‹ Comparaison de Résultats Éloignés dans l'Extraction de la Cataracte avec Iridectomie et l'Extraction Simple avec Suture (volume 2)Chapitre 6 sur 33 · MÉTHODE OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

MÉTHODE OPÉRATOIRES

Quand une pratique suffisante eut bien démontré Ja réalité de ces deux complications mécaniques, la

(1) Lagrange. — Loc. cit.

ô A core de à penser que A que RE .

Moore Ra ELS pouvait être perfectionnée où modifiée. I SN eus vétatt évident, en effet; que la hernie irienne était fa-

vorisée singulidrement : “par la large ouverture cor-

; ‘néenne, lente à se cicatriser et que ais faire bail ce ler une pression intraoculaire lente ou brutale à Ja- Fe : quelle rien ne venait s'opposer. Que d autre part, le % nelloyage parfait du champ pupillaire restait assez problématique, quand Piris, venait, donner un Fofae aux masses, et que des inanœuvres trop longues rês

aient toujours dangereuses, faites dans un œil lar-

gement ouvert, et toujours susceptible de êe vider de son vitré.

Nous n’allons pas passer en-revue les innombrables modifications de détail ou de base qui furent faites au mode primitif d'extraction. Nous ne nous arrêterons pas à des procédés spéciaux, dirigés surtout contre la cataracte secondaire, comme l'extraction du cristallin dans sa capsule, l’arrachement de la cristalloïde antérieure, où la phakoérisis : ce sont là des

«opérations très délicates, dont l'emploi par des opérateurs éprouvés donnera sans doute d'excellents résultats, mais que le débutant devra interdire.

Nous étudieron$, au contraire, en détail, deux gran- .

des techniques aujourd'hui classiques, l'extraction combinée à lambeau conjonctival, l'extraction simple avec suture.

De Graefe, le premier, eut l’idée de réséquer un segment d’iris au cours de l’extraction, Si son seul but

CEA —: pe A TE va

avait été de réduire par là le nombre des infectiôns,

i. avail ntannoins créé une “méthode dont une lon- | gue Suite d' observations devait démontrer des avantages qu'il n'avait pas prévus, el dont l'importance :

se manifesta éomme évidente, dans la lutte contre la calaracte secondaire et la hernie irienne.

La hernie de l'iris devenait impossible, puisque

l’iridectomie, faite au point culminant de la section

cornéenne, excisait précisément la partie de l'iris qui avait des chances d’être extériorisée. T1 ne restait plus en regard de l'ouverture que les deux lèvres de la plaie irienne, incapables de sortir en entier, el seulement susceptibles d’enclaver leur partie la plus hauie dans la cicatrice cornéenne : à vrai dire, ces enclavements n'allaient pas sans danger pour l’avenir, mais on était en droit de penser qu'il y avait un sérieuse différence de gravité entre ces petits enclavements très limités et ceux, forcément plus larges, de la membrane laissée normale. D'autre part, les opéralions de nettoyage du champ pupillaire devenaient beaucoup plus faciles : la moitié supérieure

de l'iris, sous laquelle venaient obligatoirement se

nicher les masses refoulées par les manœuvres d’extraction, ne pouvait plus les recueillir, puisque la large brèche qui y était pratiquée en facilitait au contraire l'issue ; de même, par cette brèche, l’aspirateur pouvait plus facilement aller chercher dans les recoïins du cul-de-sae rétro-irien les masses inférieures ou latérales, Enfin quand la cataracte secondaire s'était constituée, les opacités devenaient moins

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SLA 1 É £ Ra rer RENE À Re Ë un obstacle aux rayons lumineux puisque l'œil se trouvait muni d’une pupille opératoire, déux ou trois

fois plus grande que, F ancienne, de par l'adjonction

du colobome,

Les nombreux partisatis del extraction simple défendaient vigoureusement leur opinion. L' extraction sans jridectomie!, disaient-ils, est plus simple et donne de meilleurs résultats optiques ; on conserve une pupille normale, la cataracte secondaire n'est pas

plus fréquente, car le nettoyage se fait plus facile-.

ment que dans une pupille souvent remplie du sang que déverse fréquemment l'iridectomie. Quant à la

hernie jirienne, immédiate, on la réduit, secondaire ie

on la résèque, et elle est, au fond, assez rare.

De Wecker et Landolt (r) estimaient qu'avec l’extraction combinée « la pureté des résultats opératoires avait souffert ».

Pour Panas (2), avec l’iridectomie « on s’est trouvé aux prises avec une foule de difficultés d'exécution, sans compter des complications post-opératoires ». La méthode est « responsable de l'enclavement de la capsule entre les lèvres de l’incision cornéenne » susceptible de provoquer une cyclite « pouvant aboutir au glaucome et à l’atrophie définitive du globe »..

Dans l'extraction simple, «on ne peut nier l’enclavement, mais la moyenne annuelle ne dépasse pas 5 %. Tout se réduit à pratiquer l’iridectomie dans ces seuls Cas ».

(1) De Wecker et Landolt. — Loc. cit.

(2) Panas. — Traité des maladies des veux, 1894.

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Robes y $ 'efforce Fun ne point ain à itidectomie. Sn Il reconnaît naturellement que «F enclavement deori | © linis prolonge les suiles opératoires et qu'une simple fe tête de mouche est une menace pour l’avenir », mais a il croit qu'une contention telle que peut produire un pansement serré suffit à éviter cet decident (>): Son | / élève Gagnieux (») craint hémorragie que cause fré- 2 quemment l'iridectomnie : « C'est là une complication

ennuyeuse et qui a le gros inconvéniént de rendre Le

temps de la kystotomie plus difficile. On a même

voulu lui faire jouer un certain rôle dans la produc-

tion de la cataracte secondaire »e

Terrien (3), très éclectique, reconnait que les deux :

intérventions ont de gros désavantages : « L'Extrac-

tion simple demeure, croyons-nous, le procédé de choix, et l’extraction combinée l’opération d’exception, mais l'exception sera ici très fréquente... L'enclavemeént dont les conséquences seront d'autant plus désastreuses qu'il est plus accentué, doit être évilé par tous les moyens : l’'Extraction combinée est un de ces moyens... » Mais il faut envisager à son passif la mutilation de l'iris, l’'accolement et l’enclavement des angles de la brèche irienne entre les 1èvres de la plaie, l’enclavement capsulaire qui peut survenir ensuite.

(1) Rollet. — 5oo opérations de cataracte sénile, Lyon Médical, 1907.

2) Gagnicux. — Résultats éloignés de NN de la cataracte, . se Lyon, rg04.

(8) Terrien’ — Loc.-cit.

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Aces. arguments les re de l' iridéetomie. + er

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au point de vue Hernies i iriennes el Cataractes secon- à dates RAT Avec. L'iridectoinie, disait Lagrange (2), le: nettoyage de la pupille est assurément plus parfait. Les enclavéments sont extrémement rares si on À

. soin. de bien repousser les angles de li iris, On a accu-

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