CACAO NON FERMENTÉ. CACAO MARCHAND
1,798 grammes. 708 grammes.
j Arbres sans amendement
Certains engrais ont cependant, comme le montrent les chiffres ci-dessus, eu une action très nette sur le rendement ;
M. van Hall a fait également, au sujet des engrais, un certain nombre de recherches que nous croyons utile de résumer ici, car elles sont démonstratives.
Les terrains sur lesquels elles furent entreprises étaient trop pauvres pour permettre une végétation vigoureuse ,* même les bananiers et les légumineuses y donnaient un rendement faible, ils peuvent donc être comparés à certains terrains africains considérés, par beaucoup, comme sans grande valeur pour la culture intensive.
On fit sur quatre parcelles les essais suivants :
1° Addition de chaux ;
2“ Addition de débris de coquillages introduits dans le sol ;
3° Addition de compost et de fumier de ferme ;
4“ Engrais vert.
De cet ensemble d’essais, conduits dans un sens tout à fait pratique, on a pu conclure :
I® Le chaulage a un résultat favorable, mais très faible;
2° Cette addition a également été favorable, mais tout en étant un peu meilleurs que les précédents, les résultats n’étaient pas extraordinaires ;
3° Les résultats furent bien meilleurs par le compost et l’engrais ;
4® Quant à l’engrais vert, les résultats obtenus varièrent d’après les plantes employées : c’est ainsi que Phaseolus Mungo, Cajanus indiens donnèrent un résultat excellent ; Vigna sinensis, Glycine Soja, Phaseolus vulgaris, Phaseolus lunatus, Mucuna pruriens, un résultat peu satisfaisant. Ce résultat n’est pas tout à fait comparable à celui obtenu ailleurs, où certaines des espèces citées dans la dernière liste ont été trouvées excellentes pour l’engrais vert. La grave question de l’engrais vert n’a d’ailleurs pas encore été étudiée d’une manière approfondie, et les conclusions que l’on a essayé d’en tirer ne peuvent être considérées comme générales.
La plupart de ces espèces végétales existent à l’état indigène dans la région du Kasai, le Cajanus indiens est même, dans la zone d’Atènes, largement cultivé ; on pourrait donc essayer, avec chance de succès, la culture de cette légumineuse dans les plantations de cacao du Kasai.
Il y a lieu de noter que, pour les légumineuses envisagées, avec grande raison, comme les plantes améliorantes par excellence, plusieurs facteurs, peu ou pas étudiés, doivent probablement entrer en ligne de compte : origine des plantes, présence en plus ou moins grand nombre de nodosités formées par des parasites spécialisés, pour chaque variété ou race de plantes. Les études déjà faites au Département de l’Agriculture de Washington ont
démontré que, dans cette voie, il y a à faire toute une série de recherches du plus haut intérêt scientifique et de la plus grande importance économique.
Certes, il y a, en dehors des légumineuses, d’autres plantes qui pourront être employées comme engrais vert, mais leur emploi devra être précédé d’expériences suivies d’analyses chimiques, tant du sol que de la matière verte ajoutée au sol; nous ne pouvons insister ici sur cette question, on ne devrait d’ailleurs, à notre avis, songer à des plantes non légumineuses que si celles-ci ne sont absolument pas cultivables.
Cela nous amène tout naturellement à insister sur la préparation du sol qui a une importance prépondérante, grâce à elle on peut dans des terrains parfois peu riches obtenir d’excellents résultats.
M. van Hall, aux recherches duquel nous faisions allusion plus haut, a fait à Suriname, au sujet de l’amendement, une série d’expériences avec du maïs, il a obtenu les poids de graines (par plant), consignés dans le tableau ci-dessous ;
Poids moyen
TRAITEMENT DU SOL. par plant.