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nous venons d'énumérer trouvent leur place naturelle dans les divisions que nous avons établies. Il en est de même de toutes celles qu'il nous reste à étudier.
Les mouvements musculaires exercent sur la production des hémorrhagies une influence qui n'est pas la même dans tous les cas. Si les efforts auxquels se livrent les sujets sont considérables et peu prolongés, la congestion pulmonaire et cardiaque qui s'établit alors, par suite du reflux du sang et de la gêne qu'il éptouve dans son cours , détermine une hémorrhagie dans un viscère. Nous avons été témoins de plusieui s faits semblables , et les auteurs en rapportent de nombreux exemples. Ne sait-on pas que, chez les phtisiques , il suffit d'un violent effort pour faire paraître ou pour reproduire une pneumorrhagie?Une femme atteinte d'engorgement simple ou squirrheux de Tutéius se livre à un exercice fatigant, et la métrorrhagic se déclare. Un calculeux monte à cheval, ou est contraint de sortir dans une voiture mal suspendue, il est atteint d'hémorrhagie de la vessie. Dans tous ces exemples, que nous pourrions multiplier à l'infini, les mouvements actifs ou passifs auxquels ont été exposés les sujets agissent à titre de cause déterminante, et ne provoquent l'hémorrhagie que parce qu'il existe une maladie viscérale déjà constituée ou commençante. Quelquefois , cependant , on ne peut expliquer ainsi l'écoulement sanguin ; la pléthore est alors la maladie qui prédispose le sujet à l'hémorrhagie. On voit des hommes robustes être frappés d'apoplexie cérébrale à la suite d'un exercice violent. Le travail de la parlurition surtout , quand il est pénible et prolongé , le coït, l'exercice de la parole , la déclamation , les cris en plein air, l'action déjouer des instruments à vent, sont encore des causes d'hémorrhagies.
Les émotions morales , les travaux d'esprit , le chagrin, donnent lieu à des hémorrhagies par différentes voies ( voy. Hoffmann, de Hœmorrhagiarum origine atque curatione , supplém. m, p. 88 , in Oper. omn.y in-fol. ; Genev., 1 753).Quand ces causes font ressentir 'longtemps leur influence , l'économie éprouve une modification profonde; la digestion, l'hématose, les sécrétions, s'altèrent, et il suffit souvent d'une cause peu active pour provoquer un flux sanguin. Nous avons dit que les commotions morales subites étaient suivies, dans quelques cas, d'hémorrhagies; elles tiennent alors à une modification toute vitale des capillaires. Aucune lésion matérielle appréciable ne peut être constatée.
Le sommeil, en favorisant les congestions internes, prédispose auxhémorrhagies; un grand nombre d'entre elles arrivent pendant la nuit ou au moment du réveil (apoplexies cérébrales, pneumorrhagies). L'acte vénérien peut provoquer des hémorrhagies chez l'homme et chez la femme. Quand l'écoulement sanguin a son siège dans les organes génitaux, et qu'il succède im-
médiatement à l'acte , ou survient pendant son cours, il faut l'attribuer à la stimulation trop vive de ces organes, ou à quelque maladie commençante. L'action sécrétoire exagérée peut aussi en rendre compte. Il arrive quelquefois , en effet, qu'un organe sécrète une certaine quantité de sang en place du liquide auquel il donne ordinairement naissance; dans ce cas , il s'est établi un mode de sécrétion tout à fait anormal, qui n'a remplacé la sécrétion physiologique que parce qu'il est survenu un travail morbide tout à fait nouveau. Du reste, les hémorrhagies ne s'observent presque jamais, à moins de complication , dans les maladies caractérisées par un flux abondant : le diabète, la bronchorrée, les. diarrhées par exhalalion , ou provoquée par des drastiques, les sueurs excessives des phthisiques , ou des sujete soumis à la température élevée des bains de vapeur, ne sont que très-rarement suivis d'écoulement sanguin.
La grossesse et l'âge critique prédisposent aux hémorrhagies ; il semble que ces deux états , en suspendant ou en faisant cesser le flux menstruel , produisent une pléthore , et , par suite , des hémorrhagies. Cependant , telle n'est pas leur cause la plus ordinaire; il est beaucoup plus fréquent de les voir s'établir pour suppléer l'hémorrhagie physiologique. Dans ce cas, il arrive une de ces hémorrhagies succédanées qui ne peuvent être rattachées à aucune lé* sion appréciable des solides et des liquides, et que nous avons placées dans la classe des hémorrhagies essentielles ( me classe ). La gestation peut encore agir par la gêne toute mécanique que détermine , dans la circulation pulmonaire, centrale et hépatique, l'ampliation considérable de l'utérus.
On a généralement admis que l'hérédité était une cause d'hémorrhagie : cette assertion est vraie , mais exige quelques mots d'explication. Si l'hémorrhagie survient chez un sujet qui a hérité de ses parents un tempérament sanguin, on pourra dire que l'hérédité a eu une certaine influence sur la production de l'hémorrhagie , mais uniquement parce que celle-ci se rapporte à une disposition organique qui peut être transmise par voie de génération. Le plus ordinairement c'est la faiblesse d'un viscère ou sa lésion déjà caractérisée, que le père transmet à ses enfants; et cette cause explique la production de la plupart des hémorrhagies héréditaires : c'est alors que le médecin doit, par les prescriptions rigoureuses que lui fournit l'hygiène , chercher à prévenir le développement funeste des maladies qui ont déjà amené des hémorrhagies chez les parents , ou chez les autres enfants. La diathèse hémorrhagique tient à une altération du sang, ainsi que nous l'avons démontré; elle peut être transmise par voie d'hérédité, comme la constitution pléthorique et le tempérament sanguin. Nous ayons dit à quels traits on pouvait reconnaître les
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sujets qui en sont affectés : ils offrent la plupart des symptômes d'une chlorose encore peu avancée.
Les périodes de la vie où les hémorrhagies se montrent le plus fréquemment sont la puberté , l'adolescence et la virilité. Les femmes y sont plus disposées que les hommes , à cause des fonctions dont l'utérus est chargé. La menstruation, la grossesse et l'âge critique exercent aussi une grande influence sur la production des hémorrhagies. C'est vers l'époque de la puberté que commence cette disposition , qui se montre plus marquée encore au retour d'âge et quelque temps après. Ces diverses conditions agisseut en favorisant la pléthore , ou en déterminant des congestions hémorrhagiqucs vers quelques viscères. Les flux sanguins affectent plus particulièrement certains organes suivant chaque âge : chez les nouveau-nés, c'est le tube digestif et le pharynx qui en sont plus spécialement affectés; chez les jeunes sujets et les pubères ce sont les fosses nasales ; chez les adultes , le poumon et l'intestin ; plus tard , le colon , le rectum , la vessie, le cerveau, deviennent successivement les points vers lesquels le sang tend à se porter. « Videlicet pueri et adolescentes sanguinis profluvium «e naribus potissimum paliuntur;in juvenibus cruor aexitum suum per pulmonum vasa magis molitur, «unde hœmoptysis, et inde orlaphthisis huic œtati «familiarissima; in viris et qui in consistenle œtate «sunt constituli, sanguis per sedis venas; in decre- «pita autem ietate per vias urinarias plerumque exi- «tum affectât » (Hoffmann, de Jlœmorrhagiis , p. 194; in Opéra omnia > t. i, in-fol. ; Genève, 17G1). Nous devions indiquer les prédispositions qu'apportent les âges à telle ou telle hémorrhagie, parce que tous les auteurs en parlent; mais nous ne garantissons en aucune manière l'exactitude des diverses assertions qu'ils ont émises à ce sujet. Nous ferons d'ailleurs remarquer qu'il ne suffit pas de dire, d'une manière générale, que les hémorrhagies sont plus fréquentes dans certains organes , il faudrait en indiquer les véritables motifs. Le plus ordinairement on en trouve la raison dans la fréquence plus grande de certaines maladies, dont le Bm sanguin im-i qu'un des symptômes. Si fhemorrhagie pulmonaire est plus commune de \ingl-eiinj à tienle-cinq c'esl parce qu'à caM époque s'observe le maximum de Fréqueuci de la phthisie. Les flux sanguins dt l'utérus, les hématuries, l'héinatémèse ne se montrent ni plus i.imI, que paire que les maladies de l'utérin . d< IN tomae el de La vessie sont aussi plus Fréquentes. G'est ainsi que s'explique , le plus souvent, la préférence de l'hémorrhagie pour certains vil ères -. toute autre manière d'eojisagtr
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