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PLIQUE. Voy. Trichoma.
PLOMB (Maladies produites par le).
L'action morbifique exercée par les composés plombiques varie suivant la nature du composé, la quantité introduite dans l'économie, le mode de pénétration , les conditions individuelles du sujet, etc.
11 résulterait d'expériences faites par M. Oifila, et répétées par MM. Dupasquicr et Rey {Gazette méd., p. 6 1 9 ; 1 843), que toutes les préparations saturnines ne sont pas vénéneuses. Les composés insolubles dans l'eau et inattaquables par les liquides contenus dans l'appareil digestif sont inoffensifs, même à très-hautes doses, et n'agissent pas autrement que le ferait du sable fin, ou toute autre matière absolument inerte. 11 en est ainsi pour les sulfures , le sulfate, Toxalate, le phosphate, le borate et le tannate de plomb.
Des accidents toxiques, plus ou moins graves, peuvent au contraire être produits par l'introduction dans l'économie de l'acétate (sucre de satur ne), du sousacétate, de l'azotate, du carbonate, du chromate, de l'iodure, du proloxyde (litharge) et du deutoxyde (minium) de plomb.
Des travaux récents tendent à modifier ces assertions. «Il résulte de mes recherches chimiques, dit M. Mialhe, que toutes les préparations de plomh, et le plomb lui-même, mais ce dernier seulement avec le concours de l'air, en réagissant avec les chlorures alcalins que nos humeurs renferment se transforment, en tout ou en partie, en chlorure de plomb, et en un nouveau composé alcalin. Il r«'sul(e de plus de nos expériences, que le chlorure de plomb une fois formé se combine avec l'excès de chlorure basique, et constitue un chlorure double en qui résident les
propriétés médicales et toxiques de tous les composés chimiques dont le plomb est la base... Ces données une fois admises, continue M. Mialhe, il devient facile de répondre à la question de savoir s'il est vrai que toutes les préparations de plomb sont également vénéneuses. Non sans doute, elles le sont, au contraire, à des degrés très-divers et tout à fait en rapport ayec la proportion de chlorure double auquel leur décomposition donne naissance; ainsi les composés solubles sont en général plus énergiques que les composés insolubles.» (Mialhe, Méin. sur les émanations de plomb , etc.; Paris, p. 8-10, 1844. — Voy. aussi Journal des connaissances médicales pratiques , n" de janvier 1844).
Les phénomènes morbides, déterminés par l'iatroduclion , dans Péconomie, d'un composé plorabique délétère, sont nombreux et variables ; mais ils peuvent être rapportés à deux espèces d'intoxication saturnine, V empoisonnement proprement dit et {'intoxication chronique. Ainsi que nous l'avons fait dans d'autres circonstances , nous n'accorderons que peu de développemenls à l'hisloire de l'empoisonnement saturnin, qui sera envisagé exclusivement au point de vue de la médecine pratique.
L'intoxication saturnine chronique est caractérisée par des phénomènes qui tantôt sont réunis, mais qui tantôt se montrent isolément; il en résulte la nécessité de les étudier séparément d'abord, et ensuite dans leur ensemble : à cet effet, nous décrirons dans autant de paragraphes distincts : 1*^ Y empoisonnement chronique primitif , '2" ï'encéphalopathie saturnine, 3** ïépilepsie saturnine, 4" les paralysies saturnines, 5*' Varthralgie saturnine ,
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6° la colique de plomb, et enfin 7^ la cachexie saturnine. Après avoir tracé le tableau de cette dernière, nous étudierons, d'une manière générale, Vintoxicalioa saturnine chronique.