‹ Compendium de chirurgie pratique; ou, Traité complet des maladies chirurgicales et des opérations que ces maladies réclamentChapitre 89 sur 177 · MALADIES DE LA BOUCHE ET DE SES DEPEI^DANGES · texte numérisé non relu

MALADIES DE LA BOUCHE ET DE SES DEPEI^DANGES

La bouche, cavité destinée à loger l'organe du goût, forme en même temps la portion la plus élevée des canaux digestif et aérien, et est organisée pour recevoir les aliments , leur faire subir des élaboraiions préliminaires importantes (la mastication, l'insalivation), et les conduire dans une partie plus profonde du tube alimentaire. Accessoirement, elle sert encore à la transmission et à l'articulalion des sons. Pourvue de tant de fonctions différentes, la bouche est composée de parties très-diverses, dont chacune est sujette à un certain nombre de maladies chirurgicales. Nous ain-ons donc à étudier, dans autant de chapiires, les maladies des lèvres ^ celles des mâchoires, des dents , des gencives , de la langue , du plancher de la bouche, de la voûte palatine et du voile du palais, des amygdales , des joues, de l'appareil salivaire. Nous décrirons également ici les maladies du pharynx, qu'on ne peut éloigner de celles du voile du palais et des amygdales; entin nous consacrerons un premier chapitre aux plaies par armes à feu , blessures ha-

bituellement complexes, dans lesquelles plusieurs des parties constituantes de la bouche sont alLeintes en même temps.

Quoique assez différentes les unes des autres , les maladies des diverses pai'ties de la bouche et les opérations qui se pratiquent dans cette région ont cependant des caractères communs, qu'il ne sera pas inutile d'indiquer dès à présent dans un court résumé :

La guérison des solutions de continuité y est facile et prompte.

L'iiiflammaiion snppnrative y est bénigne, rarement compliquée d'érysipèle et d'infection purulente.

Les hémorrhagies y sont abondantes , à cause de la richesse vasculaire des parties, mais en général faciles à arrêter, parce que la plupart des vaisseaux sont petits et accessibles aux moyens hémostatiques.

Les pertes de substances y sont suivies de difformité, et de gène dans la mastication et la prononciation.

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