décrite daus le fasc. Il du vol. 111 de nos Études sur la Flore du Bas et Moyen- Congo actuellement sous presse.
Combretum Sapini De Wild. nov. sp.
Plante paraissant vigoureuse, à tige adulte à écorce munie de poils épais, scabre, s’exfoliant, très densément velue-scabre dans ses parties jeunes ; feuilles oblongueselliptiques, arrondies à la base, glabrescentes sur la face supérieure, sauf sur les nervures scabres, scabres sur la face inférieure, plus pâles en dessous qu’au-dessus, assez brusquement acuminées-subaiguës au sommet, verticillées par 3, subverticillées ou opposées ; pétiole à poils épais, scabre, de lo millimètres environ de long, canaliculé supérieurement; limbe atteignant ii centimètres de long et 5.5 centimètres de large, à 5-6 nervures latérales de chaque côté de la nervure médiane. Fleurs tétramères, disposées en inflorescences axillaires, verticillées par 3, munies à leur base de feuilles réduites, formant dans leur ensemble une panicule allongée, pouvant atteindre plus de 6o centimètres de long et 1 5-20 centimètres de large. Rachis des inflorescences densément velu-ferrugineux, plus ou moins scabre par de nombreux poils épais et souvent glanduleux au sommet ; bractées florales plus ou moins rapidement caduques, densément velues. Fleurs à réceptacle inférieur fusiforme, rétréci en un pédicelle très court, densément velu. Réceptacle supérieur campanulé, subcylindrique, velu, glanduleux, de 3,5 millimètres environ de long, à dents triangulaires-aiguës allongées comprises. Réceptable inférieur atteignant dans la fleur 2,5 millimètres environ de long, réceptacle velu intérieurement sauf sur le disque court et basilaire. Pétales sessiles, oblongs, de un peu plus de i millimètre de long et de un peu moins de i millimètre de large. Étamines et style dépassant le réceptacle de 4 millimètres environ. Fruits très courtement stipités, à stipe ne paraissant pas dépasser 3 millimètres de long, munis de poils épais, glanduleux, au moins le long des rainures médianes, atteignant 2,5 centimètres de long et environ 2 centimètres de diamètre.
Katola, avril 1908 (A. Sapin).
Observation. — Cette plante se classe, dans le groupe des Conniventes Engl, et Diels, dans le voisinage du C. abbreviatum Engl.; elle se caractérise très nettement par l’indument très spécial de toutes les parties de la plante, en particulier du rachis de l’inflorescence muni de poils épais glanduleux qui lui communiquent un aspect hirsute-scabre. Les feuilles sont généralement verticillées par 3, et dans les inflorescences les rameaux présentent le même caractère. Les fleurs sont relativement petites, à disque très peu étendu,
TERMINALIA L.
Terminalia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo V (1899) p. 4. Katola, avril 1908 (A. Sapin).
Myrtaceae.
PSIDIUM L.
Psidium Guayava L. Sp.pl. ed. I (1753) p. 470; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p.287; Hiern Cat.Welw. Afr. PI. I p. 147; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1900) p. 21 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 88; De Wild. Not. pl. util. ou intér. du Congo I (1903) p. 25 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 325.
Psidinni pjriferiim L. loc. cit. ed. 2 (1762) p. 672; Bot. Reg. XIII tab. 1079. Psidmmpomiferiim L. loc. cit.; Laws. in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 346. Léopoldville (Ed. Luja).