POINÇONNAGE DES MÉTAUX AUTRES QUE LE PLOMB
Le plomb est de tous les métaux celui qui se prête le mieux aux essais de poinçonnage; il se fond, se coupe et se rabote facilement, et sa parfaite malléabilité rend les phénomènes de déplacement entre les différentes parties d'une même masse plus nets et plus faciles à discerner. La facilité avec laquelle il s'oxyde jusqu'à un certain point au contact de l'air lui donne même sur l'étain, qui jouit à peu près des mêmes propriétés, un avantage important au point de vue qui nous occupe, car il nous est souvent arrivé de retrouver, après plusieurs semaines, sur certains échantillons, par suite de leur oxydation partielle, des traces manifestes de déplacements que nous n'avions pas aperçues tout d*abord.
Cependant, pour donnera notre travail le caractère dHme plus grande généralité et pour pouvoir comparer les résistances des différents métaux, nous avons fait des expériences de poinçonnage, moins variées, il est vrai, sur certains alliages, sur le zinc, sur le cuivre et sur le fer. En rendant compte de ces expériences , nous donnerons, dans les paragraphes suivants, quelques indications sur des opérations analogues exécutées dans les ateliers.
Nous avons fait de nombreuses expériences sur le poinçonnage du zinc, du cuivre et du fer; mais tous ces essais, ayant eu lieu sur des blocs plus minces , présentent plutôt quelque intérêt par l'observation des efforts exercés que par les indications qu'ils pourraient apporter sous le rapport des déformations.
On en trouvera une description suffisante dans la partie de ce Mémoire où nous traitons des lois de la variation des efforts ; mais, en ce qui concerne le fer, nous avons pu réunir un assez grand nombre de preuves à l'appui du mode de déformation déjà indiqué pour le plomb, et il est nécessaire de les faire connaître dès à présent.