‹ Comparaison des coefficients d'inductionChapitre 3 sur 30 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

1. On sait de quelle importance, de quel usage journalier sont dans les laboratoires les méthodes de comparaison des résistances élec triques, des forces électromotrices, des capacités. Les meilleures dispositions expérimentales ne sont pas toujours celles qui se prêtent le plus facilement au calcul théorique, même quand une très grande précision n’est pas nécessaire; c’est grâce aux méthodes de comparaison qu'il est possible de satisfaire séparément aux deux conditions. Outre les facilités qui en résultent pour les mesures absolues, ces méthodes sont indispensables dans toutes les applications industrielles, alors que les calculs directs seraient inabordables. Jusqu'ici pourtant les méthodes de comparaison des coefficients d’induction ne paraissent pas entrées dans la pratique. Ayant trouvé dans le grand Traité de Maxwell l'indication succincte de méthodes de comparaison, fondées, comme les méthodes précises citées plus haut, sur la réduction à zéro du courant dans ün des fils d’un cireuit fermé, j'ai entrepris d'étudier les conditions dans lesquelles ces méthodes sont sensibles et exactes.

4 MARCEL BRILLOUIN.

2. Dans toutes ces méthodes, on emploie les courants induits par variation d'intensité. Lorsque, à travers un certain fil, l'intensité du courant permanent et la quantité totale d'électricité du courant instantané produit par la fermeture du circuit qui contient la pile sont nulles, il existe entre les coefficients d’induction des divers fils du circuit et leurs résistances une relation homogène séparément par rapport à ces deux ordres de variables. Sous certaines conditions, deux coefficients d’induction subsistent seuls, et leur rapport est donné par un rapport de résistances. Un galvanomètre sensible, des boîtes de résistances bien graduées et aussi rigoureusement que possible dépourvues de coefficient d’induction propre, sont les instruments essentiels.

L’électrodynamomeètre, le téléphone ne pourraient remplacer le galvanomètre que dans une partie des méthodes. Ce sont en effet des instruments qui ne restent au zéro que pour un courant constamment nul. Or cette condition n’est pas satisfaite dans toutes les méthodes. Il est même toujours possible de modifier les circuits de manière que cette condition n’ait plus lieu, sans altérer ni la rigueur théorique de la méthode, ni la précision des mesures au galvanomètre. Le galvanomètre a d’ailleurs le grand avantage que ses indications changent de signe en passant par zéro.

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