‹ Complément au Mémoire sur l'écoulement des corps solidesChapitre 139 sur 146 · LE POINÇONNAGE · texte numérisé non relu

LE POINÇONNAGE

Ueffort à exetxer sur le poinçon varie avec son degré d'enfoncement.

Cet effort augmente rapidement à mesure que le poinçon pénètre dans le bloc jusqu'à une certaine limite , qui, pour une même matière , dépend tout à la fois- de la hauteur du bloc et de la différence de rayon entre le bloc et le poinçon.

La loi de la variation de cet effort est exprimée par une courbe qui tourne sa concavité vers Taxe sur lequel on compte les enfoncements, c'est-à-dire que les efforts croissent moins rapidement que les enfoncements correspondants.

Ces efforts augmentent avec l'épaisseur des parois du bloc, mesurée par la différence entre le rayon du bloc et celui du cylindre central.

La pression par centimètre carré est plus grande pour les plus petits poinçons, et se trouve assez exactement représentée par nos formules.

Lorsque le bloc est assez haut, relativement à son diamètre, l'effort maximum reste ensuite constant jusqu'à ce que l'enfoncement du poinçon ne laisse plus au-dessous de lui qu'une hauteur sensiblement égale à celle de la déboucbure qui sera ensuite obtenue.

Si le bloc n'a pas une hauteur suffisante pour que cette circonstance se produise, l'effdrt n'arrive pas, toutes circonstances égales d'ailleurs , au même maximum, et décroit immédiatement à partir de sa plus grande valeur.

Au delà de la limite d'enfoncement qui vient d'être indiquée, l'effort va généralement en diminuant.

Lorsque le poinçon est terminé par une face arrondie , Tintrodujction de ce poinçon exige \m effort notablement moindre.

La présence de cette proue solide a ainsi la même influence que si le déplacement avait lieu dans un liquide.

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