TO
Maynard, donne 89 %.
Marshall, sur r.239 extractions combinées, obtient près de 90 % d’acuités r à 1/10 et un chiffre légèrement supérieur sur 267 extractions simples.
Gagnieux (3) enfin, dans sa thèse sur les résultats -éloignés de l'opération de la cataracte, obtient. les
chiffres suivants, pris en moyenne.un an après l’opé-
ration AN. Extraction combinée Extraction simple I RER SOA Li M I Er SO ES 12.09 PRÉ NT Ce DO Om 61.20 TRS EI DAS ea di MERE. 11.30 1/9 a ro ie. 13802 R.h.dr Au-dessous de 1/10..... 5. { Re € TI.OI
(r) De Wecker, Aronof, Maynard, Marshall. — Cités par H. Dor. Encyclopédie. £
(>) Rollet. — Loc. cit.
(3) Gagnieux. — Loc. cit:
t Te FR Fe Nos chiffres personnels nous donnent :
A. V. , Extraclion combinée, Extraction s mple: I A RE TN ie à 22.2 % DR AC Fa ab PR NE CHENE 51,5.
t/K AT) toe.s TETE LA EG SD Au-dessous de 1/10... HS one 9.
Soit de 1 à 1/10, pour les extractions combinées, 90.3 % ; pour les extractions simples, 92,1 %. : Nous pouvons ainsi constater que nos chiffres rentrent dans la moyenne générale des pourcentages. S'ils s'en écartent par moments, le fait est dü, évidémment, au pet:it nombre d'opérations sur lesquelles a porté notre travail, et d'autre part, à ce que nous avons éliminé à priori les mauvais résultats dus à des réactions inflammatoires.
Si nous étudions maintenant, la valeur des résultats obtenus: par chaque méthode, nous trouvons, en somme, une légère supériorité en faveur de l’extraclion combinée, si nous considérons des chiffres globaux : A V1, À V de 2/3 à 1/3, etc. Si nous prénions isolément les chiffres d’acuité visuelle, nous trouvons à peu près égalité pour V r, grosse supériorité pour l'extraction combinée à 2/3, égalité à 1/2, supériorité de l'extraction simple à 1/3. Pour les résultats inférieurs à 1/4, supériorité de l'extraction eombinée, qui n'a que 18,5 % à opposer à 25,9 %.
Nous avons été très surpris de ces chiffres — et de
cette supériorité apparente — de l'Extraetion combi-
née.
a CRM NES AA ï , r x . L > Pere, ê \y Habitués à voir la plupart des classiques la con- Sidérer corme plus sûre, mais moins heureuse dans ses iésultats optiques, nous pensions néanmoins,
d'après notre pratique des Quinze-Vingts, que cette
méthode devait avoir des résultats à peu près comparables à l'extraction simple, mais pas supérieurs. L'étude détaillée des différents cas examinés nous à fait comprendre qu'au fond, la cataracte secondaire avait une valeur, certes, mais que cette valeur n'avait rien d'absolu ; qu'on ne pouvait pas dire : à tel iype de membranule correspondra à peu près.telle acuité, puisque de part et d'autre, par exemple, nous avons obtenu des acuilés de 10/10 sans membranule apparente, ou avec membranule fine ou dense, épaissie Où non, et qu'inversement, dans les mêmes cas, on pouvait n'avoir que des visions médiocres. Comme, d'autre part, le facteur correction est à peu près . comparable dans les deux rhéthodes, il semble bien qu'on ne puisse pas-accuser une technique plutôt qu'une autre, quand on se trouvé en face de résultats inédiocres où mauvais. Il faut donc,'en bonne logique, ne pas se laisser impressionner par les chiffres d’une série limitée, qui pourraient varier si nous examinicas une autre centaine de malades. IF convient donc de penser que l’une et l'autre méthodë se valent dans Î6s mains de chirurgiéns éprouvés et la preuve inorale nous en est donnée par la vivacité des discussions qui persistent après tant d'années d’'expérimenlation.
Si donc, à nos débuts, nous re cachons pas entre
ou 6 |
‘ces deux méthodes qui nous sont familières nôtre préférence pour l'extraction combinée, © esl que cel: ; te méthode: assez facile, courte, el convenant à notre faible pratique chirurgicale, ne présentera que peu d’inconvénients de techhique en nous donnant de bons résultats. Mais quand, plus tard, nous aurons acquis une dextérilé plus grande, nous abor- Tite derons certainement l'extraction simple à qui la su- | ture donne maintenant une si grande sécurité. Notre : expérimentation personnelle, portant ainsi sur ‘des cas plus nombreux, nous permettra de juger ainsi par nous-mêmes de ce qui peut rester au passif de chacune comme petits inconvénients. Il est vraisemblable que nous concluerons alors en pensant que le choix de l’une ou l'autre méthode dépend plutôt de préférences personnelles que d’une supériorité très marquée de l’une d'elles.
Conclusions
1° Sur les 59 malades opérés par extraction simplie à suture, comme sur les 60 opérés par extraction combinée, les hernies iriennes et les enclavements n'ont pas dépassé, comme nombre et comme gravité, ies moyennes admises à l'heure actuelle.
> La correction des amétropies post opératoires, faite en moyenne un an après l'intervention, a montré que dans la moitié des cas, un verre sphérique suffisait, quelle qu'ait été la technique employée. Que dans l’autre moitié des cas,/les sphéro-cylindriques ayant été nécessaires, l’astigmatisme a été plus souvent vertical dans les extractions à suture, et que les extractions à lambeau nécessitaient très souvent une correction oblique de cet astigmatisme : fait-évidemment dû à la meilleure cicatrisation cornéenne que favorise le point de suture. Les résultats optiques ne semblent d’ailleurs avoir subi aucune modification, du fait de latcorrection verticale, horizontale ou oblique.
3° L’acuité visuelle observée avec un recul suffisant, a progressé les premiers jours après l'opération
jusqu'à une date suffisamment éloignée, dans une proportion de 35 % environ (ce qui est normal) étant données la fonte des masses molles et la diminution considérable de l’astigmatisme cornéen.
4° La cataracte secondaire.a été, peut-on dire, constante, comme le veut son origine anatomique. De valeur extrêmement variée, par suite de la forme, de
l'épaisseur, ou de la situalion des opacités de mem branules où des masses secondaires, elle ne semble. avoir exercé qu'une influence relative sur les acuités visuelles. Le nettoyage de la pupille. a presque toujours été assez poussé pour rendre très rares les membranes épaisses qui bloquent irrémédiablement une pupille. Mais nous avons montré que, en dehors de ces quelques cas, il était des yeux où, à champ pupillaire égal, à opacités capsulaires égales, les acuités étaient très différentes ; que, de même, avec ou sans colobome, et en l'absence de toute membranule, des cas inexplicables d'acuité visuelle très réduite se présentaient. Il nous semble donc difficile de dire que l'absence ou la présence du colobome, la valeur de la membranule, soient, à amétropie égale, les seuls facteurs qui commandent l’acuité visuelle après les extractions de cataracte. Il serait intéressant, dans certains cas, d’avoir recours à l’anatomo-pathologie microscopique, qui dirait peut-êtreg£e que vaut l'hypothèse de lésions des éléments nobles de l'œil adulte reslé longtemps inactif.
Fo 2 ANR CES ; ’ 5° En dernière analyse, nous pouvons dire que l’ex-
traction combinée n’est pas la méthode à résultats
moyens. que disent beaucoup de classiques. Sans déduire de l'étude d'observations trop peu nombr euses, qu'elle a une supériorité marquée sur l'extraction simple à suture, nous croyons pouvoir dire qu’en somme, élles se valent. Elles ont chacune leurs risques d'ordre mécanique, mais le petit nombré de hernies ou d'ençlavements doit être sensiblement égal. Les acuités visuelles, si on les divise larg ement. en très bonnes, bonnes et médiocres, se comparent et s’égalisent. Aucune des deux méthodes ne prévaut réellement pas so amétropie moindre, par son. moindre nombre de cataractes secondaires.
Si donc, nous, débutant, nous gardons actuellement notre préférence pour l'extraction combinée à lambeau, c'est uniquement parce que la suture, com: plément indispensable de l'extraction simple, nous propose deux temps trop délicats :pour nous en ce moment : la pose du fil et son ablation. En dehors de ce seul point, nous concluons à la valeur égale des deux méthodes.
Vu le Doyen, Vu le Président, ROGER. DE LAPERSONNE.
Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,