‹ Comparaison de l'action des Rayons X et des Antisyphilitiques dans le Lichen plan: Conclusions thérapeutiquesChapitre 26 sur 37 · B. LEUCOPÉNIE PAR LES MÉDICAMENTS SPÉCIFIQUES · texte numérisé non relu

B. LEUCOPÉNIE PAR LES MÉDICAMENTS SPÉCIFIQUES

1° Dans le lichen plan.

Si, dans un lichen plan, on fait intervenir un médicament antisyphilitique qui a déterminé à la deuxième heure une leucopénie, on constate soit l’inutilité thérapeutique, soit l’aggravation de l’éruption, quand ce n’est pas à l’apparition de nouvelles manifestations cutanées : prurit intense de longue durée, rougeur

à re

qui souvent se termine par une érythrodermie.

Cette notion de leucopénie accompagnant le processus de non guérison est encore plus manifeste si nous employons les remèdes leucopéniants en syphilis.

2° En syphilis.

Traitons en effet des syphilis à:quelque période que ce soit et faisons agir des médicaments antisyphilitiques ayant déterminé une leucopénie. Nous assistons la plupart du temps à une extension des syphilides existantes ou plus souvent encore à l’apparition de nouveaux éléments qui ne tarderont pas à prendre l'allure de syphilis vieillies, tout comme si la syphilis avait brûlé les étapes. Nous constatons ainsi des syphilides papulo-nécrotiques, des syphilides péri-pilaires, des syphilides lichéniennes. Nous en avons, nous-mêmes, vu des exemples et nous sommes obligés de constater que les remèdes leucopéniants ont aggravé la syphilis existant, c’est dans ces cas que bien souvent le prurit et certaines érythrodermies se manifestent.

Il est des cas cependant où l’administration de médicaments antisyphilitiques leucopéniants n’est pas accompagnée d’une aggravation immédiate, ni même, d’un effet nul, mais d’une amélioration pouvant aller jusqu’à une guérison apparente des lésions avec même négativation des séro-réactions. Mais ces résultats étaient trompeurs, il s'agissait non d’un triomphe, mais d’une défaite thérapeutique. |

En effet, à plus ou moins longue échéance sont ap-

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