LATE
il s’agit d’une récidive après traitement bismuthique. Le malade demande qu’on lui refasse une série de bismuth. Nous faisons d’abord une leucocyto-réaction à ce médicament. DT
19 octobre 1931 : L. R. Bi 8788-9766.
Lencocytoréaction positive + 978.
B. W. et Vernes sont négatifs.
Le bismuth est continué. Dès les premières injections, céphalée et picotements reprennent comme la première fois.
De nouveau nous voyons la diminution graduelle du réseau blanchâtre auquel se substitue la muqueuse saine.
Le 4 décembre, après la dixième injection, les lésions sont à peine visibles et ne permettent plus le diagnostic.
III — Lichen plan et traitements associés :
Radiothérapie et Antisyphilitique Guérison par Radiothérapie.
OBSERVATION VI (Personnelle).
Mme Sp, 36 ans. Lichen plan généralisé, très prurigineux surtout à la région vulvaire, a débuté il y a 2 mois.
La malade aurait fait une fièvre typhoïde à 5 ans; une dysenterie à 12 ans; réglée à 13 ans; appendicite à 22 ans; pyurie du rein droit à 28 ans; 2 enfants.
Depuis l’âge de 28 ans est mal réglée, règles irrégulières avec longs espaces intermenstruels.
Père bien portant. Mère morte à 49 ans de maladie de reins. Ses parents ont eu 7 enfants dont deux sont morts de maladie indéterminée,
On ne peut obtenir d’antécédents sur les grands-parents.
Consulte le 18 novembre 1935. B. W. (— --- ) ind. 2.
Ce jour, leucocyto-réaction au 914, 0,15, 10280-7710 — — 2570. PS
Devant cet échec leucocytaire, la malade est soumise aux Rayons X et comme le symptôme dominant est le prurit
SAONE
vulvaire, comme les règles sont défectueuses on commence par une dorsale basse, 3 H 1/2 30/10.
La malade revient le 16 décembre. Le prurit vulvaire a disparu, les lésions se sont atténuées incomplètement dans la partie supérieure du corps, tandis que les lésions inférieures disparaissent.
Ce jour, leucocyto-réaction au Bi 12.336-12.850 — +514.
Devant ce second échec, par un médicament antisyphilitique on fait un deuxième traitement radiothérapique, mais, au lieu de faire porter les Rayons X sur la région basse du corps, l’irradiation est faite en projection sur D4 de façon à obtenir une action sur l’éruption qui a été peu ou pas influencée par la première irradiation.
La malade est revue le 22 janvier 1936.
Les lésions sont très améliorées et le diagnostic presque impossible.
Nous recherchons si un autre remède ne donne pas une réaction en hyperleucocytose. L’on a recours au sulfarsénobenzol.
Ce jour, 22 janvier : 0,12 de sulfar.
La réaction est donc indifférente.
Comme il n’est plus nécessaire de refaire de la radiothérapie, la dermatose étant en voie de complète disparition, nous renvoyons la malade au 24 février afin de rechercher sa réaction leucocytaire à un autre antisyphilitique.
24 février : L. R. au Gambeol,
Devant cette positivité, la malade est soumise aux frictions. La dermatose avait été guéri par la radiothérapie, mais l’état général de la malade a été influencé très favorablement par le Gambeol.
OBSERVATION VII (Personnelle).
Mme C.…. Lichen plan bucco-lingual et gingival, consulte en Juin 1935 à Brest et en Juillet de la même année, le Docteur MILIAN, à Paris.
LE BIGOT
Le D' Micra conseille l’aurothérapie.
La malade revient nous voir et comme nous avons de bonnes raisons pour penser qu ’il y a de la syphilis dans le cas, nous faisons malgré le B. W. (————) ind. 8.
Le 6 août 1935, une leucocytoréaction au bismuth.
Avant l'injection, 9252 leucocytes; deux heures après : 9252.
La malade qui est intelligente accepte volontiers d'attendre un: mois, mais elle ne veut pas d’injections d’or comme Pa conseillé le médecin de Paris.
Le 3 septembre, on fait une leucocytoréaction à l’acétylarsan avant l'injection, 5654; deux heures après, 7196 — +1542.
La malade est mise à cette thérapeutique active. Elle reçoit 4 acétyls du 3 au 22 septembre, mais alors que le lichen plan était très influencé, on est obligé de suspendre le traitement; la troisième injection ayant déterminé de la température et des plaques érythémateuses. Ces phénomènes renouvelés plus intenses à la 4° injection, le traitement est arrêté.
Le 10 octobre, une leucocytoréaction au 914, 0,15 est pratiquée.
Avant l'injection, 5654 leucocytes; deux heures après, -6682 leucocytes. La leucocytoréaction est positive de 1.028.
3 gr. 50 de neo sont faites.
On est obligé d’arrêter le traitement, car une éruption de lichen plan se produit sur la figure, éruption discrète qui dure 4 jours. En outre, il y avait des lésions papulo-urticariennes sur les avant-bras. Les doses n’ont jamais dépassé 0,45, car la malade ne supportait pas ce médicament.
Du 7 janvier au 20 mars 1936, une nouvelle série de 914 est faite, mais au 4° gramme survient du purpura, de la gingivite hémorragique, de l’angine, 40° de fièvre. Le traitement est arrêté.
Du lichen plan bulleux apparaît. Ces phénomènes rentrent dans l’ordre au bout de 8 jours, la malade étant laissée au repos. Devant ces phénomènes causés par le 914, devant la négativité du bismuth et l’intolérance à l’acétylarsan, on décide, pour éviter avec tous les produits similaires les mêmes. accidents, de soumettre le malade à la radiothérapie.
Lopes
On fait une séance de Rayons X C1C7 4 H 20/10.
Dans le mois qui suit, le lichen plan buccal à disparu et n’a pas récidivé.
Dans cette observation une grave erreur a été commise dans la recherche leucocytaire : du 3 septembre au 22 septembre, 4 acétylarsan ont été fait et il y a eu intolérance à cet agent. Or la leucocytoréaction 914 à été recherchée. le 10 octobre, par conséquent cette recherche a été trop précoce, le temps séparant la dernière injection d’acétylarsan et la première de 914 avec leuco était insuffisant,
Nous n’aurions pas dû céder aux instances de la malade et nous aurions du être aussi exigeant que dans les autres cas.
Nous ne devons pas lenir compte de la réaction au 914 qui n’a pas été faite dans les délais réglementaires, nous savons en effet qu'il est nécessaire d’attendre au moins 3 semaines sous peine de fausser les résultats.
Nous avons tenu cependant à publier ce fait intégralement malgré notre erreur.
Lichen plan et traitements mixtes.
Radiothérapie et antisyphilitique.
Guérison par les médicaments spécifiques.
OBSERVATION VIII (Personnelle).
D... Catherine, 9 ans.
Consulte le 7 décembre 1933. Présente un lichen plan généralisé confluent avec plusieurs éléments à disposition liiéaire.
Lichen plan jeune datant de 6 à 7 semaines, très prurigineux.
Antécédents difficiles à obtenir. Cependant chez la mère il y a eu 3 sœurs dont une est morte de méningite.
Les grands-parents morts de maladie inconnue.
Le 7 décembre on fait de la radiothérapie dorsale filtrée
10/10 Al.