CATARACTES SECONDAIRES
Nous:nous sonimes attachés 2 à décrire le plus exactement possible l’état des cataractes secondaires, exaiminées d’abord à l'éclairage latéral qui en faisaient ressortir les irrégularités de surface, et mettait bien en évidence les opacités du champ pupillaire, quelle qu'en ait été l'épaisseur. Puis l'emploi du miroir plan et du miroir concave nous en montrait la valeur, la transparence plus ou moins grande.
Dans quelques cas, les champs pupillaires se sont révélés absolument transparents, sans qu'il ait été possible de mettre en évidence la moindre opacité
(Sa —S5— S16 —S 10 — Sg—C6— Ci7— C1, par exemple). Cas plus fréquents, évidemment dans l'extraction simple, où la pupille peut être libre, alors que des opacités se cachent sous l'iris. Dans les cas d'extraction combinée, il y a souvent des épaississements à la périphérie du colobome : en tout état de cause, il s’agit évidemment de capsules postérieures sur lesquelles la soudure des lambeaux antérieurs s'est faite de façon très périphérique, avec emprisonnement de peu de débris cristalliniens, et qui ont été assez peu lésées pour rester absolument
transparentes,
ee HO — ; es
Dans d’autres cas, 30 % en moyenne, et quelle que soit la méthode d'extraction, l'éclairage latéral montre une membranule légère, que l'éclairage au miroir
révèle comme absolument transparente, formant à
peine une ombre discrète sur le champ pupillaire. Souvent elle donne l'impression d'être déchirée en son centre, soit qu'elle l'ait été effectivement, soit qu'il s'agisse ici d’une soudure parfaite, latérale, de larges lambeaux antérieurs sur la cristalloïde postérieure qui reste absolument tranparente entre eux.
Un autre type, pour le moins aussi fréquent (30 à :
4o %) est ce que nous appellerons le type à épaisstssements. L'examen montre, en général, une membranule transparente dans son ensemble, mais parsemée de zones habituellement allongées, étroites et parfois filiformes, très diversement disposées, et qui sont plus opaques que la membranule. Le fait que l’éclairage au miroïr concavé donne une lumière suffisant généralement à les traverser, empêche de les considérer comme des masses secondaires, dont, par ailleurs, elles n’ont pas l’aspect plus limité ni la couleur plus blanche et plus mate. I semble réellement qu’en ces points la membranule ait doublé ou triplé C'épaisseur, et il doit s'agir là souvent de recollements sur la cristalloïde postérieure de lambeaux fins de l’antérieure. pu
Ils ont d’ailleurs laspect extérieur et l’opacité moyenne de ces épaississements capsulaires que l’on rencontre à la périphérie du colobome dans les meilleurs cas d'extraction combinée.
+ i En Tr ; ba 40
Nous avons rencontré deux cas .de membränule plissée, lous deux accompagnés de vision mauvaise. L'un des cas (S 40) donne 1/20 avec une correction: de + 11. Nous ne savons rien de l'état antérieur de l’'acuité visuelle. L'autre (CG 4). est intéressant parce ‘que le malade a consulté trois fois depuis son opération: : cinq mois après, il avait, avec + 10,50, une AV de. 1/4 ; trois mois plus tard, son acuité’s’élevait à 1/2/; mais, quand nous le vimes, dix mois après, celle altération de la membranule s'était produite (c’est en effet loujours une complication tardive) et l'acuité normale n’était plus que de r/°0 : on arrivait toutefois à l’élever jusqu'à 1/8 par l'emploi du trou sténopéique.
Les masses secondaires vraies ont été vues dans. un assez grand nombre de cas. Il nous est difficile d'en donner un pourcentage exact: après les extractions simples, elles existent souvent, mais restent ignorées, cachées qu’elles sont derrière l'iris ; parfois on peut les voir le déborder et avancer plus ou moins dans le-champ pupillaire (S 28, S 36).
Après une extraction combinée, il est fréquent de voir de telles masses, blanc mat, très opaques, siégeant tout à la périphérie du colobome, et n'ayant aucune importance pour les résultats optiques (C.2/, (25, C'30;,.C 7, par exemple).
Enfin, dans un petit nombre de cas, Ia pupille était obstruée par une membrane épaisse absolument opaque, provenant soit de masses secondaires,
‘ à LE : *
soit de réaction: inflamimatore, el accompagnée alors de synédices iriènnes (5 11)
Tels sont les types très généraux suivant lesquels -on peut classer les cataractes secondaires. Si, dans quelques cas, il a pu sembler que les champs pupillaires élaient absolument libres, ik faut remarquer que des épaississements sous-iriens Ont pu échapper à l'examen, même dans les Cas d'extraction combinée où le colobome était libre. Ces considérations, le très pelit nombre de ces cas, font qué l'on peut affirmer qu'en principe, il y a loujours cataracte secondaire ; cohime nous l'avons précédemment exposé, nous en sommes réduits, en clinique, à dire : est cataracte secondaire celle qui doit être arrachée ou discisée, parce que gênant par trop la vision, et nous nous sommes arrêtés au chiffre de 1/4 éonime à la limite de la vision suffisante pour une vie tant soit peu aclive. Une revue rapide de quelques-uns des cas que nous avons éludiés va nous montrer, d'ailleurs, que la cataracte secondaire produit sur Facuité visuelle une gène des plus variables.
Soit Te cas des épaississements centraux, qui, à priori, devraient être plus gênants. GC 10 n'a que 1/6, C5, GS, G 26 ont 1/3, mais C 35 a 2/3, et tous présentent à peu près le même type : colobome libre, membranule pupillaire à épaississement central. Et si l'on vient alors faire un trop grand cas de la présence du colobome, nous rappellerons que S 95, qui
n en . a pas, mais présente une masse secondaire pe lite, mais centrale, a pourtant 2/3.
Dé même, en prenant au hasard, dans d’autres types de cataracte Secondaire, nous constatons qu'un même aspect pupillaire peut donner des résultats opliques très dissemblables : C 4 et C 4o ont une membranule fine à petits filaments déliés et lun a 10/10 et autre 113 ; de même 5 20 qui a 10/10 et S 3 qui a 1/2. Nous pourrions multiplier à l'infini ces exemples. Nous nous contenterons de remarquer un fait plus paradoxal encore, c’est la différence d'acuité avec des pupilles absolument claires : S 2 a 10/10, S +6 a 10/10-et 2/3, S 10 a 1/3, S 9 enfin n’a que 1/8. Il semble donc que l’on ne doive pas tenir un compile trop rigoureux des cataractes secondaires dans les mauvais résultats optiques : certes, la majorité des pupilles libres donnera une acuité moyenne supérieure à celle de la majorité des membranules à épaississements larges ou serrés, mais il semble qu'on soit en plus obligé de faire grand cas, et quelle que soit la méthode d'extraction employée, de facteurs mal connus ou négligés. La valeur de la correclion, le degré d'amétropie sont choses importantes, mais que savons-nous sur les « modifications scléreuses et régressives non perceplibles du fond de l'œil... qui privé de lumière longtemps « peut tendre à devenir amblyope? » (r).
La retouche de beaucoup de cataractes secondai-
fr). Rollet. — Loc.:cit.
res, discision ou arrachement, ne donne pas, d’ailleurs, dans beaucoup de cas, les résultats qu'on en pourrait attendre.
Fo C 5 est passé de 1/9 à 518, C 12 de 4/10 à fa
S13,et5 4r1ont2/3,ets 46 10/10 après la retoune d'autres, comme C 6 quin” ‘est montré que de 1/20 à 1/10, ou comme Cor quia reculé de r/6 à 1/8, tous deux avec une amétropie post opératoire normale, voient leur acuité visuelle réellement peu modifiéé et semblent justifier cette conception que dans les mauvais résultats optiques de l'extraction de calaracte, il y a autre’ chose à incriminer que la cataracte secondaire:
Aussi bien, puisque nous avons maintenant en mains les éléments nécessairés, nous allons, sur celte base critique, tenter de dégager de ce travail la valeur réelle de l’Extraction combinée, comparativement à celle de l'extraction simple à suture. Mais auparavant, voyons quelle est la valeur de ces documents par rapport à quelques-uns des nombreux {ravaux parus sur cette question.
Knapp (1) sur une première série d’extractions simples (100) trouve
V = x dans, 21 % des cas 213: dans 19%.»
(x) Knapp. — Report on a first série of one hundred successive cataracts extractions without iridectomy, 1888. — Third série, 1890.
Sur une {roisième série :!
Nr" dans 27% 2/3 dans 15 % 1/2 dans 21 % 2/5 dans 18 % /
El plus tard, sur 1.000 extractions simples ; NN de 1 à 10 — 96,3 %
he Wecker | de). sur 2.200 extractions combinées, à 99,9 % de bons résultats, et sur 484 extractions simples, 93,1 %. |
Rollet (2), sur. 500 opér ations, obtient 85 % de succes : | . Aronoff, obtient environ 85 % d’acuités de 1 à