SCÈNE III
BLANCHE, ANGELE TT F.
BLANCHE
. Ah! Angeleltc!... Il est sauvé, n’est-ce pas?...
ANCEL ETTE.
J'ai remis votre lettre au cointo.
BLANCII E.
Oui, oui, mais lui?...
ANGELETTE, licsilant.
Lui!.,.
&L ANCHE, te l.'vant.
Eh bien ?...
ANGELETTE.
On peut encore espérer, mademoiselle!...
BLANCHE
Espérer? quoi? comment? que s’est-il passé?...
On l’avait enfermé dans la Citerne aux loups... malgré ma peur, j’y suis descendue;.. J’ai délié ses liens.. . il était sauvé !... On no voyait déjà plus son cheval!... Tout à coup l’alarme est donnée... le tambour bat. . les sentinelles se répondent... des coups de feu éclatent!., et quand on est arrivé Sur la place où l’on s’était battu, on l’a trouvé blessé et garrotté de nouveau, à côté des hommes qu’il avait tués!...
Ah! mon Dieu!
BL ANCH E
ANGELETTE.
On a voulu le fusiller. Mais heureusement que le comte avait reçu l’ordre du lieutenant général de conduire le prisonnier à la forteresse royale... 11 leur a fait entendre raison !... Ah ! pauvre monsieur Guillery, pauvre monsieur Guillery!
BLANCHE, perdant la tète.
Où est le comte ?
ANGELETTE.
A Rennes, chez le lieutenant général.
BLANCHE
Va lui dire que je l’attends!
* ANGELETTE.
Bon Dieu! mais il ne m’écoutera pas! Il a voulu faire fusiller mon mari à ma place parce que j’avais aidé à la fuite dè Guillery! ( i ;
BLANCHE
Dis-lui que tu viens de ma part et que j’entends que tu sois respectée. Va!...
Faire fusiller mon mari!... un innocent!...
BLANCHE
Va, va!...
( Angeleltr tort.)