‹ Compère Guillery drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 1 sur 121 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ROBERT, puis GOBÉ U S, KÉROUEC et un Bourgeois.

ROBERT, arrivant.

Personne au rendez-vous. Aurait-on donné contre-ordre... (Examinant les liens.) Non , aucun avertissement... Les pierres sont en place... Pas une branche brisée... — I)e là haut on aperçoit notre forteresse... Voyons si le drapeau d’alarme

n’y flotte pas. (il grimpe dans l’arbre et regarde.) Non. (il va pour descendre el s'arrête en entendant la vMi de Gobéus.) Quelqu’un!

(Il se cache derrière une branche. — Kérouec sort de la grotte suivi du Bourgeois, et de

Gobéus.)

GOBÉUS, Je l’cscalt. r, aux g< ns de ta grotte.

Oui, madame la duchesse, oui, ce sera fait. (Remontant.) Elle ne m’entend pas. Une fois dans ce souterrain, on est comme à cent pieds sous terre, (aux Bourg, oi».) J’ai bien fait de m’étre détourné de mon chemin et de vous avoir suivi. La merveil-

leusc chose que cette grotte de Saiut-Médéric. Je comprends les pèlerinages qu’on y fait. Grâce aux porte-flambeaux de la duchesse...

KÉROUEC, l’inler rompant.

Avez-vous vu les Stalactites du coin?

GOBÉUS, sc rengorgeant.

Ce sont des stalagmites.

KÉROUEC.

Ah! père Gobéus, vous voilà bien... toujours à cheval sur les mots... — et pourquoi des stalagmites ?

gobé ifs.

Parce que ne sont pas des stalactites, voilà tout. .

KÉROUEC, lui tournant In dos.

Oh! (aux B.inrgoois, bas.) Un écrivain public... un ancien fruit sec de la basoche de Rennes...

( tl lui prend le bras et s'éloigne avec lui en grommelaol.)

GODÉ U B, boutonnant son habit.

Il ne fait pas trop chaud... (a»* deux Bourgeois.) Vous retournez à RcnnCS, moi aussi, attendez donc!... (Les Bourgeois continuent leur chemin.) Ah! monseigneur Gaston de Jussac!

( Gaston arrive ; Gobent s'arrête en l'apercevant et le salue profondément.)

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