‹ Comparaison de l'action des Rayons X et des Antisyphilitiques dans le Lichen plan: Conclusions thérapeutiquesChapitre 7 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ayant été pendant dix-huit mois dans le service de dermatologie du Docteur GoëüiN, nous avons eu l’occasion de voir traiter un certain nombre de lichens plans. Nous avons été surpris du nombre de médicaments préconisés dans le traitement de cette affection et plus encore, die la diversité des produits employés. ,

On y voit appliquer en effet, de façon courante les grands arsenicaux, le mercure, les clasines, le lait, l’'autohémothérapie, des ponctions lombaires, des sérums, la radiothérapie, le bismuth, l’or, les ultra-violets, la neige carbonique, les eaux de Barèges, d’Uriage, la haute-fréquence, etc. Cette énumération rapide nous prouve que si l’affection est bien définie cliniquement et histologiquement, il n’en est pas de même de sa thérapeutique.

Chacun de ces agents a été expérimenté avec succès, mais, le succès n’ayant pas toujours répondu à la tentative, aucun de ces agents n’a pu être considéré comme vraiment spécique de l'affection. Il nous a paru étonnant de constater que cette dermatose puisse être traitée, et guérie par des agents si différents — agents physiques, agents chimiques, agents biologiques —— mais nous avons été aussi frappé que ces.

; LEUR Pi re

agents physiques, chimiques, ou biologiques comptent des succès et également des échecs. Ceci revient à dire qu’une même affection, le lichen plan dans le cas qui nous occupe, peut être guérie par différents remèdes et que ces mêmes remèdes peuvent ne pas guérir cette même affection.

Le but de ce travail est précisément de rechercher la raison des succès et des échecs de ces différentes médications. Pour cela, de tout cet arsenal thérapeutique physico-biochimique du lichen plan, nous ne retiendrons : parmi les agents physiques, que la radiothérapie sympathique et, parmi les agents chimiques, que les médicaments antisyphilitiques.

La première partie de notre thèse sera consacrée à rappeler l’évolution clinique et thérapeutique du lichen plan avec ces agents.

Nous verrons en second lieu si, à ces phénomènes cliniques ne correspondent pas des réactions de l’organisme qui leur soit comparables et plus ou moins parallèles. Nous aurions ainsi un test biologique superposable au test clinique.

Enfin nous chercherons à utiliser ce test comme, guide de la direction du traitement.

Page 1